Mouvements sociaux
  • Attaqué récemment sur ses supposées entraves à la liberté d’expression, le gouvernement d’Hugo Chávez a dû faire face, durant la conférence de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à des accusations de violation de la liberté syndicale. L’offensive a fait long feu. Des syndicalistes affirment au contraire que jamais ils n’ont été aussi libres. L’OIT n’enverra pas de nouvelle mission d’observation au Venezuela. La 96e conférence de (...Lire la suite)
    Benito Pérez | 30 juillet 2007
  • Une ville qui croît au rythme du prix des métaux
    A première vue, Huanuni - à 50 kilomètres d’Oruro - pourrait être un de ces si nombreux villages pauvres de l’Altiplano, construits au pied de collines imposantes et arides qui se détachent de la cordillère des Andes. Mais Huanuni est loin d’être ainsi. Sous ses maisons d’adobe se trouve une des plus grandes richesses de la Bolivie. Sa place centrale résume une identité minière qu’on respire dans l’air : la statue du mythique dirigeant ouvrier Juan (...Lire la suite)
    Pablo Stefanoni | 27 octobre 2006
  • Brésil
    « Deux années passées au pouvoir m’ont suffi pour comprendre que je n’y étais pas à ma place. Je préfère travailler à la base, conjointement avec les mouvements populaires ». Telle a été la conclusion à laquelle en est venu le frère dominicain Frei Betto après avoir été, pendant 687 jours, assesseur spécial du président Lula et coordinateur de la mobilisation sociale dans le cadre du programme Faim zéro. Fin 2004, il a décidé d’abandonner son poste, car il était en (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 24 avril 2006
  • Mouvements sociaux en Amérique latine
    Le processus bolivarien mené par Hugo Chavez est l’héritier du premier soulèvement populaire contre le néolibéralisme sur le continent (le Caracazo de 1989), qui a fait entrer en crise le système politique vénézuélien. Ironies du sort, la puissance du chavisme provient, en grande partie, du charisme d’un leader qui se substitue aux mouvements sociaux qui l’ont amené au pouvoir. Lorsqu’en février 1989 la population la plus pauvre de Caracas descendait des cerros (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 15 février 2006
  • La tendance de fond à l’oeuvre dans plusieurs pays d’Amérique latine est suffisamment originale - et fragile - pour que l’on s’y attarde. Originale, car le profil des mouvements populaires indigènes qui y défraient la chronique depuis quelques années - des Mapuches du Chili aux Mayas d’Amérique centrale, en passant par les Aymaras et les Quechuas des Andes, les Kunas de Panama, etc. - tranche résolument avec les organisations révolutionnaires d’hier et (...Lire la suite)
    Bernard Duterme | 14 février 2006
  • En Bolivie, l’insurrection d’octobre 2003 qui a renversé le président Gonzalo Sanchez de Lozada et entravé l’application du modèle néolibéral en Bolivie, a mis en lumière l’existence d’une société alternative qui s’est le mieux développée chez les indigènes aymaras autour du lac Titicaca et dans la ville de El Alto, sa meilleure représentante. Cette société possède ses propres institutions politiques et sociales, sa propre économie et une culture (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 2 décembre 2005
  • Entretien avec Atilio Boron, sociologue et secrétaire exécutif du CLACSO
    Pour interpréter la situation politique de l’Amérique latine et l’irruption des mouvements sociaux, le sociologue argentin Atilio Borón est aujourd’hui l’un des esprits les plus lucides et les plus productifs. Borón, professeur titulaire de théorie politique à l’Université de Buenos Aires, est directeur de recherche du Conseil de recherches scientifiques et techniques (Conicet) et secrétaire exécutif du Conseil latino-américain de sciences sociales (Clacso). Il (...Lire la suite)
    Paul Walder | 5 octobre 2005
  • Enjeux et réalités des gauches au sud du rió Bravo
    Depuis que la guerre froide est enterrée, certains intellectuels et hommes politiques ont proclamé que l’idéal révolutionnaire était de l’ordre du passé. Pourtant, les Latino-américains nous rappellent régulièrement que la fin de l’histoire n’est pas pour demain. Et dernièrement, c’est à une véritable montée en puissance des gauches à laquelle on assiste. Gauches politiques tout d’abord, avec la conquête électorale de plusieurs gouvernements nationaux, (...Lire la suite)
    Franck Gaudichaud | 26 septembre 2005
  • La rébellion de mai et juin a inscrit à l’ordre du jour le thème du pouvoir. Historiquement, il n’y a que deux manières pour y arriver : par les élections ou moyennant une insurrection. Dans tous les cas, sans une forte cohésion des mouvements sociaux, sans porte-parole crédibles et préparés, les efforts des centaines de milliers de Boliviens rebelles resteront vains. Les époques révolutionnaires sont des périodes historiques de plusieurs années caractérisées par une intense (...Lire la suite)
    Alvaro Garcia Linera | 23 septembre 2005
  • Les mouvements sociaux sont en train de prendre en main la formation de leurs membres, et l’éducation des enfants des familles qui en font partie. Au début, ce fut la manière de contrecarrer le retrait de l’Etat national de ses taches sociales : l’éducation, la santé, l’emploi, le logement et d’autres aspects liés à la survie des secteurs populaires, qui se sont dégradés durant deux décennies de politiques néolibérales. Une fois ce pas franchi, les mouvements (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 15 juin 2005
