Elections générales au Nicaragua : un second mandat pour Daniel Ortega
par Lionel Bar
Article publié le 12 janvier 2007
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La proclamation des résultats des élections du 5 novembre 2006 par le Conseil suprême électoral a entériné la victoire de Daniel Ortega à la présidence de la République. Après trois défaites successives, le candidat du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) retrouve la direction d’un pays qu’il avait occupée de 1984 à 1990. Elu avec 38 % des voix et s’appuyant sur une formation politique minoritaire dans la future Assemblée, le nouveau gouvernement devra rechercher des alliances au sein d’un Parlement monocaméral renouvelée et plus divers s’il entend, comme ce fut le cas au cours de la campagne électorale, mettre en oeuvre une politique d’unité nationale et de réconciliation. Nombreux sont les défis qui attendent le successeur de l’actuel chef de l’Etat, Enrique Bolaños dont la fin de mandat, marquée par une crise politique, énergétique et les répercussions d’une crise bancaire témoigne des difficultés auxquelles devra faire face le nouveau pouvoir dans un des pays les plus pauvres d’Amérique latine.

La campagne électorale ne ressemblait guère aux précédentes. Si l’incertitude liée à la nouvelle configuration politique, électorale et au sentiment de confusion alimenté par les multiples transfuges de candidats d’une liste vers une autre était grande, les différentes enquêtes d’opinions laissaient tout de même pressentir la volonté de changement qui s’est manifestée lors des élections du 5 novembre.

Avec 37,99 % des suffrages, le candidat du FLSN, Daniel Ortega, est arrivé en tête des élections présidentielles, amplifiant une tendance à la hausse enregistrée par les sondages dès le second trimestre 2006. Eduardo Montealegre, candidat libéral dissident, occupe la seconde position (28,3 %) confirmant les bons résultats obtenus par sa nouvelle formation politique, l’ l’Alliance Libérale Nicaraguayenne (ALN). Il devance de justesse José Rizo (27,11%), candidat officiel du Parti Libéral Constitutionnaliste (PLC), pourtant largement distancé dans les intentions de votes. Le candidat sandiniste dissident du MRS, Edmundo Jarquín, a recueilli pour sa part 7,2% des voix, soit la moitié de que ce que lui accordaient les sondages. Quant à Edén Pastora, candidat de l’Alliance pour le changement, il n’a obtenu que 0,29 % des suffrages.

Le parti de Daniel Ortega a également remporté la victoire aux élections législatives, marquées elles aussi par un faible taux d’abstention. Le groupe parlementaire du FSLN, le plus nombreux, comprendra 38 députés. Compte tenu du régime électoral qui conjugue représentation proportionnelle nationale, départementale et régionale, le PLC obtient 25 sièges et l’ALN 22 auxquels il faut ajouter 2 sièges, l’un réservé à l’ancien président de la République et l’autre au candidat arrivé en seconde position aux élections présidentielles [1]. Quant au MRS, avec des résultats légèrement supérieurs à ceux des élections présidentielles, il n’a obtenu que 5 députés dont un a déjà annoncé son intention de rejoindre le FSLN. Enfin, pour ce qui est de la représentation nicaraguayenne au Parlement centraméricain (20 députés), elle s’organise de la manière suivante : 8 élus pour le FSLN, 6 pour le PLC, 5 pour l’ALN et 1 pour le MRS. De l’avis général et contrairement à certaines craintes émises au cours de la campagne électorale, les élections générales du 5 novembre 2006 qui ont certainement enregistré un nombre record d’observateurs internationaux, se sont déroulées de manière satisfaisante et dans un climat bien moins tendu que lors des élections générales antérieures.

La famille libérale divisée

La victoire de Daniel Ortega repose sans conteste sur les divisions de la famille libérale, majoritaire en voix, sur une stratégie de campagne qui, apparemment, a assez bien fonctionné, sur la volonté de changement exprimée par les Nicaraguayens et sur un contexte régionale plutôt favorable.

Pour la première fois depuis la victoire électorale de Mme Chamorro en 1990, la droite nicaraguayenne s’est présentée en ordre dispersé à des élections générales. Le Parti libéral constitutionnaliste, parti dominant depuis une dizaine d’années, n’a pu cette fois mettre un terme à une crise interne qui oppose partisans et opposants de l’ancien président de la République, Arnoldo Alemán, condamné à 20 ans de prison pour blanchiment d’argent et enrichissement illicite.

