Regard en arrière par temps d’élections
Nicaragua, chronique d’une révolution perdue
par Fabien Augier
Article publi le 31 octobre 2006

Le cinq novembre prochain auront lieu les élections présidentielles au Nicaragua. Seize ans après l’effondrement de la Révolution, le Front sandiniste se présentera une fois de plus  ces élections pour tenter d’imposer son leader historique, Daniel Ortega. Toutefois le panorama n’est pas clair. En plus de devoir compter avec un opposant de gauche, il devra se confronter  l’ambassade des Etats- Unis qui tente par tous les moyens d’unifier la droite.

Pendant 45 ans, le Nicaragua a été dominé par la « cleptocratie  » de la famille Somoza. Le 19 juillet 1979, les guérilleros du Front sandiniste prennent Managua, la capitale, et inscrivent dans l’histoire, 20 après Cuba, la deuxième révolution d’Amérique latine. Entre 1979 et 1990, le Nicaragua a constitué, pour de nombreux progressistes, une expérience politique innovante fondée sur le pluralisme politique, l’économie mixte, le non alignement et le recours  la solidarité internationale. Il abolit immédiatement la peine de mort, avant même que la France ne le fasse. Mais grâce  de puissants financements, en faveur de la Contra, les Etats-Unis en viendront  bout au terme de 10 ans de guerre. Après avoir gagné l’élection présidentielle en 1984, Daniel Ortega perd contre toute attente en 1990 face  Violeta Chamorro, la veuve du directeur du journal La Prensa et chef de l’opposition  Anastasio Somoza [1]. Il s’inclina de nouveau en 1996 face  Arnoldo Aleman, fils d’un ancien ministre de Somoza, et encore une fois en 2002 face  Enrique Bolanos, le vice-président d’Aleman. En novembre prochain, Daniel Ortega se présentera pour la 5e fois  la magistrature suprême, une sorte de record en la matière...

« Je peux encore manger ce qui reste dans cette assiette ?  », demandait une gamine dépenaillée aux clients de la table d’une cantine populaire, dans un quartier populaire de Managua. Nous étions en juillet 1993 et, 3 ans après la défaite des sandinistes, le visage de la capitale du Nicaragua était complètement transfiguré. Anita revenait  la charge pour une deuxième assiette, entre les allers et retours du tenancier qui la chassait  chaque fois qu’il l’apercevait. Elle était partie et avait apparemment englouti les restes d’une assiette  la vitesse de l’éclair. Mais en réalité,  19 heures, cette petite fille de 7 ans ne s’était pas encore nourrie de la journée. Elle avait simplement porté les reliquats d’un repas  ses parents, cachés un peu plus loin, qui, eux non plus, n’avaient pas mangé. Ceux-ci, qui avaient reçu une parcelle de terrain pendant la révolution, ont été obligés de la vendre après le retour des libéraux du gouvernement Chamorro et la suppression de toute aide  la petite exploitation agricole. Ils sont alors venus grossir les faubourgs miséreux de Managua en quête d’un travail malheureusement introuvable.

Anita pendant la révolution et jusqu’en 1990 serait allée  l’école. Elle aurait appris  lire et  écrire, peut-être même profité du verre de lait ou du jus de fruit distribué tous les jours quand il y en avait... La révolution avait posé dès son installation les premiers jalons d’une politique de construction nationale ambitieuse : légalisation des partis politiques, abolition de la peine de mort, souveraineté nationale, réforme agraire, santé, alphabétisation... D’autres l’auraient appelée une politique de développement. Des postes de santé et des écoles sont alors installés dans les campagnes les plus reculées du Nicaragua. Le 24 mars 1980 démarre une grande campagne d’alphabétisation qui dure 5 mois et se clôture « Place du 19 juillet  »  Managua. Elle fait reculer l’analphabétisme de 50,35  12,96 % [2]. De 1978  1982, la population scolaire passe de 500 000  1 million de personnes sur près de 3 millions d’habitants et le budget de l’éducation est multiplié par quatre. Le pouvoir sandiniste réalise l sa première grande “uvre d’émancipation. « Je me souviendrai toujours avec émotion de ce paysan de 45 ans me tombant dans les bras, les larmes aux yeux, avec le journal  la main qu’il avait enfin réussi  lire tout seul  », raconte Eduardo, un cubain responsable d’une brigade d’alphabétiseurs, retourné dans son pays depuis. « Il ne savait comment me remercier de lui avoir appris  lire !  ». L’Unesco distinguera le Nicaragua pour cette campagne.

