Panorama préélectoral
Bolivie : entre l’utopie et la realpolitik
par Pablo Stefanoni
Article publié le 9 décembre 2005

Suite à un décret présidentiel, les élections auront lieu le 18 décembre 2005 (elles étaient au départ prévues pour le 4 décembre). Quelle est la situation en Bolivie à un mois de l’élection [1] du nouveau président ? Evo Morales pourra-t-il s’imposer face aux intérêts de la droite et à « l’image négative » que de nombreux Boliviens ont de lui ?

«  C’est vous qui m’avez amené là, maintenant aidez-moi à remporter une victoire populaire conséquente aux élections de décembre (...) Je veux être président pour donner le pouvoir au peuple, et pour cela nous devons gagner par 50% des voix plus une », a déclaré Evo Morales à ses bases cocaleras du Chapare [2], une « armée paysanne » disciplinée qui, malgré la pluie et les éboulements en plusieurs points de la route principale qui traverse cette région du tropique de Cochabamba, est venue pour soutenir ce qui serait tombé il y a quelques années dans la malle des utopies mais qui apparaît aujourd’hui comme une possibilité certaine : qu’un paysan, indigène et cocalero (identité fortement criminalisée par Washington [3]), qui se réfère à Hugo Chavez et à Fidel Castro comme aux « commandants des forces libératrices du continent », entre par la grande porte au Palacio Quemado [4] et mette fin à plus de 500 ans d’exclusion, de discrimination et d’oppression contre les peuples indigènes du pays [5].

Dans son discours (prononcé le 29 octobre 2005), Morales a rappelé la construction de l’Instrument politique des pauvres (Instrumento politico de los pobres) fondé en 1995, qui par la suite prendrait le nom de Mouvement au socialisme (Movimiento al socialismo - MAS) comme sigle électoral. Depuis cette date, cette fédération de mouvements sociaux et syndicaux « éloignée des structures partisanes classiques de la gauche » dont les résultats électoraux étaient inférieurs à 5%, est devenue la principale force politique du pays, grâce à la perte de prestige des partis traditionnels et à la crise du modèle économique (néolibéral) appliqué depuis 1985. La candidature de Morales pour ces élections a été favorisée par le « dégonflage » de celle de l’autre dirigeant indigène : Felipe Quispe [6], crédité de moins de 2% par les sondages ; et par l’échec prématuré du dirigeant de ce qui était autrefois la « puissante » Centrale ouvrière bolivienne (COB) [7], Jaime Solares. Cela lui permet de diriger son propre binôme [8], avec une identification de classe évidente. On en est ainsi arrivé au paradoxe actuel : que la gauche soit unie et la droite divisée, ce qui aurait déjà mis en branle des pressions de la part de cercles de pouvoir, - y compris de l’ambassade des Etats-Unis - pour que certains candidats sans possibilité de victoire, mais susceptibles d’affaiblir Quiroga [9], retirent leurs candidatures [10].

« D’un parti cocalero, nous sommes devenus une force nationale, nous avons maintenant la grande opportunité de gouverner notre pays, de nous gouverner nous-mêmes », affirme « l’Evo » devant un rassemblement de 20 000 personnes, qui plus tard sera se transformera en fête populaire dans un lieu quelque peu symbolique : Chimore, qui abrite une caserne de l’Unité mobile de patrouilles rurales (UMOPAR), chargée de l’éradication des cultures de coca avec l’appui de la Drug Enforcement Administration états-unienne (DEA). Pourtant, le chemin vers la « révolution démocratique décolonisatrice » sera difficile, car les blocages ne viendront pas des paysans chaussés des sandales traditionnelles mais des secteurs de l’élite que l’écrivain Sergio Almaraz a caractérisés il y a des décennies déjà comme ceux qui « vivent d’un pays qu’en réalité ils méprisent  ».

