Le moment de planter des arbres
Br√©sil : les paysans sans terre face √ la crise
par Ra√ļl Zibechi
Article publiť le 29 novembre 2005

Apr√®s avoir pris ses distances avec le gouvernement Lula, le principal mouvement social du Br√©sil et d’Am√©rique latine veut renforcer ses liens avec les jeunes pauvres des p√©riph√©ries urbaines, pour continuer √ avancer dans son projet de changer le monde.

Sous l’immense chapiteau install√© sur le campus de l’Universit√© F√©d√©rale Fluminense (UFF, Rio de Janeiro), Marina dos Santos, de la direction du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), assure que ¬« dans ce pays, nous vivons une p√©riode historique tr√®s complexe, peut-√™tre l’une des pires conjonctures de ces derni√®res ann√©es ¬ ». Marina fait partie du contingent de 500 militants sans terre qui sont arriv√©s √ Niteroi, si√®ge de l’UFF, pour participer, mi-octobre, √ la rencontre internationale Pens√©e et mouvements sociaux, en pr√©sence √©galement d’une dizaine d’intellectuels et d’une centaine de militants urbains [1]. ¬« Il faut que les gens comprennent que ce gouvernement, tout comme les pr√©c√©dents, est comme le haricot dur : il lui faut une forte dose de pression pour qu’il cuise ¬ », conclut-elle.

Les derniers mois ont √©t√© synonymes de tremblement de terre pour le MST. Avec la crise du gouvernement de Luiz In√°cio Lula da Silva [2], ils ont perdu le peu d’espoirs qui leur restaient de voir se produire un virage √ gauche. En septembre, un texte sign√© par le coordinateur du Mouvement, Jo√£o Pedro St√©dile, repr√©senta une sorte de rupture. ¬« Nous disons adieu au gouvernement du Parti des travailleurs (PT) et √ ses engagements historiques ¬ », peut-on lire dans le document ¬« Le MST face √ la conjoncture br√©silienne [3] ¬ ». Cet adieu fut tr√®s significatif, et impose au Mouvement un effort pour comprendre l’√©chec du PT au gouvernement, ainsi que pour essayer d’emprunter de nouvelles voies.

Une nouvelle classe sociale

Jusqu’√ pr√©sent, l’analyse la plus profonde sur ce qui s’est pass√© avec le PT est celle du sociologue Francisco de Oliveira, dans un texte intitul√© ¬« L’ornithorynque [4] ¬ ». Selon lui, le PT repr√©sente l’ascension d’une nouvelle classe sociale form√©e par des gestionnaires de fonds de pensions - la Constitution de 1988 a cr√©√© le Fond de protection du travailleur (FAT), qui est le plus grand financeur de capital √ long terme, et dans lequel les centrales syndicales ont leurs repr√©sentants - mais ce n’est pas une classe sociale propri√©taire de moyens de productions, ni de terres, ni d’entreprises. Il s’agit de quelque chose de diff√©rent. ¬« Les couches sociales les plus hautes de l’ancien prol√©tariat se sont transform√©es en administratrices de fonds de pensions, qui proviennent des anciennes entreprises d’Etat ; elles font partie des conseils d’administration, comme √ la Banque nationale de d√©veloppement √©conomique et social (BNDES), au titre de repr√©sentants des travailleurs ¬ », qui aujourd’hui ¬« se soucient de la rentabilit√© de tels fonds, qui en m√™me temps financent la restructuration productive qui engendre du ch√īmage ¬ », dit Oliveira.

