Nicaragua : crise et renaissance du sandinisme
par Ra√ļl Zibechi
Article publiť le 1er novembre 2006

Depuis qu’il s’est vu forc√© d’abandonner le pouvoir, √ la suite de la d√©faite √©lectorale de 1990, le Front Sandiniste de Lib√©ration Nationale (FSLN, Frente Sandinista de Liberaci√≥n Nacional) a travers√© plusieurs crises politiques qui ont amen√© une bonne partie de ses fondateurs et leaders les plus charismatiques √ abandonner le parti. Aux d√©sertions se sont ajout√©es les remises en question √©thiques dont souffre son principal dirigeant, Daniel Ortega, ce qui se traduit par la division entre ce que l’on pourrait appeler ¬« les deux sandinismes ¬ ».

Lors des √©lections pr√©sidentielles et l√©gislatives du 5 novembre, les sandinistes seront divis√©s en deux : Daniel Ortega m√®ne la liste du FSLN tandis qu’Edmundo Jarquin et le chanteur compositeur Carlos Mej√≠a Godoy conduisent celle de l’Alliance Mouvement R√©novateur Sandiniste (MRS, Alianza Movimiento Renovador Sandinista) [1], √ la suite de la mort subite de Herty Lewites, candidat pr√©sidentiel de ce secteur dissident qui regroupe les principales personnalit√©s historiques du sandinisme. Un long entretien avec la commandante M√≥nica Baltodano permet d’expliquer quelques points fondamentaux de cette division [2].

Crise éthique et politique

Le premier grand scandale qui a suivi le retrait du pouvoir des sandinistes en 1990 [3] fut ladite pi√Īata, nom donn√© √ la r√©partition des biens apr√®s la d√©faite. Elle a b√©n√©fici√© √ des milliers de paysans, par de la terre, et √ des milliers de citadins, par des logements, mais elle a aussi dissimul√© la r√©partition illicite de capital entre de hauts fonctionnaires sandinistes qui se sont ainsi enrichis ill√©galement. En 1992, 30 grandes entreprises √©taient la propri√©t√© du FSLN ou de ses dirigeants [4]. Avec le temps, la direction a continu√© √ s’enrichir gr√Ęce √ des pactes et des alliances avec les puissants du pays.

En 1994, de vieux dirigeants ont abandonn√© le FSLN et ont cr√©√©, deux ans plus tard, le Mouvement R√©novateur Sandiniste (MRS, Movimiento Renovador Sandinista). Selon M√≥nica Baltodano, ¬« depuis 1994, d’importants groupes de militants ont quitt√©, par vagues, le parti. La premi√®re grande vague a eu lieu avec la formation du MRS avec Dora Mar√≠a T√©llez, Sergio Ram√≠rez Mercado et Ernesto Cardenal. Ensuite, avec l’expulsion de Herty Lewites et de V√≠ctor Hugo Tinoco, le Mouvement pour la r√©novation du sandinisme (MPRS, Movimiento por el rescate del sandinismo) a √©t√© cr√©√©, et notre groupe, Gauche d√©mocratique (Izquierda Democr√°tica), s’y est int√©gr√© ¬ ».

En 1999, on est arriv√© √ une situation in√©dite, puisque Daniel Ortega a sign√© un pacte avec le pr√©sident Arnoldo Aleman - ensuite accus√© et jug√© pour corruption -, au moyen duquel ils se sont r√©partis les principaux pouvoirs de l’Etat. ¬« A travers ce pacte, Ortega a obtenu un contr√īle qui, s’il n’est pas total, est n√©anmoins important sur les principales institutions du pays. En √©change, il a garanti la gouvernabilit√© des gouvernements n√©olib√©raux successifs, en d√©mobilisant le peuple et en permettant ainsi les lois et d√©cisions qui nous ont plong√© dans l’abandon le plus absolu ¬ », remarque Baltodano.

Plus directe, la revue Env√≠o a d√©fini le pacte comme une ¬« obsc√©nit√© politique ¬ » [5]. Selon la publication de l’Universit√© centram√©ricaine, les nouvelles r√®gles du jeu √©tablies par ce pacte ont deux objectifs : ¬« Rendre les organes √©lectoraux bipartites et canaliser par la force la volont√© des votants vers le bipartisme. Et ils ont une philosophie : les majorit√©s s’imposent, les minorit√©s ne sont pas respect√©es. ¬ » [6].