Reagan et « la contra  »

Mais une politique, ne serait-ce que vaguement, nationale indispose vite les Etats-Unis. Le répit fut de courte durée. Peu  peu la guerre s’installe, encouragée et financée par l’ex-acteur Ronald Reagan fraîchement arrivé  la Maison blanche pour y jouer son plus mauvais rôle. De janvier 1980  mars 1982, 379 incidents font 200 morts. Le 24 juillet 1982, 100 contras pénètrent  San Francisco del Norte et massacrent 15 paysans. Et l’agression se renforce avec le temps. En 1984, 19 écoles et 854 dispensaires sont incendiés ; 113 enseignants et 60 professionnels de santé sont assassinés [3].

La Contra n’hésite pas  s’en prendre  des étrangers coopérant pacifiquement avec la révolution pour construire des dispensaires ou des écoles, tel le français Jo« l Fieux, tombé dans ce qui a toutes les apparences d’un guet-apens [4]. Dans l’incapacité de gagner, la Contra, bras armé des Etats-Unis, mène une guerre de sabotage économique et social. Les objectifs sont délibérément civils mais d’aucuns s’obstinent  les appeler « les combattants de la liberté  ». En 1984, Daniel Ortega, jusqu’alors coordinateur de la junte, gagne des élections parfaitement démocratiques même si l’opposition, sous la pression américaine, ne se présente pas [5]. Les Etats-Unis choisissent par Contra interposée la voie de la guerre. Et les chiens de garde [6] occidentaux veillent. Le 21 mars 1985, une pétition est publiée dans Le Monde, parrainée par une Internationale de la résistance dont on sait maintenant qu’elle était liée  la CIA7 [7]. Des intellectuels de diverses nationalités, dont certains se disant de gauche, en appellent au Congrès de Etats-Unis pour qu’il accepte enfin de financer la Contra. Tout simplement. A cette occasion, Bernard-Henri Lévy révolutionne l’art pétitionnaire en inventant le concept de « signataire-non signataire  » : « C’est par un malentendu que mon nom a figuré au bas de cet appel avec les termes duquel je ne suis pas intégralement ni absolument d’accord  » déclare-t-il, sans rire, dans une émission de télévision [8].

En effet, l’arrivée d’un ancien cow-boy de l’écran  la présidence américaine n’avait pas empêché le Congrès d’interdire toute aide directe  la Contra. Le minage de trois ports nicaraguayens par ses services secrets avait fait scandale et le Nicaragua avait porté plainte devant la Cour internationale de justice de La Haye qui, par son arrêt du 27 juin 1986, eut l’impudence de donner raison au plaignant. Qu’ cela ne tienne ! Les Etats-Unis se retireront de ce tribunal, ne reconnaîtront pas la décision et, bien s »r, ne paieront jamais les dédommagements prévus. Mieux encore, l’administration Reagan financera illégalement la Contra pour contourner le veto du Congrès. En 1984, le Hezbollah, déj actif alors, prend en otage un groupe d’Américains, dont un officier de renseignement. Le marché conclu pour libérer les otages va devenir, sous le nom d’Irangate, le plus grand scandale de la présidence Reagan. Les Etats-Unis livrent ainsi secrètement, via Isra« l, des missiles  l’Iran, alors sous embargo international. Le paiement doit servir  financer la Contra, tout cela pour contourner le veto du Congrès. C’est ainsi que dix ans d’une guerre de basse intensité où tous les coups sont permis viendront  bout de la volonté des Nicaraguayens. En février 1990, en choisissant Violeta Chamorro, ils voteront d’abord pour la paix et la fin du service militaire obligatoire9 [9].