Du point de vue politique, ceci explique la convergence programmatique entre le Parti social-d√©mocrate du Br√©sil (PSDB - le parti de Fernando Henrique Cardoso [5]) et le PT. Il s’agit d’une ¬« nouvelle classe sociale, qui se structure d’un c√īt√©, sur des techniciens et des √©conomistes doubl√©s de banquiers, le noyau dur du PSDB, et de travailleurs transform√©s en op√©rateurs de fonds pr√©visionnels, le noyau dur du PT ¬ ». Et il y a encore autre chose : ¬« La nouvelle classe (sociale) a une unit√© d’objectifs, elle s’est form√©e dans le consensus id√©ologique sur la nouvelle fonction de l’Etat, elle travaille √ l’int√©rieur des contr√īles des fonds √©tatiques et semi-√©tatiques, et elle se trouve √ l’endroit qui sert de pont avec le syst√®me financier ¬ », l√ o√Ļ le capital priv√© cherche des ressources pour accumuler. De sorte que les relations du sommet du PT avec le syst√®me financier ne sont pas nouvelles, mais se sont forg√©es d√®s le milieu des ann√©es 90.

Un exemple seulement. Quand le secr√©taire des finances du PT a f√™t√© son anniversaire dans une fazenda de Goi√°s, la presse a compt√© 18 avions, dont plusieurs jets priv√©s, chose peu commune m√™me chez les plus hauts dirigeants p√©tistes. Il s’agissait de Del√ļbio Soares, qui auparavant avait √©t√© repr√©sentant de la centrale syndicale CUT au conseil d’administration de la BNDES, et cela s’est pass√© avant que Lula acc√®de √ la pr√©sidence. Del√ļbio avait commenc√© en tant qu’ouvrier m√©tallurgique, et en quelques ann√©es, il s’√©tait fait des amis chez les gens qui voyagent en jets priv√©s [6]. Pendant le scandale de corruption, Soares a √©t√© mentionn√© comme l’un des principaux responsables de l’achat de votes de d√©put√©s. Ce n’est pas un cas isol√©. Le nouveau pr√©sident du PT, Ricardo Berzoini, et l’ex-ministre des Communications, Luis Gushiken, ont des biographies politiques presque identiques, tr√®s li√©es √ la gestion des fonds pr√©visionnels.

La question du pouvoir

St√©dile assure que ¬« la crise est bien plus grave que ce qu’en dit la presse ¬ ». Sans doute a-t-il raison. Ce n’est qu’en √©tant au Br√©sil, en √©coutant les gens de gauche, en les regardant dans les yeux et en se laissant contaminer par ce m√©lange de d√©sespoir et de rage, que l’on peut comprendre la profondeur d’une crise qui, comme le dit le coordinateur du MST, transcende la gauche elle-m√™me pour devenir ¬« une crise de soci√©t√© [7] ¬ ».

Pour Oliveira, Lula a commis une grave erreur en prenant les r√™nes du gouvernement : ¬« Le syst√®me de parti √©tait extr√™mement fragilis√©. En acc√©dant au gouvernement, Lula, au lieu d’approfondir la crise a essay√© de reconstruire un syst√®me qui ne repr√©sente rien  [8]¬ » Le r√©sultat est qu’au nom de la gouvernabilit√©, on est arriv√© √ une situation de grande ingouvernabilit√©, dont il est tr√®s difficile de sortir sans faire de grandes concessions √ la droite. Toutefois, la crise de repr√©sentation suit son cours, et le scandale de corruption n’a fait que l’aggraver. Sur ce point, tant l’analyse du MST que celle d’Oliveira convergent en montrant un panorama d√©courageant, plus encore car le gouvernement Lula a aggrav√© les probl√®mes cr√©√©s par 15 ans de n√©olib√©ralisme. Le plus important sans doute de ces probl√®mes, puisqu’il peut provoquer une explosion sociale, est celui des 12 millions de ch√īmeurs et les 15 millions de travailleurs informels, presque 30 millions de personnes en situation d’extr√™me pr√©carit√©. Pour ne rien arranger, les mouvements subissent les cons√©quences de la d√©faite de 1989 [9], qui a permis au n√©olib√©ralisme de s’imposer. En cons√©quence, il s’agit de travailler pour le long terme. ¬« Ce n’est plus le moment de planter de la luzerne. Il ne s’agit plus de planter pour r√©colter dans trois ou quatre semaines. Il est temps de planter des arbres. Ils vont mettre du temps √ donner des fruits, mais quand ils pousseront, √ßa sera pour longtemps ¬ », dit St√©dile.

