
Le katarisme, en référence au leader indigène Tupac Katari qui dirigea un soulèvement autour de La Paz à la fin du XVIIIe siècle, est un courant qui contribua à rénover un syndicalisme paysan bolivien, jusque-là allié aux régimes militaires. Ses leaders cherchèrent à lutter contre la cooptation des dirigeants syndicaux et à élaborer une idéologie indianiste sur laquelle s’appuyer dans les luttes. Le katarisme a « reconstruit » une identité indigène, là où les militaires comme les gouvernements du MNR ne voulaient voir que des « paysans ». De là découle une idéologie théorisant la double oppression du paysan, par sa condition économique, mais aussi par sa condition d’indigène victime de discriminations au sein d’un État colonial. Ses principaux dirigeants, comme Genaro Flores, jouèrent par la suite un rôle-clé dans la lutte pour le rétablissement de la démocratie. Les liens avec les militaires furent définitivement rompus avec la fondation de la CSUTCB en 1979, et son adhésion à la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) l’année suivante, première étape de la construction d’un syndicalisme paysan de lutte en Bolivie.
Abya Yala
Acción Democrática Nacionalista
Action Démocratique / Acción Democrática
Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine / APRA
Alliance pour la Sécurité et la Prospérité de l’Amérique du Nord / ASPAN
Alliance Républicaine Nationaliste / ARENA
Andrés Pérez / Carlos Andrés Pérez
Aristide / Aristide, Jean-Bertrand
Armée zapatiste de libération nationale / E.Z.L.N.
Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca / APPO
Association Latino-Américaine d’Intégration / ALADI