¬« R√©volution dans la r√©volution ¬ »
La participation populaire bouscule le ¬« vieil Etat ¬ » v√©n√©zu√©lien
par Renaud Lambert
Article publiť le 21 novembre 2006

Impliqu√© dans le coup d’Etat contre M. Hugo Ch√°vez, en 2002, M. Manuel Rosales sera le candidat unique de l’opposition √ l’√©lection pr√©sidentielle - et d√©mocratique - du 3 d√©cembre prochain. N√©anmoins, le 18 ao√ »t, M. John Negroponte, directeur du renseignement national am√©ricain, a annonc√© la nomination d’un ¬« chef de mission sp√©cial ¬ » pour les op√©rations de renseignement sur le Venezuela (et Cuba), qui rejoint ainsi les pays de l’¬« axe du Mal ¬ », la Cor√©e du Nord et l’Iran.

Avec sa casquette viss√©e sur le cr√Ęne, sa barbe de trois jours et son jean tach√©, l’homme sent bien qu’il d√©tonne. Il s’interrompt. Mais il n’a pas pass√© pr√®s d’une semaine √ traverser le pays pour se laisser impressionner au dernier moment par un fonctionnaire de l’Assembl√©e nationale. Camionneur de l’Etat de Zulia, M. Juan Guerra se souvient qu’il a des droits et qu’il est en col√®re. Il se reprend et frappe du poing sur la table : ¬« Non, nous ne demandons pas. Nous exigeons du camarade d√©put√© qu’il transmette directement notre plainte au “citoyen pr√©sident” ! ¬ »

En 2000, les sept cents camionneurs que Juan et son compagnon Jhonny [sic] Plogar repr√©sentent ont port√© plainte contre leurs employeurs, Cootransmapa, Coozugavol et Coomaxdi, trois entreprises sp√©cialis√©es dans le transport de charbon, qui, selon eux, ¬« usurpent le titre de coop√©rative pour profiter d’exon√©rations d’imp√īts et de contrats avec l’Etat ¬ ». Renvoy√©s de bureau en bureau, ils ne seront entendus que cinq ans plus tard, apr√®s avoir multipli√© les courriers dont Jhonny tire les copies d’une pochette pleine √ craquer : ¬« minist√®re ¬ », ¬« mairie ¬ », ¬« gouvernement de l’Etat ¬ », ¬« pr√©sidence ¬ », etc.

Alors que la Superintendance nationale des coop√©ratives (Sunacoop) retire enfin aux pseudo coop√©ratives leur ¬« certification ¬ », la soci√©t√© nationale d’extraction de charbon continue √ faire appel √ elles ! De son c√īt√©, le gouverneur de l’Etat, M. Manuel Rosales - signataire du d√©cret destituant tous les corps constitu√©s pendant le coup d’Etat d’avril 2002 et bient√īt candidat de l’opposition √ la pr√©sidence -, prend son temps. Les patrons, eux, en profitent pour s’organiser. Bient√īt, les sicarios [1] menacent.

Cette histoire est presque banale ici. D’ailleurs, quand les deux compagnons arrivent devant l’Assembl√©e nationale pour tenter de s’y faire entendre, la foule est d√©j√ compacte. Partout, les m√™mes revendications : ¬« Non √ la bureaucratie ! Non √ la corruption ! ¬ » Partout aussi, la m√™me certitude : ¬« Nous sommes avec Ch√°vez ! ¬ » Car c’est apr√®s une administration jug√©e au mieux ¬« inefficace ¬ », au pis ¬« r√©actionnaire ¬ », que l’on en a. Le ¬« citoyen pr√©sident ¬ » lui-m√™me ne d√©clarait-il d’ailleurs pas r√©cemment : ¬« Notre ennemi interne, l’un des plus dangereux pour la r√©volution, c’est la bureaucratisation et la corruption ! [2] ¬ » ?