José Rizo, ancien vice-président de la République sous le gouvernement Bolaños et candidat officiel du PLC, incarnait d’une certaine façon la continuité du libéralisme nicaraguayen. Producteur de café de famille libérale - son père fut député du Parti libéral nationaliste - il a lui même contribué à refonder avec l’actuel candidat à la vice-présidence, Antonio Alvarado, et Arnoldo Aleman dont il fut plusieurs fois ministre, le parti libéral pour en gravir tous les échelons. José Rizo, qui pouvait compter sur une formation politique solidement implantée à l’échelle nationale, se présentait à la tête d’une coalition regroupant différents partis et mouvements sociaux [2].

Son programme de gouvernement, « le Nicaragua d’abord », présenté en juillet 2006 lors de la convention libérale, mettait l’accent sur cinq thèmes majeurs : développement des moyens de transport, construction de logements sociaux, aide à la production, création d’emplois en direction des jeunes et augmentation des budgets de l’éducation et de la santé. Le candidat du PLC, fidèle soutien de Arnoldo Aleman, se réclamait d’un « libéralisme social » et populaire qui entendait se démarquer d’une « droite aristocratique et oligarchique » qu’incarnerait, selon lui, Eduardo Montealegre [3]. Si les deux hommes se connaissent bien pour avoir fait partie, tous deux, des gouvernements Aleman et Bolaños, la crise politique de 2004-2005 opposant le Président Bolaños au Parlement - dominé par une alliance entre le Front sandiniste et le Parti libéral constitutionnaliste - et la perspective de l’élection présidentielle ont sans aucun doute précipité la rupture, officialisée par la création, en 2006, de l’Alliance libérale nicaraguayenne.

A la lecture des résultats électoraux, le PLC apparaît désormais comme le grand perdant des élections et personne n’avait prévu la division en deux blocs pratiquement égaux de la famille libérale, pourtant majoritaire en voix et en sièges. Si le PLC devance l’ALN d’environ 1% des voix aux élections législatives, le candidat de l’ALN dépasse dans les mêmes proportions le candidat du PLC aux élections présidentielles. Pour l’heure, les fortes tensions post-électorales permettent difficilement de savoir quelle sera la stratégie du PLC, notamment par rapport au leadership de l’ancien président Arnoldo Aleman.

L’Alliance libérale nicaraguayenne, conduite par Eduardo Montealegre, banquier millionnaire et Fabricio Cajina, exploitant agricole, remporte quant à elle un franc succès. Elle fait son entrée au parlement quelques mois après sa création et devance, y compris sur des terres de tradition libérale, le candidat du PLC. L’ALN incarne d’une certaine manière la volonté de renouveau politique exprimée par les électeurs.

L’Alliance libérale nicaraguayenne est une coalition qui regroupe plusieurs mouvements politiques dont le Parti conservateur, aujourd’hui en perte de vitesse, le Parti libéral indépendant, le Parti de la résistance nicaraguayenne [4], l’Alliance pour la République et le parti Mouvement de l’unité de la côte atlantique.

Bénéficiant du soutien du gouvernement Bolaños - dont plusieurs de ses ministres figuraient sur la liste des candidats aux élections législatives - et du soutien appuyé des Etats-Unis, l’Alliance libérale nicaraguayenne dispose d’importants relais financiers, médiatiques et peut désormais compter sur une relativement bonne implantation nationale qui au départ lui a fait défaut. Le programme de l’ALN [5] qui s’inscrivait clairement dans la continuité de l’action menée par le président Bolaños portait avant tout sur la dimension politique comme l’indiquait sans ambages un des slogans de campagne : « Oui au Nicaragua. Non au Pacte Ortega-Aleman ». La dénonciation de l’instabilité politique, de la corruption et du « caudillisme » ont été au coeur de la campagne d’Eduardo Montealegre, présenté comme le candidat de la modernité dont la réussite personnelle et les relations privilégiées avec les Etats-Unis ont été fortement mises en avant comme autant d’atouts en faveur de la stabilité et du développement du pays.