Polarisation

Après plusieurs semaines d’incertitude, le décret présidentiel du mardi 1er novembre dernier a dégagé la voie du processus électoral de décembre [11]. Ces élections sont perçues par une large majorité de Boliviens comme l’unique moyen pour résoudre, dans le cadre du système démocratique, « le ballottage catastrophique  » entre les forces progressistes et conservatrices que vit cette nation andino-amazonienne depuis la « guerre du gaz », en octobre 2003 [12]. A l’époque, le représentant emblématique des ajustements structurels et de l’ « étrangérisation » [13] de l’économie bolivienne, le chef d’entreprise minier Gonzalo « Goni » Sanchez de Lozada - avait été expulsé du pouvoir. « Goni » fut remplacé par le vice-président Carlos Mesa, qui, n’étant pas parvenu à se maintenir sur l’équilibre précaire entre les entreprises pétrolières et les mouvements sociaux mobilisés pour revendiquer la nationalisation des hydrocarbures, a ouvert ainsi la voie à un processus d’élections anticipées [14] qui devra actualiser le rapport de force politique dans le pays.

Malgré la vigueur des protestations populaires des derniers mois et des dernières années, la droite est affaiblie mais pas vaincue. Trois sondages récents donnent l’avantage au candidat du MAS sur le conservateur et ex-président (2001-2002) Jorge « Tuto » Quiroga ; une autre enquête d’opinion prévoit, quant à elle, un ballottage technique entre les deux [15], dans un contexte de polarisation qui menace de maintenir à une troisième et inéluctable place le chef d’entreprise du ciment Samuel Doria Medina (de l’Unité nationale), qui cherche à occuper le centre politique face à l’antagonisme entre la droite et la gauche.

Quiroga, - une sorte de candidat « naturel » à la présidence jusqu’à il y a quelques temps encore -, a fait son premier faux pas au moment où il a formé ses listes de députés et de sénateurs : elles ont été perçues comme un « aspirateur » à politiciens traditionnels dévalorisés, connus en Bolivie comme des « transfuges » (en raison du changement de camp politique motivé par des intérêts personnels, dans ce cas la survie face à la pulvérisation de leurs partis). Pourtant, la candidature de l’ex-mandataire conservateur - qui curieusement utilise une étoile rouge à cinq branches comme emblème - concentre le vote « anti-Evo » et « anti-blocages » (de routes), non seulement des élites réticentes à perdre le pouvoir dont elles jouissent depuis la fondation de la République, mais également des classes moyennes, et même populaires, qui n’ont pas envie de voir un indigène « illettré » recevoir l’écharpe et le « bastón de mando » (le « bâton de commandement ») [16]. D’autres craignent de perdre l’aide en provenance de la coopération internationale, ressources qui, en raison de la maigreur des caisses du Trésor public, sont vitales pour la stabilité économique du pays.

Dans cette conjoncture, les défis du MAS ne sont pas minces : en premier lieu gagner les élections, et ensuite garantir la gouvernabilité. Selon les sondages susmentionnés, la majorité des sénateurs seront de droite et il est possible que le parti d’Evo Morales n’obtienne aucun des neuf postes de préfets (gouverneurs) qui, pour la première fois, seront élus par les citoyens (la seule chance, semble-t-il, se situe dans le département d’Oruro [17]).

Ceci n’est pas un fait mineur. Comme le signale le directeur du Centre d’études juridiques et de recherches sociales (CEJIS) de Santa Cruz de la Sierra, Carlos Romero, « ceux qui contrôlent le pouvoir politique dans les régions, avec pour plusieurs d’entre elles des revendications autonomistes, peut rendre impossible la gestion du gouvernement central, en particulier si le MAS gagne, en mettant en œuvre une sorte d’encerclement régionaliste du pouvoir central ». Romero n’écarte pas non plus des scénarios de conspiration violente, comme il s’en est produit au Venezuela, où le président Hugo Chavez a dû affronter depuis ses débuts la résistance des structures régionales, fédérales et oligarchiques. [18]