Certes, ce type de discours a d√©j√ √©t√© employ√©, en Am√©rique latine et ailleurs, pour imputer √ des cadres incomp√©tents la mauvaise application... de la politique du pr√©sident ! Toutefois, le ¬« processus ¬ » (comme on l’appelle ici) bolivarien met l’accent sur la participation populaire comme moyen de transformer l’appareil d’Etat. Ce qu’on appelle au Venezuela la ¬« r√©volution dans la r√©volution ¬ ».

Jusqu’√ l’√©lection de M. Hugo Ch√°vez en 1998, les deux partis politiques qui se partag√®rent le pouvoir pendant quarante ans (le parti d√©mocrate chr√©tien Copei et le parti social-d√©mocrate Action d√©mocratique [AD]), surent utiliser la rente p√©troli√®re pour √©riger corruption et bureaucratie en syst√®me d’organisation de l’Etat. Dans le m√™me temps que l’on distribuait les postes de fonctionnaire pour acheter la paix sociale, il fallait tout de m√™me se plier √ l’id√©ologie venue du Nord : le ¬« n√©cessaire ¬ » amoindrissement des politiques publiques. Dans cette situation presque paradoxale, la boursouflure de l’appareil d’Etat ne pouvait √™tre compens√©e que par... la consciencieuse organisation de son inefficacit√©.

Dans ce pays aux clivages sociologiques caricaturaux, les fonctionnaires qualifi√©s sont souvent issus de milieux totalement herm√©tiques √ tout projet de transformation sociale, parfois par simple ignorance des conditions de vie de la tr√®s grande majorit√© des V√©n√©zu√©liens. Directeur g√©n√©ral du cabinet du ministre des affaires √©trang√®res, M. Gilberto Gimenez esquisse un sourire en √©voquant la solution qu’il tente d’apporter au probl√®me : ¬« Maintenant, la promotion des diplomates est subordonn√©e √ des stages de deux semaines dans les barrios [quartiers populaires]. ¬ »

De leur c√īt√©, les cadres politiques ¬« solides ¬ » en mesure de prendre une part active √ la transformation interne de l’Etat ne sont gu√®re l√©gion. Depuis 1998, le minist√®re des affaires √©trang√®res ne devait-il pas recevoir cinq locataires diff√©rents avant de retrouver la stabilit√© avec la nomination de M. Ali Rodr√≠guez [3] ?

Quelques ralliements opportunistes

Bien qu’il ait port√© M. Ch√°vez au pouvoir, le Mouvement pour la Ve R√©publique (MVR) n’est pas un parti. Il s’est constitu√© √ la va-vite √ partir de 1994 [4], sur la base d’une coalition de partis de gauche et d’anciens mouvements gu√©rilleros dont les dirigeants commen√ßaient, pour quelques-uns, √ trouver un certain confort dans la soci√©t√© qu’ils avaient tant combattue auparavant. De leur c√īt√©, les jeunes cadres form√©s par les instituts d’AD et de Copei ont vite compris que la candidature de M. Ch√°vez offrait de nouvelles possibilit√©s d’acc√®s au pouvoir. D’o√Ļ pas mal de ralliements...

Toutefois, quand, en novembre 2001, le pr√©sident fait passer quarante-neuf ¬« d√©crets-lois ¬ » marquant le point de d√©part des r√©formes sociales, l’artisan du rapprochement de la gauche v√©n√©zu√©lienne et de M. Ch√°vez, M. Luis Miquilena, les juge trop radicaux. Il d√©missionne de son poste de ministre de l’int√©rieur [5], suivi par les siens √ l’Assembl√©e nationale. ¬« Nous avons perdu une l√©gislature, explique le sociologue Edgar Figuera. Quand des lois ont √©t√© pass√©es, c’√©tait des lois au rabais : le Venezuela continue √ vivre dans le cadre l√©gislatif de la IVe R√©publique [6] ! ¬ » Paradoxe d’un projet r√©volutionnaire qui, avant de disposer de cadres qu’il aura form√©s, se construit avec les outils l√©gu√©s par un Etat dont la structure m√™me visait √ la p√©rennisation du mod√®le n√©olib√©ral.