Banquier formé aux Etats-Unis où il s’est par la suite exilé, Eduardo Montealegre, le plus jeune des candidats, a occupé, à son retour au Nicaragua en 1991, les fonctions de directeur général de la banque privée Bancentro jusqu’à son entrée au gouvernement de Arnoldo Alemán en tant que ministre de la Présidence puis ministre des Affaires étrangères. Sous le gouvernement de Enrique Bolaños, il a occupé les fonctions de ministre des Finances et de secrétaire de la Présidence. Apparemment, le scandale financier auquel serait directement mêlé le chef de file des dissidents libéraux n’a pas affecté sa candidature. Eduardo Montealegre qui siègera à l’Assemblée nationale se profile dès à présent comme le futur chef de file d’une droite rénovatrice.

Sandinismes et stratégie d’unité nationale

Après trois défaites électorales successives, mais cette fois dans un contexte tant national que régional qui lui a été plus favorable, Daniel Ortega, ancien leader de la révolution sandiniste, a remporté son pari, aidé, il est vrai, par l’entrée en vigueur d’un changement opportun de loi électorale [6]. La stratégie d’alliance extrêmement large mise en place par le FSLN au nom de la « réconciliation et de l’unité nationale »a semble-t-il plutôt bien fonctionné et le spectre d’un retour à la guerre agité par certains médias et les candidats libéraux pas plus que les multiples pressions de l’ambassadeur nord-américain au Nicaragua ou de certains hauts responsables politiques nord-américains n’ont permis d’inverser la tendance.

L’alliance « Unité pour la victoire du Nicaragua », reconduction de la stratégie électorale déjà mise en oeuvre par le passé avec la Convergence nationale, regroupait une dizaine de formations politiques [7], sous la direction de Daniel Ortega et de son colistier, Jaime Morales Carazo, député libéral, ancien dirigeant de l’opposition armée au gouvernement sandiniste et négociateur des accords de paix qui ont débouché sur la démobilisation de la « contra ». La particularité de cette alliance est que pour la première fois, elle intégrait non seulement des leaders et partis de l’ancienne Union nationale d’opposition, opposée au FSLN mais également d’anciens mouvements armés antisandinistes devenus partis politiques ou associations civiles.

Le programme de gouvernement du FSLN ainsi que sa stratégie de campagne ont été entièrement axés sur le thème de la réconciliation et de l’unité nationale qu’illustrait le slogan « Paix, travail et bien-être ». Le programme de gouvernement du FSLN qui se décline en six priorités - emploi, crédit et développement économique, santé publique et éducation, décentralisation et réactivation de l’autonomie de la côte atlantique, sécurité publique, lutte contre la corruption et démocratie directe, protection de l’environnement et développement humain - se veut avant tout un programme « éthique » s’appuyant sur des valeurs de « paix, de justice, de solidarité et de progrès » plutôt qu’un programme politique. Il est par ailleurs à souligner que la traditionnelle hostilité des autorités religieuses catholiques envers le FSLN, longtemps portée par Monseigneur Obando y Bravo, s’est cette fois mue en bienveillante neutralité. La pénalisation, par le Parlement et avec le soutien des députés du FSLN, de l’avortement thérapeutique à quelques jours des élections illustre des convergences qui ne relèvent pas uniquement d’une rhétorique sur les bienfaits de l’amour comme idéologie de la réconciliation.

La dépolitisation recherchée par le FSLN qui s’appuie sur un discours et des symboles mêlant patriotisme et religiosité s’est traduit par une stratégie de campagne privilégiant une approche de terrain - « forums de la réconciliation » itinérants - plutôt que la participation à des débats télévisés ou l’organisation de grands rassemblements pour lesquels le FSLN semblait craindre l’effet « güegüencismo » [8]. Dans ce cadre, la solide implantation nationale du FSLN confirmée au cours des élections municipales de 2004 et en particulier les relais locaux que constituent les mairies sandinistes, ont joué un rôle central, notamment par rapport aux projets de coopération énergétique et sociale avec le Venezuela.

Par ailleurs, contrairement à ce que les sondages prévoyaient, la division du mouvement sandiniste n’a pas affaibli l’alliance dirigée par le FSLN qui conserve à peu près le même nombre de votants que lors des dernières élections. La surprise vient plutôt du score assez décevant du Mouvement de rénovation sandiniste.