Comme on l’a vu au cours des dernières crises, des groupes radicaux comme l’Unión Juvenil Cruceñista (UJC - Union des jeunes de Santa Cruz) agissent comme les groupes de choc des secteurs autonomistes comme le Comité Cívico, considéré comme le « gouvernement moral » des habitants de Santa Cruz, à forte influence patronale, y compris de celle des entreprises transnationales qui le structurent indirectement [19]. Pour les « jeunes cruceñistas » qui en juin dernier ont agressé physiquement des indigènes qui prétendaient marcher en direction du centre de la ville de Santa Cruz, Evo Morales est une cible permanente : « Nous exigeons le respect pour notre région. Je dis à Evo que cette terre ne veut pas de lui, qu’il ne vienne pas ici, qu’il nous laisse travailler tranquillement et ne bloque plus notre province  », a dit récemment à la télévision le dirigeant de la UJC, Wilberto Zurita, tandis qu’avec un groupe de militants, il bloquait le dirigeant du MAS dans son hôtel. D’autres groupes minoritaires, comme la Nacion Camba [20], favorable à la sécession de la province de Santa Cruz, dotent la revendication [d’autonomie ou d’indépendance] régionale d’arguments politiques et « historiques », dans un contexte où Santa Cruz apparaît comme le dernier bastion du modèle de libre-échange contesté au niveau national, et où les politiciens traditionnels ont encore des cartes à jouer.

« Quand la démocratie sert aux élites, elle se transforme en idéologie dominante, mais quand les secteurs populaires et indigènes se l’approprient, ces mêmes élites commencent à afficher des attitudes antidémocratiques - rejet des élections, de l’assemblée constituante, régionalisme, etc. Et l’appropriation populaire de la démocratie en Bolivie a été telle, que les élites ont renoué avec les positions conspiratrices qui étaient auparavant attribuées à une gauche dont l’influence dans la société était insuffisante pour gagner les élections  », affirme le candidat du MAS à la vice-présidence, Álvaro Garcia Linera [21], qui a passé cinq ans en prison pour avoir constitué avec le dirigeant aymara Felipe Quispe l’Ejército Guerrillero Tupak Katari (l’Armée guérillera Tupak Katari - EGTK), dont l’objectif était d’impulser la « guerre des communautés », et qui est aujourd’hui le pont politique et intellectuel entre les indigènes et les classes moyennes urbaines.

Une solution négociée

Le programme de gouvernement du MAS, synthétisé dans le mot d’ordre « Bolivie digne, souveraine et productive. Pour vivre bien » propose une sorte de « nouveau nationalisme » lié aux revendications des mouvements sociaux [22]. Il s’agit d’un programme de modernisation dans le cadre du capitalisme, qui a comme substrat une lecture préalable de Garcia Linera : l’érosion actuelle des structures productives communautaires, ajoutée au recul important, sur les plans matériel et symbolique, de la vieille classe ouvrière, tend à renforcer les économies familiales en tant qu’espaces de reproduction économique et en tant que structures de mobilisation sociale ; le socialisme, « tant communautaire que marxiste » est exclu du programme, au moins à court et à moyen terme : « Nous devons admettre que la Bolivie sera capitaliste dans les cinquante ou cent prochaines années », a déclaré le candidat et sociologue dans plusieurs interviews récentes [23]

Le programme de gouvernement du MAS propose la « nationalisation effective des hydrocarbures », subordonnant l’investissement étranger à un nouveau cadre de production qui assure le « développement national et l’industrialisation du gaz en territoire bolivien » et parallèlement, la mise en œuvre de politiques de développement de l’économie traditionnelle permettant un processus d’articulation « non brutal » des trois plates-formes économico-productives qui coexistent en Bolivie : moderne (industrielle), familiale et communautaire, dans une perspective de « choc productif ».

Ce programme se situe dans ce que Garcia Linera définit comme « une solution négociée dans la redistribution du pouvoir dans le pays, qui incorpore la gouvernabilité sociale et parlementaire et inclut des mécanismes d’articulation permettant aux vaincus d’être partiellement reconnus par les gagnants » [24]. Selon les chiffres mis en évidence par les sondages, une configuration politique complexe et potentiellement conflictuelle est ouverte : d’après la constitution en vigueur, si aucun candidat n’atteint 50% des voix plus une - ce qui semble être le résultat le plus probable -, c’est le Congrès qui sera chargé d’élire le chef de l’Etat entre les deux binômes ayant obtenu le plus de suffrages. Depuis 1985, cette façon de procéder permet des arrangements qui ont donné à la démocratie bolivienne le nom de « démocratie négociée ». Aujourd’hui ces pratiques sont profondément rejetées par la population.