  • Mouvements et pouvoirs de gauche en Amérique latine
    Si l’émergence de nouveaux acteurs sociopolitiques de gauche, dont l’Amérique latine est le témoin depuis une dizaine d’années, revêt des formes multiples, elle correspond aussi à des tendances de fond qui traversent la région. Les premières renvoient au contexte de cette poussée de la gauche latino-américaine : l’échec patent de 20 ans de néolibéralisme et les limites avérées d’une « démocratisation tout au plus électorale » du continent. D’autres (...Lire la suite)
    Bernard Duterme | 7 juin 2005
  • Les fabriques récupérées par leurs travailleurs - un peu plus de 200 en Argentine, autour de 100 au Brésil et une vingtaine en Uruguay - sont une des réponses des travailleurs à deux décennies de néolibéralisme et de désindustrialisation. Jamais en Amérique latine n’avait existé un tel mouvement, dans lequel les travailleurs prennent en charge directement les moyens de production et les mettent à fonctionner sans patron et, à l’occasion, sans même les contre-maîtres, techniciens (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 12 mai 2005
  • Le 27 février 1989, tôt le matin, la capitale vénézuélienne s’est réveillée dans le chaos, la colère, la violence, le pillage et la « découverte d’un pouvoir » - une expression spontanée de rage et de colère latente - mais avec aussi la première mobilisation massive du continent en opposition à une orthodoxie économique inventée - mais aussi source de résistance - dans le Nord mais anathème dans le Sud. Le président d’alors, Carlos Andrés Pérez, appliquait le plan du (...Lire la suite)
    Jonah Gindin | 28 avril 2005
  • « La moitié du pays est entre les mains des paramilitaires », lâche Paula à la lumière d’une bougie d’un bar de La Candelaria, le vieux centre historique de Bogota, déclaré patrimoine mondial de l’Humanité. « Là où ils établissent leur domination, ils imposent des règles de vie très strictes et surveillent les habitudes : la coupe de cheveux des jeunes, l’heure de fermeture des bars et discothèques et surtout ils contrôlent et harcèlent les femmes ». Paula travaille (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 16 avril 2005
  • Nous imaginons souvent, peut-être inspirés par la propre logique du système, que nous pouvons atteindre un monde différent de celui que nous supportons en cheminant vers un endroit, indéfini mais lointain, après d’épuisantes journées de marche. Je me propose de montrer comment « l’autre monde » germe, lentement, dans les relations que les secteurs populaires sont en train de tisser - du moins en Amérique latine - à l’intérieur des mouvements de résistance au modèle (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 26 mars 2005
  • Peut-on trouver des expériences communes entre celles des chômeurs d’une ville de 12 millions d’habitants et les indigènes tojolabales de la forêt Lacandona (Chiapas) ? Ne serions-nous pas en train de forcer les choses en disant que la lutte des chômeurs piqueteros argentins est une sorte de « zapatisme urbain » ? Est-ce que ces piqueteros ont appris les communiqués du Sous-commandant Marcos et les répètent comme des perroquets pour mieux impressionner ? Où réside alors le (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 28 décembre 2004
  • Pour un mouvement social, avoir un média propre a une double importance : c’est le porte-parole du mouvement, c’est la façon de dire ce qu’il veut dire, de le dire comment et quand il voudra le faire. Mais c’est en outre une forme de communication interne du mouvement lui-même. Les communiqués du Sous-commandant Marcos, par exemple, ont en ce sens un double objectif : les zapatistes font connaître à la société la situation qu’ils traversent, font des (...Lire la suite)
    Raúl Zibechi | 18 décembre 2004
  • Les nouveaux mouvements sociaux en Argentine reflètent les efforts de reconstruction de liens sociaux à travers de nouvelles formes d’organisation. Les changements dans les formes de travail, dans leurs dimensions contractuelles et organisationnelles, entretiennent une vision soucieuse de la construction sociale des mouvements et plus seulement de ses formes protestataires et mobilisatrices, conçues désormais comme étant la partie émergente d’une activité plus vaste de création (...Lire la suite)
    Héctor Palomino | 13 décembre 2004
  • Une école de la communauté
    L’Ecole Alberdi est une petite école d’un quartier populaire de Caracas, situé sur une des nombreuses collines surplombant la capitale du Venezuela. C’est au sein de ces quartiers formés de labyrinthes de ruelles, de maisonnettes, de ranchos construits au rythme de l’exode rural que vit la majorité de la population caraqueña. C’est là aussi qu’aujourd’hui bat le cœur du ‘proceso’, ladite Révolution bolivarienne menée par le (...Lire la suite)
    Frédéric Lévêque | 12 décembre 2004
  • De toutes les grandes expériences prolétaires et combatives qui ont marqué la première moitié des années 1970 en Argentine, l’UOM de Villa Constitution est la seule à avoir pu être reconstruite après la dictature, qui gouverna le pays de 1976 à 1983. Il n’est donc pas fortuit que ce soit cette section de l’UOM qui ait récemment convoqué une rencontre visant à refonder le mouvement syndical. Y ont participé les représentants de nombreux syndicats et organisations de base. (...Lire la suite)
    Luis Ortolani Saavedra | 16 novembre 2004

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