Si, depuis la défaite électorale de 1990, nombreux ont été les mécontentements et les crises internes qui ont secoué le Front sandiniste dirigée par Daniel Ortega, c’est peut-être la première fois qu’au cours de cette campagne s’est structurée une alternative crédible se réclamant également du sandinisme. Née en 2005, l’alliance Mouvement de rénovation sandiniste regroupe plusieurs partis, mouvements politiques et sociaux : le Mouvement rénovateur sandiniste, le Parti action citoyenne, le Mouvement pour la sauvegarde du sandinisme, le Parti socialiste du Nicaragua, le Parti social chrétien, le Mouvement vert écologiste ainsi que le Mouvement changement réflexion éthique action.

La création de l’alliance MRS doit beaucoup à la popularité d’un de ses fondateurs décédé en juillet 2006, Herty Lewites. Ancien ministre du gouvernement sandiniste et ancien maire de Managua, Herty Lewites a été expulsé du FSLN pour s’être déclaré candidat présidentiel à des élections primaires qui n’ont jamais eu lieu.

Le manque de démocratie interne, la politique d’alliance du Front sandiniste avec le PLC conduite depuis des années par la direction de FSLN jusqu’à la crise politique de 2005 où, pour la première fois, des mobilisations massives auxquelles se sont associés nombre de sandinistes pour dénoncer « le pacte Ortega-Aleman » [9] et les risques de « coup d’Etat » du Parlement contre le pouvoir exécutif sont autant de facteurs qui ont contribué à la création d’un mouvement sandiniste dissident crédible. En effet, le MRS bénéficie du soutien de dirigeants historiques du Front sandiniste, de personnalités extérieures, de nombreux intellectuels et de l’entrée en politique d’une nouvelle génération qui s’est rassemblée autour de la figure de Herty Lewites. Essentiellement implantée en milieu urbain, il est toutefois difficile de prévoir si l’alliance « Herty 2006 » perdurera au-delà des échéances électorales. Dans la course à la présidentielle, Edmundo Jarquín, ancien ministre et ambassadeur du gouvernement sandiniste puis haut fonctionnaire international - et par ailleurs gendre de l’ancienne présidente Violeta Chamorro - était associé à Carlos Mejía Godoy, un des chanteurs le plus populaires du Nicaragua. A l’instar du candidat de l’ALN, le respect de la démocratie, de l’état de droit et la lutte contre la corruption illustrés par la devise « le pacte transparent avec les gens », constitue, avec la création d’emplois et le développement d’une économie plus juste, une des priorités du MRS qu’il défendra désormais à l’Assemblée nationale. Toutefois, apparaissent déjà les premiers tiraillements entre, d’un côté, les partisans d’un rapprochement avec le FSLN et de l’autre, ceux qui défendent une ligne d’opposition ferme vis-à-vis du nouveau en pouvoir en place à partir de janvier 2007. Des accords ponctuels sont cependant d’ores et déjà prévisibles tels que le financement à la hausse des universités.

Les défis du nouveau pouvoir

Les marges de manoeuvre du nouveau pouvoir se définissent tout d’abord par l’expression du suffrage. Elu président avec une forte minorité des voix (38%), Daniel Ortega n’a pas recueilli l’adhésion de 62 % des électeurs. Il devra donc se montrer capable d’être le président de tous les Nicaraguayens et de lever une fois pour toutes une certaine ambiguïté perceptible dans la société nicaraguayenne. Si ces élections ont été tout à fait légales et transparentes, subsiste néanmoins un certain malaise engendré par le changement de la loi électorale qui a incontestablement favorisé l’élection, dès le premier tour, du candidat du FSLN.

Par ailleurs, en l’absence de majorité au Parlement, le nouveau président devra chercher le consensus. Si aucune réforme constitutionnelle n’est envisageable sans l’accord du futur groupe sandiniste qui détiendra la minorité de blocage, le nouveau gouvernement devra toutefois passer des accords, ponctuels ou stratégiques avec d’autres groupes parlementaires pour obtenir une majorité relative, fixée à 47 députés. Un des premiers dossiers politiques à l’ordre du jour concernera la question conflictuelle des réformes constitutionnelles tendant à donner plus de pouvoir au Parlement, un dossier mis en suspens le temps de la campagne. Si Daniel Ortega a déjà fait savoir que les réformes entreront en vigueur, l’ALN semble privilégier le maintien de l’actuelle loi cadre. Le premier enjeu de taille sera donc celui de la stabilité gouvernementale, des rapports entre l’exécutif et le législatif mais aussi avec les autres pouvoirs d’Etat - pouvoir judiciaire, électoral, cours des comptes - fortement critiqués en raison de leur politisation.

