Mobilisations sociales et démocratie au MexiqueL’histoire ne cesse de trébucher au Mexique. L’arrivée à la présidence, en 2000, de Vicente Fox et son Parti de l’action
nationale (PAN), avait été perçue comme une véritable transition vers la démocratie dans ce pays où un seul parti, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), s’était enraciné au pouvoir depuis plus de 70 ans. Cette alternance devait soi-disant permettre de moraliser la vie politique et de démanteler, au moins partiellement, un système de corruption généralisé. Il est évident qu’un règne sans partage d’une telle durée ne pouvait que conduire à l’instauration d’un vaste réseau clientéliste tissé autour d’une même formation partisane. L’enjeu de cette élection avait donc été principalement politique puisqu’elle ne visait qu’à favoriser l’inflexion démocratique du régime en sortant le PRI de la présidence. Sur le plan économique en effet, le programme du PAN se situait dans la continuité du virage
néolibéral opéré par le PRI lui-même dans les années 1990, lorsque le parti, pragmatique, avait abandonné sa doctrine du
« nationalisme révolutionnaire  » pour se lancer dans le libre-échange en signant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). (...)
Une élection, deux présidents
La fragmentation de la gauche mexicaine
L’option localiste des Zapatistes
Convergence entre la gauche partisane et les zapatistes ?
Le nouveau défi d’Oaxaca
Le boa constrictor au fond de la selva
Candide politisé
Source : La Chronique des Amériques, janvier 2007, n°2, Observatoire des Amériques (www.ameriques.uqam.ca), Université du Québec à Montréal (UQAM).