Par la suite, le pouvoir serait r√©parti entre le Parti Lib√©ral Constitutionnaliste (PLC, Partido Liberal Constitucionalista) d’Aleman et le FSLN d’Ortega. Le pacte Aleman-Ortega a m√™me eu pour cons√©quence la destitution et l’emprisonnement du Contr√īleur g√©n√©ral de la nation, Augusto Jarqu√≠n. Selon Baltodano, ¬« dans notre pays, il existe la perception que nous sommes contr√īl√©s par deux groupes de mafieux, celui d’Aleman et celui de Daniel Ortega, qui utilisent des espaces de pouvoir pour favoriser les deux groupes. Tr√®s fr√©quemment, des scandales √©clatent √ cause de verdicts favorables √ des narcotrafiquants, dont on dit qu’ils payeraient des "bakchichs" √©lev√©s, ou √ cause d’assassinats politiques jamais √©claircis comme celui du journaliste Carlos Guadamuz, un des principaux prot√©g√©s d’Ortega, qui s’en √©tait √©loign√© apr√®s que celui-ci l’avait dessaisi d’une des plus importantes radios du Nicaragua, Radio Ya. D√®s lors, Guadamuz √©tait devenu un ennemi jur√© d’Ortega et de son groupe ¬ ».

Guadamuz a critiqu√© avec v√©h√©mence les d√©put√©s du FSLN, parti auquel il appartenait et dont il fut expuls√© pour avoir critiqu√© le pacte [entre Aleman et Ortega, ndlr], et il a affirm√© que Daniel Ortega √©tait ¬« le nouveau Somoza du Nicaragua ¬ ». Selon la revue Env√≠o, Guadamuz, ¬« par peur de repr√©sailles de la part d’Ortega, a abandonn√© la bataille juridique pour d√©fendre ses droits en tant que militant du FSLN ¬ » [7]. Autant Ortega a √©t√© implacable avec les dissidents de son parti, autant il a √©t√© docile avec les ennemis du sandinisme : le 26 novembre 2003, le pacte a recommenc√© √ fonctionner, puisque la ¬« justice ¬ » a remis Aleman en libert√©, pourtant ¬« inculp√© de d√©lits de corruption extr√™mement graves ¬ » [8].

Le cas Zoilamérica

Ce cas est, du point de vue √©thique, le plus grave auquel font face Ortega et les dirigeants du FSLN. Il met en exergue, comme l’affirme la po√©tesse nicaraguayenne Gioconda Belli, ¬« l’Ň“uvre de notre Prince machiav√©lique cr√©ole Daniel Ortega ¬ » [9]. En mars 1998, la fille adoptive de Daniel Ortega, Zoilam√©rica Narv√°ez (fille de Rosario Murillo, √©pouse d’Ortega), a publiquement accus√© le leader du FSLN d’inceste, d√©clarant qu’elle avait √©t√© victime d’abus sexuels de sa part durant 19 ans [10]. La r√©v√©lation de Zoilam√©rica a secou√© le Nicaragua et le sandinisme, mais pas Daniel Ortega, ni son √©pouse, ni l’appareil sandiniste, qui a resserr√© les rangs autour de son dirigeant. Un v√©t√©ran sandiniste, Alejandro Benda√Īa, a confirm√© la d√©nonciation et a demand√© pardon : ¬« Aujourd’hui en tant qu’homme je te demande pardon, Zoilam√©rica, de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour arr√™ter l’agression de Daniel Ortega contre toi, agression √ laquelle il m’est arriv√© d’assister (...). Je demande pardon pour tous les hommes et femmes qui √©taient aussi au courant de cette situation et qui n’ont pas eu le courage ni alors ni aujourd’hui de parler et de prendre parti pour la justice ¬ » [11].

Des hommes et femmes sandinistes, quelques-unes ouvertement f√©ministes, ont soutenu Ortega. Le Front a diffam√© Zoilam√©rica, l’a accus√©e de faire le jeu de l’ennemi et de faire partie d’une conspiration dirig√©e par la CIA. Gioconda Belli a fait remarqu√© que si le FSLN √©tait incapable d’√©couter Zoilam√©rica, c’est qu’¬« il [√©tait] devenu un parti au service de la carri√®re politique d’un homme ¬ ».