Le pays plus pauvre

Il ne faudra alors pas longtemps pour que le pouvoir de l’argent, insolent et arrogant, reprenne ses droits. Les Toyota flambant neuves apparaissent dans la capitale  côté des vieilles Lada soviétiques. Les feux des grandes artères sont peu  peu pris d’assaut et grouillent d’enfants essayant de vendre tout et n’importe quoi. Les activités de survie et la délinquance explosent au point que les habitants se mettent  s’enfermer  clé chez eux dans une capitale réputée pour être, pendant la révolution, l’une des plus s »res d’Amérique latine. L’oncle Sam qui avait promis son aide économique s’est transformé en oncle Picsou [10] alors que, dès le changement de gouvernement, des dizaines de milliers de fonctionnaires et de militaires ont été licenciés et ont constitué des bataillons de chômeurs. Aujourd’hui, plus de 15 ans après la chute du pouvoir sandiniste, le Nicaragua est devenu le pays le plus pauvre d’Amérique latine après Haïti. Selon les indicateurs du PNUD, entre 1990 et 2001, il est passé du 60e au 116e rang du développement humain. Actuellement, 70% des Nicaraguayens travaillent dans le secteur informel, autrement dit sont au chômage et survivent comme ils peuvent ! Une violence économique inouïe a succédé  la violence des années de guerre.

« Diplôme supérieur de psychologie, certificat de maîtrise pédagogique, attestation de formation  l’éducation infantile...  », Hélia Maria égrène en les exhibant la quantité impressionnante de ses qualifications. « Et ils recrutent n’importe qui sans aucun diplôme sur des bases purement personnelles  », dénonce-t-elle, amère. Licenciée du ministère de l’Education après la défaite électorale de 1990, elle n’a d » de survivre jusqu’ présent qu’ l’épicerie informelle qu’elle tient chez elle avec son mari Ignacio, lui-même licencié de l’armée. Elle vend un peu de tout au détail jusqu’aux cigarettes  l’unité. Elle est représentative de l’écrasante majorité des Nicaraguayens qui vivent au jour le jour dans les pires difficultés.
« Il faut reconnaître que ce pays est détruit. Il n’a aucune structure industrielle, il n’a que des hôtels, des centres commerciaux et des maquillas. Pas plus de 7 ou 8% de la population y sont employés et les autres n’ont rien  faire. Et pour finir, les revenus sortent du pays  », explique Mario Malespin, ex-leader syndical  Telcor, l’entreprise publique des télécommunications maintenant privatisée.

Où sont les sandinistes ?

Quelle peut être l’alternative politique dans un pays où les habitants courent après leur survie quotidienne ? Car, entre temps, le Front sandiniste a largement perdu son âme en quittant le pouvoir et s’est livré  des pratiques somme toute, fort peu populaires. Contrairement aux partis de gauche dont la crédibilité ne résiste pas souvent  l’exercice du pouvoir, ses principaux dirigeants ont perdu la leur dans l’opposition. Au lendemain de sa défaite, le Front organise le transfert de ressources économiques au motif, certes légitime, de se ménager des moyens politiques pour l’avenir. Mais de fait, les opérations de transfert ont surtout été l’occasion d’enrichir quelques hauts dirigeants et de renforcer une bourgeoisie sandiniste aux intérêts propres. Le terme de « piñata  » passe dans le langage commun au point d’être utilisé même par les sandinistes. Même chose quelques années après sous la présidence d’Aleman [11]. Un « pacte  » dénoncé par ses adversaires sous le qualificatif de « pactisme  » est passé avec le pouvoir. Il s’agit d’un accord au sommet, plus ou moins opaque, conclu toujours en vertu de la défense des intérêts supérieurs du parti. Mais s’il préserve quelques positions d’influence, le « pacte  » néglige dramatiquement la situation de l’immense majorité. La « piñata  », le « pacte  », les petits arrangements au sommet auront profondément et durablement altéré l’image du Front sandiniste.