Bien s√ »r, depuis d√©cembre 2005, les partis progouvernementaux disposent de la totalit√© des cent soixante-sept si√®ges de l’Assembl√©e nationale. Ils n’auront donc plus cette excuse pour expliquer d’√©ventuels retards dans la r√©forme de l’outillage l√©gislatif du pays. Mais le taux d’abstention (75 %) qui caract√©risa ce scrutin, s’il est bien s√ »r le fruit de la d√©sertion calcul√©e de l’opposition - se sachant tr√®s largement battue, elle pr√©f√©ra se retirer -, r√©v√®le aussi un d√©saveu populaire face √ une d√©rive des processus r√©volutionnaires √ laquelle le Venezuela doit, lui aussi, faire face : le remplacement d’une √©lite bourgeoise par une √©lite politique qui en reproduit les travers, notamment l’√©loignement progressif par rapport au v√©cu quotidien de la population.

Sans v√©ritable parti, sans appareil d’Etat solide, sans cadres r√©volutionnaires en nombre suffisant, sans mouvement social r√©ellement coh√©rent (pour l’heure, faudrait-il ajouter), le ¬« processus ¬ » bolivarien n’en diff√®re pas moins des autres exp√©riences r√©volutionnaires latino-am√©ricaines.

¬« Le peuple organis√© doit faire partie du nouvel Etat, participatif, social, de telle fa√ßon que ce vieil Etat ankylos√©, bureaucratique, inefficace, soit totalement renvers√© ¬ », expliquait M. Ch√°vez en 2004. A l’√©poque, il √©voquait surtout les ¬« missions ¬ », ces programmes g√©r√©s par la ¬« communaut√© ¬ » et des responsables nationaux, qui contournent le ¬« vieil Etat ¬ » pour r√©pondre √ l’urgence sociale. La r√©cente cr√©ation des ¬« conseils communaux [7] ¬ », le 10 avril 2006, repr√©sente une nouvelle √©tape importante vers la construction de ce ¬« nouvel Etat ¬ » et des formes de gouvernement local sur lesquelles il reposera.

A Vela de Coro, une petite maison abrite l’unit√© de pouvoir populaire (UPP) du soleil qui √©corche la p√©ninsule de Paraguan√°. Une petite affichette explique : les conseils communaux ¬« impulsent la d√©mocratie participative (...) pour articuler les organisations sociales dans la qu√™te de solutions aux probl√®mes collectifs et solder la dette sociale du pays ¬ ». Ici, c’est la mairie qui a pris l’initiative d’aider √ la cr√©ation de ces organisations, ¬« mais nous, on n’apporte que des outils, une aide en cas de conflits. Il n’y a que l’assembl√©e de citoyens qui puisse prendre les d√©cisions ¬ », pr√©cise Mme Xiomara Pirela, coordinatrice de l’UPP.

La t√Ęche principale du conseil est de coordonner et d’int√©grer les activit√©s des organisations d√©j√ en place dans la communaut√© : missions, comit√©s de terres urbaines, comit√©s culturels, etc. ¬« Il n’est donc pas le repr√©sentant mais le porte-parole de l’assembl√©e de citoyens, qui reste l’organe ultime de prise de d√©cision du peuple ¬ », insiste M. Pedro Morales, directeur de Fundacomun (l’organisme de financement des conseils communaux) pour le Distrito Capital, c’est-√ -dire Caracas.

Mme Pirela fouille les nombreux dossiers ¬« en cours ¬ » empil√©s sur son bureau et en tire des cartes dessin√©es au feutre, d’un trait parfois malhabile : ¬« Les gens commencent par faire un “croquis social” de la communaut√© : les maisons, les habitants, les revenus, mais aussi les probl√®mes d’infrastructure, les probl√®mes sociaux, etc. ¬ » Ce travail permet de pr√©parer, en assembl√©e, le ¬« diagnostic participatif ¬ » et de mettre en avant des priorit√©s : approvisionnement en eau, √©vacuation des eaux us√©es, cr√©ation d’un centre de soins, etc.