Le MST s’appuie sur ses 15 mille militants qui sont en train d’√©tudier, sur les 140 000 familles acampadas [10] sur le bord des routes sous les b√Ęches, soit un million de personnes que l’on peut mobiliser. De plus, sa base sociale repr√©sente quelques 480 000 familles d√©j√ install√©es, dont 300 000 environ sont li√©es au mouvement, et les quatre millions de paysans sans terre. Malgr√© toute cette force sociale et militante accumul√©e en 25 ans, ils ne sont pas optimistes. Gilmar Mauro, de la direction du MST, avance qu’ ¬« Il n’y a pas de perspective, √ court terme, d’ascension de la lutte sociale et de masses. Pour nous, le processus sera lent, et il faut penser le mouvement √ long terme [11] ¬ ».

Pour le MST, ceci se traduit en quatre lignes d’action : stimuler un d√©bat sur un nouveau projet de pays alternatif au n√©olib√©ralisme, former des militants, impulser les luttes sociales, et √©lever le niveau de culture de la population. Le colloque r√©alis√© √ Niteroi fait partie des conventions que le MST a sign√©es avec 42 universit√©s o√Ļ se forment 4 000 militants, mais aussi d’un effort de l’organisation pour se rapprocher des mouvements urbains, notamment les jeunes pauvres.

Un bon exemple des liens en construction avec les secteurs urbains a √©t√© l’assembl√©e populaire ¬« Travail solidaire pour un nouveau Br√©sil ¬ », qui s’est tenue fin octobre √ Brasilia, √ laquelle ont particip√© 8 000 militants - sans terre, sans toit, sans travail, hip-hop, √©glises -, avec pour objectif de cr√©er une ¬« commune lecture de la crise et des issues possibles ¬ ». Le MST surprend √ chaque instant : au-del√ d’un discours qui parfois semble calqu√© de la IIIe Internationale, il fait montre d’une grande cr√©ativit√© dans les initiatives de base, surtout en mati√®re d’√©ducation, et il est capable de modifier ses propres formulations. Pendant le dernier Forum social mondial de Porto Alegre, St√©dile a dit quelque chose qui r√©v√®le que le MST n’est pas attach√© √ des dogmes : ¬« La question du pouvoir ne se r√©sout pas en occupant le Palacio [do Planalto, le palais pr√©sidentiel], car √ßa c’est la partie la plus facile et √ßa a √©t√© fait plusieurs fois, mais en cr√©ant de nouvelles relations sociales ¬ ».

Avec les pauvres urbains

Ce n’est pas la premi√®re fois que le MST tend des ponts avec les villes. En 1997, il a d√©cid√© d’affecter des militants au travail urbain, qui se sont consacr√©s aux probl√®mes du logement et du ch√īmage. L’initiative a abouti √ la cr√©ation du Mouvement des travailleurs sans soit (MTST) [12], qui a aujourd’hui une certaine implantation dans la r√©gion de S√£o Paulo et √ Rio de Janeiro. Les sans toit se proposent de d√©ployer deux formes de luttes : l’occupation de ¬« grandes propri√©t√©s urbaines improductives ¬ », et le travail communautaire, ¬« un travail long qui ne finit jamais, mais qui porte ses fruits et consolide la lutte en unissant ceux qui n’ont pas de logement avec ceux qui en ont un, mais qui ont appris que le logement sans rien d’autre ne suffit pas ¬ » [13].