Le cas a √©t√© ignor√© par une bonne partie des gauches du continent, peut-√™tre parce qu’ils le consid√®rent comme une affaire priv√©e et parce qu’ils croient que Daniel Ortega est un camarade en lutte contre l’ennemi, qui constitue une vraie alternative de pouvoir face au n√©olib√©ralisme au Nicaragua. On a beaucoup parl√© de la corruption des dirigeants sandinistes √ cause de la pi√Īata, qui leur a permis de devenir de tr√®s riches chefs d’entreprises. On a beaucoup critiqu√© aussi le pacte Aleman-Ortega, par lequel les sandinistes ont acquis le contr√īle d’importants ressorts de l’appareil d’Etat. Mais on a peu parl√©, voire pas du tout, du cas Zoilam√©rica.

Margaret Randall, une f√©ministe √©tats-unienne qui a v√©cu et milit√© au Nicaragua dans les ann√©es 80, auteure, entre autres, du livre Les filles de Sandino, s’est plong√©e dans cette affaire pour arriver √ la conclusion qu’il n’y aura pas de changement social tant que le pouvoir n’aura pas √©t√© revisit√© depuis le point de vue des femmes. ¬« J’en suis arriv√©e √ croire, dit-elle dans un article de la revue Env√≠o de janvier 2000, que l’incapacit√© des mouvements r√©volutionnaires √ √©couter tous les groupes sociaux, √ analyser leur potentialit√© et √ en assurer la pleine gestion, a √©t√© en grande partie responsable de l’√©chec de ces mouvements √ rester au pouvoir. L’ennemi externe √©tait sans aucun doute √©crasant. Mais l’ennemi interne a contribu√© √ la mort de la r√©volution d’une mani√®re que nous commen√ßons tout juste √ comprendre ¬ ».

Vers un nouveau sandinisme ?

L’ex-commandante Baltodano affirme qu’au Nicaragua, il existe deux sandinismes : ¬« Le FSLN de ses dirigeants a √©t√© privatis√© par Daniel Ortega, qui le g√®re comme une entreprise dans laquelle il est l’actionnaire majoritaire. Cette entreprise sert des int√©r√™ts mat√©riels concrets et permet l’obtention de privil√®ges de toutes sortes pour un groupe r√©duit de personnes, tri√©s sur le volet selon leur engagement inconditionnel envers Daniel ¬ » [12]. Elle affirme qu’√ la suite de la d√©faite √©lectorale de 1990, la direction sandiniste ¬« a recul√© vers l’autocratie : le pouvoir aux mains d’une seule personne ¬ », dans la mesure o√Ļ Daniel Ortega n’a permis aucune r√©novation de la direction du parti. Il s’est √©galement empar√© de la candidature pr√©sidentielle, affirme Baltodano, en √©tablissant comme doctrine que, sans sa propre candidature, le sandinisme √©tait condamn√© au chaos. Lorsque les bases se rebellent, ¬« la r√©ponse est la r√©pression interne, les campagnes de discr√©dit, l’isolement. Et m√™me l’usage du pouvoir dans les institutions judiciaires, pour "cr√©er des affaires" et faire des proc√®s contre ceux qui se rebellent. Ni le d√©bat, ni la diversit√© des opinions, ni l’information alternative et ni la formation politique ne l’int√©ressent ¬ ».

D√©sormais, l’immense majorit√© des sandinistes critiques se sont regroup√©s dans le MRS, avec l’espoir de gagner les √©lections. La mort subite, au mois de mai, de Herty Lewites, candidat √ la pr√©sidence [pour l’Alliance MRS, ndlr], a laiss√© un vide important dans ce groupe. ¬« Herty Lewites a fait du bon travail lorsqu’il a √©t√© ministre du Tourisme dans les ann√©es 80 puis maire de Managua [capitale du Nicaragua, ndlr]. Il b√©n√©ficiait d’une grande reconnaissance des citoyens. Il avait aussi en sa faveur une excellente communication, simple et attractive pour les gens. Il a aussi √©t√© reconnu pour son courage √ affronter Ortega. Sa mort est un coup dur pour l’alliance et c’est pour cela que nous avons choisi une formule compos√©e d’Edmundo Jarquin, qui √©tait son candidat √ la vice-pr√©sidence, et de Carlos Mej√≠a Godoy, un leader populaire et le chanteur compositeur nicaraguayen le plus prestigieux et le plus reconnu sur le plan national et international. Avec ce bin√īme, nous esp√©rons faire face aux d√©fis, dans une situation effectivement moins avantageuse ¬ ».