Sur ces bases, le conseil communal propose des projets √ l’assembl√©e de citoyens, les transmet aux autorit√©s comp√©tentes et g√®re directement les ressources allou√©es √ travers une ¬« banque communale ¬ » qui prend la forme d’une coop√©rative. Chaque projet peut recevoir jusqu’√ 30 millions de bolivars (pr√®s de 12 000 euros), mais il est toujours possible de se tourner vers les conseils locaux de planification publique, la mairie ou les Etats pour faire inscrire des projets plus co√ »teux au budget participatif de l’ann√©e suivante.

Dans les quatre Etats de la r√©gion Occidente - Barinas, M√©rida, T√°chira et Trujillo -, les plus avanc√©s, plus de trois mille projets ont d√©j√ re√ßu pr√®s de 92 milliards de bolivars (plus de 35 millions d’euros). A partir de 2007, c’est la moiti√© des sommes issues du Fonds intergouvernemental pour la d√©centralisation (Fides) et des affectations de la loi sur les assignations √©conomiques sp√©ciales d√©riv√©es des mines et des hydrocarbures (LAEE) - pr√®s de 1 milliard d’euros -, qui iront directement au financement des conseils communaux. Les mairies et les Etats, qui se partageaient cette manne jusque-l√ , devront se contenter du reste.

Engouement pour les conseils municipaux

On comprend la tentation de certains maires de faire √©lire leurs proches dans les conseils, m√™me si la loi l’interdit. Toutefois, si ¬« les conseils communaux sont bien une r√©ponse aux probl√®mes de bureaucratie et de corruption, ils permettront aussi de responsabiliser une population habitu√©e √ s’en remettre √ un Etat paternaliste et... √ se plaindre ¬ », continue M. Morales. Et il semblerait que la population soit pr√™te √ prendre ses responsabilit√©s...

Ce 16 juillet, l’immense immeuble bloc 45 du 23 de Enero, un quartier populaire de l’ouest de Caracas, vient de ¬« passer un cap ¬ », annonce fi√®rement l’une de ses habitantes. ¬« Il est connu pour √™tre l’un des plus “crados” d’Am√©rique latine ¬ », explique-t-elle en montrant les d√©tritus qui s’√©talent au pied du b√Ętiment et que les habitants jettent par les fen√™tres sans sembler se soucier de leurs voisins. Pourtant, apr√®s une demi-douzaine d’assembl√©es pr√©paratoires, ¬« les gens se prennent en main ! ¬ ». Ils √©lisent leur conseil communal.

Un peu plus haut sur la colline, le quartier El Observatorio fait de m√™me. Une b√Ęche en plastique accroch√©e dans un coin du quartier fait office d’isoloir (¬« le scrutin doit √™tre direct et secret ¬ », rappelle-t-on), et la queue s’organise devant des urnes en carton dont chacun a pu constater qu’elles √©taient bien vides avant le scrutin. L√ comme souvent ailleurs, les femmes ont pris les choses en main. L’enjeu est de taille et la loi tr√®s claire. Des affiches avertissent : ¬« Si nous ne sommes pas 20 % de la communaut√© [8], l’√©lection ne sera pas valid√©e et il ne faudra pas aller se plaindre apr√®s. ¬ » Mais les organisatrices sont confiantes : ¬« Les hommes viendront, explique l’une d’elles. Moi j’ai pr√©venu mon mari : pas de vote, pas de repas, pas de linge, rien ! ¬ »

En quelques mois, des milliers de conseils communaux ont √©t√© cr√©√©s, ou sont en cours de constitution, √ travers le pays. Ceux qui avaient √©t√© form√©s avant le vote de la loi sont r√©gularis√©s petit √ petit. Il en existe d√©j√ plus de cinq cents dans le Distrito Capital. On en attend pr√®s de cinquante mille dans le pays. Les beaux quartiers aussi sont de la partie, ¬« quand les gens acceptent de fournir les informations sur leurs salaires ¬ », ironise Josephine, une habitante de Prado del Este. ¬« Mais, au moins, ils participent, sourient Mme Xiomara Paragu√°n et ses amies. Qui l’aurait cru il y a encore quelques ann√©es ! ¬ »