Quiroga a demandé le respect de la première minorité [25] - ou un référendum pour que les Boliviens décident eux-mêmes qui ils veulent porter à la présidence - alors que Morales n’a pas encore adopté une position définitive à ce sujet, bien que beaucoup considèrent que si le MAS sort vainqueur - même sans la moitié des voix plus une -, le cycle actuel de l’ascension plébéienne rendra impossible une alliance entre le second et le troisième [du premier tour de l’élection] pour bloquer un « gouvernement populaire ». Le fantôme de la chute prématurée et sanglante de Sánchez de Lozada est là pour alerter sur les jeux dangereux à l’intérieur du palais et le pouvoir réel dont dispose la rue.

Notes :

[1[NDLR] Article original publié le 11 novembre 2005.

[2[NDLR] Les cultivateurs de coca du département de Cochabamba.

[3[NDLR] Au nom de la lutte contre la drogue et parce que la coca est de manière simpliste assimilée à la cocaïne, des plans d’éradication de cette plante traditionnelle des Andes - comme le “plan Dignité” ou le plan “Zéro Coca” - ont été élaborés depuis plusieurs années sous la pression constante des États-Unis. La mise en œuvre de ces plans a conduit à la militarisation du Chapare et à de nombreux affrontements entre paysans cocaleros et l’armée bolivienne, ses conseillers états-uniens et des mercenaires.

[4[NDLR] Le palais présidentiel, à La Paz.

[5D’après le recensement de la population de 2001, 62% des Boliviens se considèrent comme des indigènes, principalement quechuas et aymaras. A El Alto, ce chiffre s’élève à 82%.

[6[NDLR] Felipe Quispe, dit « el Mallku », est le leader historique du Mouvement indigène pachakuti (MIP) et de la Centrale syndicale unifiée des travailleurs paysans (CSUTCB).

[7[NDLR] Le mouvement syndical traditionnel bolivien, symbolisé par la COB, s’est fortement affaibli suite à l’instauration des politiques néolibérales particulièrement sévères qui mirent à mal ses principaux bastions (mines, enseignement, santé publique...).

[8[NDLR] Evo Morales est candidat à la présidence de la Bolivie. Son candidat à la vice-présidence est l’ancien guérillero et sociologue Alvaro Garcia Linera.

[9[NDLR] Jorge Quiroga, militant de l’Acción Democrática Nacionalista (ADN) [Action démocratique nationaliste], parti de feu le dictateur Hugo Banzer Suárez , a décidé d’être candidat pour l’Alianza Siglo XXI [Alliance Siècle XXI]. Il est décrit comme le préféré de l’ambassade des Etats-Unis et est le principal concurrent d’Evo Morales.

[10Cela concerne notamment l’Unidad Nacional (UN) [Unité nationale], représenté par l’entrepreneur du ciment Samuel Dorial Medina et le dirigeant de Santa Cruz Carlos Dabdoud, tous deux ex-militants du Movimiento de la Izquierda Revolucionario (MIR) de l’ex-président Jaime Paz Zamora.

[11La « guerre des sièges » s’est déclenchée après un jugement du Tribunal constitutionnel qui a prescrit au Parlement de répartir les sièges entre les régions d’après le recensement de la population de 2001. Après de nombreux allers et retours, le président Eduardo Rodriguez Veltzé a édicté un décret qui a assigné trois sièges supplémentaires à Santa Cruz de la Sierra et un à Cochabamba, au détriment de La Paz (qui en a perdu deux), Oruro et Potosi (1). En plus, il établit que les élections auront lieu le 18 décembre (elles étaient fixées au départ pour le 4 décembre), sans modifier la date de transmission du mandat (23 janvier 2006).