€ ces pratiques, n’allaient pas tarder  s’ajouter des difficultés internes. Une première division survient peu de temps avant l’élection présidentielle de 1996 avec la candidature dissidente de Sergio Ramirez. Mais contrairement  ce qu’on pense généralement, le Mouvement de rénovation sandiniste (MRS) au nom duquel il s’était présenté ne visait pas,  l’origine,  remettre en cause la direction. « La direction nationale était aphone, comme tétanisée par le résultat des élections qu’elle ne s’attendait pas  perdre ; elle avait quasiment disparu  », explique Jironimo Miranda, un vieux militant et homme clé du sandinisme  Masaya [12]. « La droite se montrait agressive et voulait en finir avec le sandinisme. Certains menaçaient de nous liquider, fusil mitrailleur  la main. Nous voulions remobiliser la base et démontrer que nous étions vivants. L’idée n’était pas de liquider le parti mais de le renforcer. Ce courant est né des réflexions que nous avions avec deux autres compagnons, Julio Marenco, qui a été député, et Ronaldo Taleno, aujourd’hui décédé, pour réagir  la défaite électorale. Nous voulions créer une école de formation politique et puis William Ramirez, un responsable important, s’est intéressé  notre initiative. Je pense qu’il avait été envoyé par la direction pour voir ce que nous faisions. Une réaction de remobilisation après la défaite s’est ainsi transformée en mouvement de remise en cause de la direction. C’est ainsi qu’est né le MRS, mais l’initiative de départ a été détournée de son but originel  » insiste-t-il, en fin connaisseur de l’histoire politique nicaraguayenne depuis plus de 60 ans.

La deuxième grande division au Front, celle des élections  venir, a cristallisé autour de la figure de Herty Lewites, ancien ministre du gouvernement révolutionnaire et ancien maire de Managua. Mais cette opposition n’a pas les mêmes fondements. Elle est au croisement d’une ambition politique personnelle et d’un sentiment largement partagé de frustration face aux échecs successifs. « En réalité, l’ex ministre du Tourisme est un allié de la direction du Front qui a des ambitions depuis longtemps  », explique Mario. « Fort d’une bonne image dans l’opinion, il a toujours cherché  se ménager des marges de man“uvre. La fonction de maire de Managua lui en a donné l’opportunité. € la fin de son mandat, un sondage rendait crédible sa candidature. Mais le ticket Ortega-Lewites qui se dessinait n’eut pas de suite et le Front décida de laisser la vice-présidence  la Convergence [13]. Ainsi, tous ceux qui critiquaient le pacte Aleman-Ortega virent en Herty le moyen d’en finir avec le danièlisme [14].  » Nombre de dirigeants sandinistes ainsi lésés par une longue cure d’opposition ont vu en lui une opportunité réelle.
La suite, c’est l’expulsion lors du congrès d’ao »t 2005, suivie par le départ de nombreux dirigeants historiques du Front et la décision de se présenter  l’élection présidentielle. Le décès brutal d’Herty Lewites, victime d’un accident cardiaque le 3 juillet 2006, ne semble pas avoir porté préjudice  cette nouvelle dissidence. Il est aussitôt remplacé par le ticket Edmundo Jarquin - Carlos Mejia Godoy [15].

La main des Etats Unis

€ l’approche des élections du 5 novembre,  droite comme  gauche, les familles politiques restent sérieusement divisées. La droite va présenter deux candidats. L’un, Eduardo Monte-alegre [16], ministre du président Bolaños et favori de Washington, est actuellement en tête des sondages  droite. L’autre, José Rizo, du Parti libéral constitutionnel (PLC) est peu ou prou une candidature de division de l’ancien président Aleman, condamné pour un enrichissement trop visible pendant ses mandats dans un pays pourtant rompu aux pratiques de corruption. Le jugeant peu présentable, l’administration Bush l’a laissé tombé mais celui-ci n’a pas renoncé  jouer un rôle politique. Les Etats-Unis d’ailleurs, par la voix de leur ambassadeur, Paul Trivelli, interviennent sans cesse dans la campagne, distribuant les bons et les mauvais points, refaisant du Nicaragua, une véritable république bananière. Ils sont d’autant plus chez eux que, depuis la révolution, Enrique Bolanos est probablement le président nicaraguayen le plus soumis aux demandes américaines. Et bien entendu, ils ne veulent pas de Daniel Ortega, considéré comme figure révolue du « totalitarisme marxiste  », malgré le « pacte  » et les gages qu’il n’a cessé de donner jusqu’ maintenant  son opposition somoziste et  l’Eglise. Il a notamment pris Jaime Morales Carazo, somoziste historique, comme vice-président et a obtenu le soutien du cardinal Obando, même si ce dernier ne compte plus beaucoup aujourd’hui [17].