Dans une situation d’extr√™me faiblesse pour les mouvements, l’alternative √©lectorale semble √™tre la seule qui puisse apporter des changements. Les grandes organisations, celles cr√©√©es dans les ann√©es 80, sont √©troitement contr√īl√©es par Daniel Ortega et, d’une certaine mani√®re, continuent de subordonner leurs luttes aux int√©r√™ts de la machinerie du parti. Leurs principaux leaders sont toujours sur les listes de candidats pour √™tre d√©put√©s ou sont pr√©sents dans les institutions publiques r√©parties par le pacte.

En 2005 s’est constitu√© le Comit√© d’action global, qui se mobilise contre la mondialisation capitaliste et contre le trait√© de libre-√©change entre l’Am√©rique centrale et les Etats-Unis (CAFTA, sigles en anglais). Le Mouvement autonome des femmes a aussi maintenu son propre agenda, dans lequel ressort sa critique du syst√®me et la revendication d’une politique allant au-del√ des partis. Un des mouvements sociaux autonomes les plus embl√©matiques a √©t√© celui des ouvriers et des paysans victimes du Nemagon (produit agrochimique synth√©tique qui a √©t√© utilis√© dans les bananeraies plusieurs ann√©es apr√®s avoir √©t√© retir√© du march√© dans les pays d√©velopp√©s, du fait de ses effets nocifs sur la sant√©), qui regroupe aujourd’hui des organisations de producteurs de bananes, de canne √ sucre et de victimes d’insuffisance r√©nale chronique, qui ont fait de leurs plaintes contre les entreprises transnationales responsables de l’usage de pesticides une d√©nonciation int√©grale du n√©olib√©ralisme [13]. Ce mouvement a organis√© plusieurs rassemblements avec des milliers de paysans devant l’Assembl√©e nationale, exigeant la satisfaction d’une s√©rie de revendications qui ont suscit√© la solidarit√© d’importants secteurs de la soci√©t√© nicaraguayenne.

Les Etats-Unis, √ travers l’ing√©rence de l’ambassadeur Trivelli, ont essay√© par tous les moyens d’unir les deux groupes lib√©raux qui, pour la premi√®re fois, se pr√©sentent s√©par√©ment √ une √©lection. En 1990, toutes les forces de droite ont int√©gr√© l’Union nationale d’opposition ; en 1996 et 2001, elles se sont regroup√©es dans le Parti Lib√©ral Constitutionnaliste (PLC, Partido Liberal Constitucionalista). Aujourd’hui, ce dernier et l’Alliance lib√©rale-conservatrice se pr√©sentent s√©par√©ment [14]. ¬« Les Etats-Unis ont d√©ploy√© des efforts √©hont√©s pour essayer de faire en sorte que la droite se pr√©sente unie aux √©lections, ils ont √©t√© d’une ing√©rence ouverte ¬ », affirme Baltodano. Cette intromission a aussi √©t√© accompagn√©e d’une disqualification d’Arnoldo Aleman et de son groupe, √ qui les Etats-Unis ne pardonnent pas certaines op√©rations de blanchiment d’argent sur leur territoire, ni son pacte avec Ortega parce que, selon eux, il lui a donn√© le contr√īle des pouvoirs de l’Etat. Aleman ne leur sert plus et la Maison blanche cherche √ contr√īler une droite unie, bien qu’elle n’y soit encore pas arriv√©e.

Baltodano et un large noyau de v√©t√©rans sandinistes cherchent √ refonder ce qui fut le principal courant pour les changements au Nicaragua. Pour cela, ils savent qu’il leur faut r√©cup√©rer le meilleur du pass√© tout en critiquant les erreurs de cette exp√©rience. En ce sens, elle affirme que ¬« notre r√©volution n’a pas suffisamment d√©velopp√© les m√©canismes d√©mocratiques ¬ » et elle souligne que ¬« nous ne recommencerions pas √ pi√©tiner la libert√© d’expression, et nous ne devons pas nous mettre inutilement au centre des conflits internationaux ¬ ». Il lui semble que ¬« la soif √©tatisante de la r√©volution ¬ » a √©t√© une erreur, tout comme ¬« le m√©pris pour les √©quilibres macro-√©conomiques ¬ » parce que, ¬« en fin de compte, ce sont les secteurs populaires qui paient l’inflation ¬ ».

