Lettre d’intentions

Un Etat endetté du Sud à la recherche de nouveaux crédits doit établir des rapports analysant sa situation économique et traçant des perspectives pour l’avenir. Pour arriver à un accord avec un bailleur de fonds, ce pays formule un programme économique en "consultation" avec le FMI. Ce programme est ensuite soumis au Conseil d’administration du FMI dans une « lettre d’intentions ». Celle-ci reprend les engagements du pays concerné, qui constituent autant de conditions. Le suivi de leur mise en place permet au pays d’obtenir le crédit pour mener à bien ses "réformes".
Les prêts et rééchelonnements divers ne sont accordés qu’à condition que ces rapports aillent dans le "bon" sens, complétés par des visites du pays par les repésentants de la Banque Mondiale ou du FMI, pour s’en assurer directement. Les riches Etats créanciers, regroupés au sein du Club de Paris, accordent uniquement quelques allégements de dette à la condition qu’un pays rédige une « lettre d’intentions ». C’est donc une manière d’imposer des politiques économiques à un pays.

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