L’ambassadeur nord-américain a annoncé une surprise, au sujet des libéraux s’entend. Il multiplie les pressions en coulisse pour réunir une droite divisée et il est peu probable qu’il n’y parvienne pas. La division de ses adversaires est en effet l’unique chance de Daniel Ortega qui est donné en tête de 5  7 points dans les derniers sondages mais perdant dans tous les cas de figure lors d’un éventuel second tour, peu probable au Nicaragua [18]. De fait, dans cet ex-pays révolutionnaire, les élections, 16 ans après la défaite du pouvoir sandiniste, se réduisent toujours  une confrontation entre le Front sandiniste et les Etats-Unis. Pourtant les enjeux de l’élection  venir sont  peu près inexistants tant l’alternative politique est faible. Ils n’ont surtout plus rien  voir avec le passé révolutionnaire du pays. Les contraintes monétaires et internationales sont énormes et les marges de manoeuvres étroites. « Il faudrait au moins négocier des conditions moins dures  », détaille Mario. « Nous avons un gouvernement d’entrepreneurs qui n’a rien négocié. Mais le Front est proche de Chavez et pense qu’il peut avoir une partie de son commerce en dehors de l’ALCA [19] avec les pays du sud.  » Et effectivement, sur le plan symbolique, une victoire de Daniel Ortega aurait un impact continental. Plus de 15 ans après la défaite des sandinistes, le retour des guérilleros au pouvoir, reconvertis  l’ALBA [20], serait une nouvelle pierre dans le jardin des Etats-Unis. Et un formidable coup de pouce pour renforcer l’alternative continentale et le trio trouble fête, Cuba, Venezuela, Bolivie, qui empêche actuellement l’Empire de dominer sa basse cour latino-américaine comme elle le fait depuis des décennies.

Notes :

[1Pedro Joaquín Chamorro fut assassiné par les sbires du dictateur le 10 janvier 1978.

[2Il est remonté  plus de 35%.

[3Nicaragua libre, Pinero (Maïté), Messidor, Paris, 1985.

[4Nicaragua 1986. L’aventure internationaliste de Maurice, Yvan, Jo« l et Berndt, CETIM, Genève, 1996.

[5Ils favoriseront sans succès la même opération au Venezuela, où l’opposition appela au boycott général des élections législatives du 4 décembre 2005.

[6Expressions désignant les tenants de la pensée unique, contre lesquels Paul Nizan (in Les Chiens de garde, réédité par Agone en 1998) a appelé  la résistance.

[7Une imposture française, Beau (Nicolas) et Toscer (Olivier), Les Arènes, Paris, 2006.

[8Résistance, présentée par Bernard Langlois, Antenne 2, février 1986.

[954,2 % pour Violeta Chamorro contre 40,8 %  Daniel Ortega.

[10Amérique centrale, les naufragés d’Esquipulas, Lemoine (Maurice), L’Atalante, Paris, 2002. La meilleure somme sur l’Amérique centrale en guerre.

[11Souvent appelé le « gordoman  » par les Nicaraguayens eux-mêmes, allusion  son imposante corpulence.

[12Ville située  25 km au sud de Managua.

[13Créé par le Front, c’est un regroupement de personnalités qui travaillent avec lui sans en faire partie.

[14Autrement dit, avec la fidélité des sandinistes  Daniel Ortega.

[15L’un, économiste, ancien ministre et ambassadeur pendant le gouvernement révolutionnaire ; l’autre, chanteur populaire auteur de « Nicaragua, Nicaragüita  ».

[16Banquier de profession, impliqué dans une affaire d’enrichissement personnel, la rue l’appelle « El ratoncito  ».

[17M. Leopoldo Brenes le nouvel évêque de Managua est aujourd’hui chargé du rôle qu’occupait auparavant le Cardinal Obando.

[18Pour être déclaré vainqueur, le candidat arrivé en tête au premier tour doit ou bien recueillir 45% des suffrages, ou bien en obtenir 35% avec plus de 5 points d’avance sur le deuxième. Toutefois, le co »t financier d’un second tour serait probablement trop lourd pour le pays et sera évité  tout prix.

[19Area de libre comercio de las Americas (Zone de libre échange des Amériques), impulsée par les Etats-Unis.

[20Alternative bolivarienne pour les Amériques. Daniel Ortega a annoncé qu’il y participerait s’il était élu.

Source : Le jouet enragé (http://lejouetenrage.free.fr), édition francophone du journal bolivien El Juguete Rabioso), septembre 2006.

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