Le mouvement grandit et a jou√© un r√īle phare dans quelques actions importantes, malgr√© la r√©pression syst√©matique dont il est victime. Au petit matin du 1er octobre, il a mont√© un grand campement √ Taoao da Serra, √ 25 km du centre de S√£o Paulo, un √©tat qui manque de 1,4 million de logements [14]. Le ¬« campement Chico Mendes ¬ » (en hommage √ l’activiste social, d√©fenseur de l’environnement assassin√© par des grands propri√©taires terriens) a grandi √ la mesure de la faim en logements : il a commenc√© avec 300 personnes, au bout de trois jours il y en avait d√©j√ 1 000, et au bout d’un mois, ce sont 2 000 familles, soit quelques 10 mille personnes. Les campements des sans toit sont cr√©√©s sur le mod√®le de ceux que les sans terre montent sur le bord des routes : b√Ęches de plastique noir, organisation par groupes de familles, discipline stricte, discussion politique, mobilisation permanente.

Les ch√īmeurs urbains, rappelle St√©dile, ne sont plus le lumpen, la majorit√© a fini ses √©tudes secondaires, et il est possible qu’ils ¬« construisent de nouveaux mouvements ¬ ». Et il ajoute un commentaire qui d√©note une lecture de la r√©alit√© bien diff√©rente de celle qu’ont les partis de gauche : ¬« Un mouvement qui s’√©largit et se massifie est celui du hip-hop. C’est un mouvement qui, avec une base culturelle, rassemble les jeunes pauvres, noirs et m√©tis des p√©riph√©ries, et qui ont des id√©es dans la t√™te. Ces jeunes ne sont pas stupides. Et ils ne sont pas lumpen. Et nous, nous avons des liens avec eux ¬ ».

Par le hip-hop, ils comprennent que la jeunesse pauvre des grandes villes incarne dans la musique autant la protestation que son d√©sir de changement social. L’une des particularit√©s du mouvement hip-hop au Br√©sil est que, en plus de l’existence de milliers de groupes locaux, des ¬« fronts ¬ » nationaux se sont cr√©√©s, qui regroupent des secteurs du mouvement. A S√£o Paulo par exemple, il y a 4 mille groupes de hip-hop dans lesquels travaillent 60 mille personnes qui font des enregistrements, les distribuent et organisent des festivals et des concerts [15]. Les ¬« fronts ¬ » regroupent le secteur ¬« organis√© ¬ » du mouvement, qui a m√™me particip√© √ une rencontre avec le pr√©sident Luiz Inacio Lula da Silva il y a deux ans d√©j√ . Cependant, pour la culture des jeunes pauvres des p√©riph√©ries urbaines, l’id√©e de repr√©sentation - qui va de paire avec les ¬« fronts ¬ » plus institutionnalis√©s - semble √™tre quelque chose de lointain voire √©tranger. ¬« Tout le monde veut parler pour soi-m√™me, personne ne veut que l’autre parle √ sa place ¬ », reconna√ģt Marcelinho Buraco, de Na√ß√£o Hip Hop, li√© au Parti communiste du Br√©sil [16].

Les sans toit du (campement) Chico Mendes ont organis√© un festival de rap pour f√™ter, d√©but novembre, le premier mois de l’installation du campement. Dans l’invitation, ils indiquaient que ¬« la musique combative a le pouvoir de faire une v√©ritable r√©volution dans la mentalit√© des gens. Le rap est l’une des formes que le peuple de la p√©riph√©rie utilise pour communiquer, s’exprimer et s’indigner ¬ ». Ils le consid√®rent comme faisant partie d’une ¬« gu√©rilla culturelle ¬ », qui donnera ses fruits √ long terme [17]. La rencontre des exclus des campagnes avec les exclus des villes promet de lib√©rer des √©nergies insoup√ßonn√©es dans un pays qui a √©t√© d√©fini comme le ¬« champion mondial de l’in√©galit√© ¬ ».

