Venezuela
Le Parti socialiste uni du Venezuela est né
Article publié le 29 juin 2007

Hugo Chavez a remporté une nouvelle victoire le samedi 23 juin. Après des mois de remises en question et de doutes des forces alliées, le président a réussi à aligner derrière lui plus de 5,6 millions de personnes dans le nouveau « parti unique » du chavisme. Face à quinze mille sympathisants, le président vénézuélien a célébré la naissance du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV). « Les êtres humains, nous sommes transitoires, le parti doit être éternel, le plus puissant moteur révolutionnaire », a-t-il affirmé.

Les affiliés du nouveau parti qui agglutinerait toutes les organisations et les forces proches du chavisme représentent autour de 80% des voix que le président a reçues lors de l’élection présidentielle de la fin de l’année dernière. « Ce sera un parti de multitudes organisées, de fronts organisés, de masses en mouvements, de multitudes et de masses, qui forme des cadres politiques  », a expliqué Chavez.

Le chef de l’État n’a pas voulu ne pas mentionner à l’autre 20% qui n’accepte pas encore le nouveau projet politique du chavisme. « Le nouveau parti ne doit pas être souillé par les vices de la vieille particratie politique vénézuélienne », a lancé le président et, sûrement le prochain leader du PSUV. Après sa réélection le 3 décembre dernier, Chavez a annoncé l’unification des structures qui le soutiennent. Les résistances des petits partis du chavisme ne se sont pas fait attendre. Podemos, le parti Patria Para Todos (PPT) et le Parti Communiste du Venezuela (PCV) ont exprimé depuis le début une claire réticence à disparaître à l’intérieur de la gigantesque masse chaviste, perdant ainsi leur petite autonomie et leur capacité de se battre pour des postes publics.

Chavez n’a pas attaqué ces remises en cause durant plusieurs mois. Cependant, quand il a vu la nécessité d’accélérer le processus, il n’a pas hésité à fustiger publiquement ses alliés et même à les accuser de jouer le jeu de l’opposition. Il n’a pas accepté les conditions et les bénéfices que ses ex-amis demandaient et il a décidé de continuer seul. L’entrée massive d’affiliés a laissé les partis alliés dans une position de faiblesse. Ceux-ci ont déjà affirmé qu’ils ne veulent pas passer dans le camp de l’opposition.

Source : Página/12 (http://www.pagina12.com.ar/), 24 juin 2007.

Traduction : Amerikenlutte.free.fr (http://amerikenlutte.free.fr/). Traduction revue par l’équipe du RISAL.

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