Une question se pose d√®s lors : pourquoi avoir attendu sept ans pour cr√©er ces conseils ? ¬« En fait, si les maires et les gouverneurs avaient tous fait leur boulot, on n’en aurait pas eu besoin, ironise M. Engels Riveira, du conseil de Camunare Rojo. Tout √ßa, c’est un peu gr√Ęce √ eux finalement. ¬ »

L’engouement que rencontrent les conseils communaux montre qu’ils sont avant tout des espaces de d√©mocratie r√©pondant √ un besoin du ¬« processus ¬ ». La participation avait d√©j√ √©t√© encourag√©e au niveau du travail (cogestion, autogestion, d√©veloppement des coop√©ratives, pass√©es de moins d’un millier en 1999 √ plus de cent mille en janvier 2006) et de la culture (√ travers les comit√©s culturels de quartier par exemple). Restait √ en organiser les modalit√©s au niveau politique.

C’est donc la ¬« communaut√© ¬ » - environ deux cents √ quatre cents familles en ville, une vingtaine en milieu rural et √ partir de dix chez les indig√®nes, selon les termes de la loi - qui devient la structure gouvernementale ¬« de base ¬ » du ¬« nouvel Etat ¬ ». Et si, comme le note Juan Carlos Monedero [9], ¬« le socialisme du xxe si√®cle a √©chou√©, avant tout, par manque de participation populaire ¬ », les conseils communaux pourraient s’av√©rer √™tre un outil important dans la construction du ¬« socialisme du XXIe si√®cle ¬ » dans laquelle s’est engag√© le Venezuela.

¬« Oui, enfin... si l’argent arrive bien ¬ », ajoute toutefois Mme Paragu√°n. ¬« Si l’argent n’arrive pas, on ira le chercher ! ¬ », s’empresse de lui r√©pondre l’une des membres du conseil d’El Observatorio. Dans ce quartier, depuis l’√©lection, le travail a d√©j√ commenc√©. Mme Paragu√°n a suivi un atelier ¬« d’√©laboration de projets sociaux ¬ » et exhibe fi√®rement son dipl√īme. Bient√īt, tous les membres du conseil suivront une formation de ce type.

Face √ l’inertie de certains bureaucrates et ¬« politiciens ¬ », il faut ici compter avec la vigueur du principe de contr√īle social (contralor√≠a social), cette ¬« veille citoyenne ¬ » qui prend en charge la d√©fense de ¬« son ¬ » processus. Les conseils communaux pourraient en √™tre une version plus aboutie et aider les V√©n√©zu√©liens √ exiger de l’Etat les moyens d’exercer leur coresponsabilit√©. Au quotidien, le camionneur Juan Guerra est l’une des expressions de cette contralor√≠a. Enfin re√ßu par un d√©put√©, il lance : ¬« La r√©volution est comme une grille en fer qui nous prot√®ge de la bourgeoisie. Si nous, le peuple, on laisse la rouille la ronger, la grille tombe. ¬ »

Notes :

[1Hommes de main.

[2¬« Alo Presidente ! ¬ », √©mission t√©l√©vis√©e dominicale, 5 f√©vrier 2006.

[3Le remplacement de ce dernier, le 8 ao√ »t 2006, par M. Nicolas Maduro, jusque-l√ pr√©sident de l’Assembl√©e nationale, est d√ » √ des raisons de sant√©.

[4Ann√©e o√Ļ M. Ch√°vez est rendu √ la libert√© apr√®s avoir pass√© deux ans en prison pour sa tentative de coup d’Etat du 4 f√©vrier 1992.

[5Avant de participer au coup d’Etat d’avril 2002.

[6La Constitution de 1999 a instauré la Ve République.

[7Le terme ¬« communal ¬ » est √ entendre comme ¬« √©manation de la communaut√© ¬ », et non comme une r√©f√©rence √ la ¬« commune ¬ » dans le sens fran√ßais du terme.

[8Votent les personnes de 15 ans et plus habitant le quartier depuis au moins six mois.

[9Chercheur au Centre international Miranda bas√© √ Caracas.

Source : TOUS DROITS R√‰SERV√‰S ¬© Le Monde diplomatique (www.monde-diplomatique.fr), septembre 2006.

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