Mais elle souligne l’attitude anti-imp√©rialiste et la solidarit√©, le r√īle de l’Etat r√©ellement pr√©occup√© par les probl√®mes des gens et qui a consacr√© d’√©normes efforts √ l’√©ducation, l’alphab√©tisation et la sant√© gratuite. A l’heure du bilan, elle soutient que la d√©cennie sandiniste a laiss√© quelques r√©sultats positifs qui ne sont en rien m√©prisables : ¬« L’ouverture √ la d√©mocratie formelle comme un d√©passement de la dictature ¬ », ¬« la conqu√™te de la dignit√© et de l’ind√©pendance nationale, la prise de conscience des droits des femmes, l’abolition des organes r√©pressifs, au service de la dictature, et la construction d’institutions professionnelles et constitutionnelles pour la d√©fense et l’ordre interne ¬ ».

Avec ce bagage, les sandinistes critiques du FSLN pensent √™tre en condition de conjuguer la lutte politique pour le pouvoir avec l’√©thique, chose qui, pour une g√©n√©ration de Nicaraguayens, paraissait impossible. Le p√®re Ernesto Cardenal, peut-√™tre le plus grand symbole vivant du sandinisme, nous rappelle que, pour r√©cup√©rer le meilleur de la tradition sandiniste, il a √©t√© n√©cessaire de rompre avec les dirigeants du FSLN : ¬« C’est Daniel Ortega qui fait cela, c’est lui qui a d√©truit la r√©volution, c’est lui qui a trahi Sandino (...) Tous les d√©sastres que nous vivons, c’est √ lui que nous les devons ¬ » [15].

Notes :

[1Le Mouvement r√©novateur sandiniste (cr√©√© en 1996), le Parti socialiste nicaraguayen, le Parti d’action citoyenne, le Parti vert √©cologique, Gauche d√©mocratique et diff√©rents mouvements sociaux comme le Mouvement autonome des femmes (MAM) et l’association des victimes d’insecticides (Nemagon) participent √ l’Alliance mouvement r√©novateur sandiniste.

[2M√≥nica Baltodano a √©t√© ministre des Affaires r√©gionales pendant le gouvernement sandiniste. En 1996, elle a √©t√© √©lue d√©put√©e de l’Assembl√©e nationale mais a √©t√© expuls√©e du Front en 1999 pour avoir d√©nonc√© le pacte Aleman-Ortega, par lequel le pr√©sident d’alors et le leader de l’opposition se sont r√©parti pouvoir et impunit√© au Nicaragua.

[3[NDLR] En 1990, l’Union nationale d’opposition men√©e par Mme Violeta Chamorro a gagn√© les √©lections contre les sandinistes qui √©taient arriv√©s au pouvoir √ la suite de la r√©volution de 1979.

[4Revue Envío, janvier-février 2000, p. 17.

[5Idem, p. 4.

[6Idem, p. 7.

[7Idem, p. 6.

[8Revue Envío, décembre 2003, p. 3.

[9Gioconda Belli, La gritería que necesitamos, El Nuevo Diario, Managua, 10 décembre 2003.

[10e témoignage complet peut être consulté sur www.sandino.org/zoila.htm.

[11Revue Envío, mars 1998.

[12Brecha, 11 ao√ »t 2006.

[13[NDLR] Consultez √ ce propos le dossier La loi des compagnies banani√®res sur le RISAL.

[14[NDLR] Le candidat du PLC est Jos√© Rizo et celui de l’Alliance Lib√©rale Nicaraguayenne - Parti Conservateur (ALN-PC), Eduardo Montealegre.

[15Revue Envío, décembre 2003, p. 9.

Source : IRC Programa de las Am√©ricas (http://www.ircamericas.org/), 24 ao√ »t 2006.

Traduction : Marie-Anne Dubosc, pour le RISAL (www.risal.coillectifs.net).

Les opinions exprimťes et les arguments avancťs dans cet article demeurent l'entiŤre responsabilitť de l'auteur-e et ne reflŤtent pas nťcessairement ceux du Rťseau d'Information et de Solidaritť avec l'Amťrique Latine (RISAL).
RISAL.info - 9, quai du Commerce 1000 Bruxelles, Belgique | E-mail : info(at)risal.info