L’autre grand enjeu de la présidence Ortega sera celui des rapports avec la « société civile » et plus globalement celui de la démocratie. Démocratie représentative, démocratie participative, démocratie directe ? Sur ce point, il existe de nombreuses incertitudes notamment en ce qui concerne le projet encore assez flou d’« assemblées populaires de citoyens » et le champ de ses compétences.

Le troisième défi, sans aucun doute le plus important, sera socio-économique et c’est sur ce terrain que le candidat sandiniste a fait la différence, sur son approche plus sociale pour affronter les problèmes de fond tels que la pauvreté chronique qui touche plus de 70 % de la population, le chômage, l’émigration ou l’éducation et sur les projets de coopération renforcée avec le Venezuela.

Enfin, sur le plan international, les évènements récents tels que la visite éclair du futur président nicaraguayen dans la plupart des pays d’Amérique centrale et la rencontre au Nicaragua, entre Daniel Ortega et Tom Shannon, chef de la diplomatie nord-américaine pour l’Amérique latine, plaident en faveur du dialogue avec les Etats-Unis, pays avec lequel le Nicaragua entretient l’essentiel de ses relations économiques, du renforcement de l’intégration centraméricaine et d’une politique étrangère plus autonome, en phase avec la nouvelle diplomatie latino-américaine.

Notes :

[1] Par ailleurs, le groupe parlementaire de l’ALN devrait logiquement perdre un siège suite au ralliement, en pleine campagne électorale, du président du Parti de la résistance au FSLN, ce qui n’a pas empêché l’ancien chef de la « Contra » de se faire élire sur les listes de l’ALN.

[2] Les partis et mouvements alliés au PLC sont : le Parti libéral nationaliste (dont une fraction a rejoint le FSLN), le Parti néolibéral, le Parti libéral d’unité nationale, l’Alliance conservatrice, Action populaire conservatrice, le Bloc des chrétiens pour la démocratie, le Parti unioniste centraméricain, Grande unité libérale, le Parti social chrétien, le Parti social démocrate, l’Alliance nationale conservatrice, le Mouvement libéral progressiste, la Centrale permanente des travailleurs, la Centrale d’unité syndicale, la Centrale des travailleurs du Nicaragua et la Centrale action d’unité syndicale.

[3] « Plan de gobierno », La Prensa, 12.07.2006.

[4] Le leader du Parti de la résistance nicaraguayenne vient d’annoncer son ralliement à la liste du FSLN.

[5] Le programme de gouvernement de l’ALN comprend trois propositions phare : la création d’un Institut d’aide à la production, le développement des énergies alternatives et l’adoption d’un plan en faveur d’une meilleure insertion des femmes sur le marché du travail.

[6] Depuis la loi électorale de janvier 2000, si un candidat obtient 40 % des suffrages au 1er tour ou 35 % avec une différence d’au moins 5 % des voix avec le candidat arrivé en seconde position, il est déclaré vainqueur.

[7] L’alliance « Unité pour la victoire du Nicaragua » regroupe le FSLN, le Mouvement d’unité chrétienne, les Libéraux dans la Convergence, Alliance populaire conservatrice, les Conservateurs traditionalistes, Vive la République, le Mouvement démocratique de la résistance nicaraguayenne, Yatama, Arnig, Vote de confiance évangélique et indigène de la côte atlantique et depuis septembre 2006, une fraction du Parti libéral nationaliste et du Parti de la résistance nicaraguayenne.

[8] [NDLR] Les sondages souffrent historiquement du syndrome du « güegüense », un personnage mythique de l’histoire coloniale qui, pour se protéger des conquistadors, disait une chose, puis ensuite une autre.

[9] [NDLR] Le pacte Aleman-Ortega est l’accord par lequel le président d’alors et le leader de l’opposition se sont réparti pouvoir et impunité au Nicaragua.

Source : Visages d’Amérique Latine (http://www.visagesameriquelatine.org/), nº4, décembre 2006.

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