[12[NDLR] Consultez le dossier « Guerre du gaz  » sur RISAL.

[13[NDLR] Traduction littérale de « extranjerización », ce qui signifie le passage des principeux secteurs de l’économie bolivienne dans les mains d’entreprises étrangères.

[14[NDLR] Sur la démission du président Carlos Mesa en juin 2005, lire Thierry Vermorel, Bolivie : la seconde guerre du gaz, RISAL, août 2005 ; Sylvie Dugas, Après l’Argentine, la Bolivie au coeur de la tourmente néolibérale, RISAL, juin 2005 ; Richard Gott, Un soulèvement sismique chez les indiens d’Amérique latine, RISAL, juin 2005 ; Walter Chavez, Bolivie : mobilisations sociales pour la nationalisation des hydrocarbures et démission du président, RISAL, juin 2005.

[15Selon le sondage réalisé par l’institut Apoyo, Opinión y Mercado et publié par le quotidien du matin La Razón (La Paz, 18-9-05), Evo Morales arrive le premier avec 28%, face aux 22% de Quiroga. Une autre enquête réalisée presque au même moment par Encuestas & Estudios, publiée par le quotidien La Prensa (La Paz 22-9-05), attribue au binôme du MAS 26,1% contre 22,6% pour Quiroga. Selon une troisième enquête, confectionnée par Equipos Mori, le MAS gagnerait le pouvoir avec 33% contre 27%, tandis qu’un quatrième sondage réalisé par l’Institut Ipsos-Captura et diffusée par la chaîne de médias Usted Elige, situe le candidat de la droite à 29,2% contre 28,3% pour le dirigeant cocalero (une différence inférieure à la marge d’erreur de l’enquête). Le point fort de Morales est la province de La Paz (qui comprend El Alto) où il pourrait dépasser 40% des voix.

[16[NDLR] Lors de l’entrée en fonction d’un président de la République, le Congrès donne le « baton de commandement » au nouveau chef de l’Etat. Il s’agit en fait d’un symbole patriotique.

[17[NDLR] La Bolivie est divisée en neufs départepments : Beni, Cochabamba, Chuquisaca, Oruro, Pando, La Paz, Potosí, Santa Cruz, Tarija.

[18Hebdomadaire Pulso, La Paz, N° 320, du 21 au 27-10-05.

[19[NDLR] Santa Cruz est un département oriental du pays. C’est dans les départements de Santa Cruz et de Tarija, que se trouve la plus grosse partie des richesses en ressources naturelles de la Bolivie. Un mouvement « civique », mené par les classes dominantes, chefs d’entreprises, transnationales et grands propriétaires terriens, exige plus d’autonomie territoriale - et certains l’indépendance - pour contrôler ces richesses. La vigueur depuis l’an 2000 des mouvements sociaux remet en cause leur mainmise sur les ressources naturelles.

[20[NDLR] Natifs de l’est du pays.

[21[NDLR] A lire de cet auteur sur RISAL : Bolivie : la seconde bataille pour la nationalisation du gaz, RISAL, 23 septembre 2005.

[22Les deux autres candidats ont inscrit aussi la « nationalisation » dans leurs programmes : Doria Medina dit dans ses spots télévisés que « la fête est finie pour les entreprises pétrolières » et propose de récupérer les entreprises capitalisées (modalité bolivienne de la privatisation) par « l’achat d’actions » alors que Quiroga parle de « nationaliser les bénéfices de l’activité pétrolière ». (La Razón, La Paz, 24-10-05).

[23Voir : bi-hebdomadaire El Juguete Rabioso, La Paz, N° 138, 18-9 au 1-10-05 et l’hebdomadaire Pulso, La Paz, N°311, du 19 au 25-8-05.

[24La Prensa, La Paz, 8-11-05).

[25[NDLR] C’est à dire le respect des résultats du premier tour des élections.

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux du Réseau d'Information et de Solidarité avec l'Amérique Latine (RISAL).
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