Maintenant que le MST a rompu avec le gouvernement Lula, il reprend un langage dur et radical. La ¬« Lettre √ Lula ¬ » √©mise par l’Assembl√©e populaire de Brasilia est √©loquente d’un style qui devra √™tre approfondi. La r√©forme agraire promise n’existe pas : ¬« Dans l’√©tat du Maranh√£o, o√Ļ se trouve le plus grand nombre de familles sans terre et la plus grande concentration de latifundia, au cours des trois derni√®res ann√©es l’INCRA [Institut national de colonisation et de r√©forme agraire] n’a install√© aucune famille du MST. C’est une honte. ¬ » Apr√®s la Marche pour la r√©forme agraire du mois de mai [18], aucun des sept accords sign√©s n’a √©t√© honor√©. La lettre se termine sur une phrase ironique qui parle d’elle-m√™me sur les distances qui se creusent entre le gouvernement Lula et le MST : ¬« Le non respect de ces engagements est un affront √ la souffrance des familles acampadas, et une honte pour votre gouvernement. Peut-on imaginer ce qui se passerait si le gouvernement √©tait aussi lent √ r√©pondre aux int√©r√™ts de l’agro-n√©goce et des banques ? ¬ »

Notes :

[1Les exposées et les débats sont accessibles (en portugais) sur www.uff.com.br/msalc.

[2[NDLR] Consultez le dossier Corruption et crise politique au Brésil, sur RISAL.

[3Le texte a été publié (en espagnol) le 27 septembre par La Jornada, http://www.jornada.unam.mx/2005/10/01/030a1mun.php.
[NDLR] A lire, Jo√£o Pedro St√©dile, Lula, les sans terres et le futur du Br√©sil, RISAL, 26 ao√ »t 2005, suivi des ¬« Positions du MST dans la conjoncture actuelle ¬ », ao√ »t 2005.

[4“O Ornitorrinco”, Boitempo, Sao Paulo, 2003, pp. 125-150. Oliveira fut fondateur du PT, et est aujourd’hui membre du Parti Socialisme et Libert√© (PSOL) cr√©√© par des parlementaires expuls√©s du PT.

[5[NDLR] Fernando Henrique Cardoso, pr√©sident du Br√©sil de 1995 √ 2003.
Lire Emir Sader, Huit ann√©es qui ont lamin√© le Br√©sil, RISAL, octobre 2002 ; Gilberto Ferreira da Costa, Fran√ßois Polet, Bilan de Cardoso et d√©fis de Lula, RISAL, 29 octobre 2002.

[6Interview de Francisco de Oliveira dans la Folha de Sao Paulo, le 22 septembre 2003.

[7Sur www.cartacapital.com.br - Interview de João Pedro Stédile du 19/09/09, A nação apatica ainda vai despertar.

[8Revista Sem Terra, juillet-ao√ »t 2005, p. 7.

[9[NDLR] D√©faite de Lula √ l’√©lection pr√©sidentielle face √ Fernando Collor de Mello qui, √ partir de 1990, initie le cycle des gouvernements n√©olib√©raux au Br√©sil.

[10[NDLR] Familles réunies en campements précaires, lors des occupations de terres.

[11Revista Sem Terra, juillet-ao√ »t 2005, p. 34.

[12[NDLR] Nicholas Watson, Br√©sil : le mouvement des sans domicile gagne du terrain, RISAL, 9 juin 2004.

[13MTST, "Cartilha do Militante No. 1" (Livret du militant, n¬°1), Sao Paulo, 2005, en www.mtst.info.

[14Brasil de Fato, 13 octobre 2005. (www.brasildefato.com.br) .

[15Marina Amaral, "Da volta para o futuro", dans la revue Caros Amigos, édition spéciale Hip Hop, septembre 2005.

[16Idem.

[18[NDLR] Lire Isabelle Dos Reis, Bilan et le√ßons d’une marche pas comme les autres, RISAL, 2 juillets 2005.

Source : Am√©rica Latina en Movimiento (www.alainet.org/index.phtml.es) ; LA Jornada (www.jornada.unam.mx), novembre 2005.

Traduction : Isabelle Dos Reis, pour RISAL (www.risal.collectifs.net).

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