Brésil
Lula : entre les élites et les mouvements sociaux
par Raúl Zibechi
Article publi le 6 mars 2007

Le 29 octobre, Luiz Inacio Lula da Silva a remporté le second tour des élections présidentielles avec plus de 60 % des voix. Une grande partie des Brésiliens, y compris certains critiques de gauche, pensent que le deuxième gouvernement Lula (2007-2010) sera plus « développementaliste  » que le premier, moins enclin  suivre les règles du marché et plus proche des mouvements sociaux

Les statistiques sont formelles : ce sont les pauvres, les noirs et les personnes les moins scolarisées qui ont donné la victoire  Lula. Les classes moyennes, les élites, les universitaires et les blancs ont voté pour Geraldo Alckmin, candidat de la social-démocratie et de la droite traditionnelle. La division du pays est très claire en termes géographiques.

Les quatre premières années de Lula ont signifié un changement radical des préférences de la population, en grande mesure parce que les politiques sociales ont bénéficié aux plus pauvres et que certaines réformes ont affecté négativement les classes moyennes et les travailleurs. Mais les inconnues concernant le second mandat de Lula commenceront  se dissiper dans les prochaines semaines, une fois connue la composition du nouveau gouvernement. La bataille principale a lieu sur le plan économique, où s’affrontent au moins deux tendances. La situation politique brésilienne est marquée par une grande rivalité entre les élites et les mouvements sociaux. L’issue de cette compétition déterminera la voie qu’empruntera le principal pays de la région.

Le pouvoir renouvelé des élites

Par rapport aux les élections antérieures de 2002, le Parti des Travailleurs (PT) a perdu 2,1 millions de votes, recueillant un total de 13,99 millions contre 16,094  l’époque, ce qui représente une diminution de 13%. Il n’a obtenu que 83 des 513 sièges de députés de la Chambre des représentants, contre 91 auparavant. Les principales pertes du PT s’enregistrent dans le Sud (moins 22%) et dans le Sud Est (moins 23%), où il a perdu près de deux millions de votes. Dans l’Etat de São Paulo, le plus riche, le plus peuplé et le plus puissant du pays, il a perdu un million de vote (21%). En revanche, il a progressé dans le Nord Est (plus 13%) et dans le Nord (plus 31%), qui sont les régions les plus pauvres du Brésil.

Ses adversaires ont maintenu leur résultats : le Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (PSDB) a obtenu 65 députés tout comme la droite (le Parti du Front Libéral - PFL). Le centre droit (le Parti du Mouvement Démocratique Brésilien - PMDB) a le plus grand nombre de sièges avec 89 députés. Une partie de ce parti établira des alliances avec le PT. Au Sénat, la situation est pire pour la gauche. Le PT n’a obtenu que 11 sénateurs, contre 15 pour le PMDB, 16 pour le PSDB et 18 pour le PFL, sur un total de 81 sièges. Une fois encore, le gouvernement Lula devra s’allier avec des petits partis de gauche et avec le centre droit pour assurer la « gouvernabilité  ».

La carte électorale montre un pays divisé. Le Nord et le Nord Est ont voté  gauche, le Sud et le Sud Est (les régions riches) ont voté  droite. Mais le PT ne gouvernera aucun des trois grands états du pays que sont São Paulo, Rio de Janeiro et Minas Gerais. Il a aussi perdu l’emblématique Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul, mais il a gagné  Bahia, fief de la droite traditionnelle. La majorité des gouverneurs ne seront pas du PT, bien qu’il puisse compter sur l’appui d’une bonne partie d’entre eux, appartenant au PMDB.

Il y a eu grands changements en ce qui concerne les secteurs sociaux. Les descendants d’africains, qui constituent 47% des 187 millions d’habitants, ont voté dans leur majorité pour Lula. Une enquête, diffusée par Datafolha un peu avant le second tour, montre que 63% des électeurs noirs étaient disposés  voter pour Lula le 29 octobre. Seuls 29% ont exprimé leur préférence pour Alckmin. Concernant les « pardos  », terme qui désigne les métis au Brésil, 54% étaient pour Lula et 40% pour Alckmin. Chez lez blancs, la proportion était inversée : 51% étaient en faveur de la droite et seulement 42% en faveur de Lula [1]. Toutefois, cela ne se reflète pas au parlement : selon des estimations, il n’y aurait pas plus de 20 descendants d’africains sur les 513 députés et 81 sénateurs. La présidente de l’ONG Fala Preta, Deise Benedito, défenseuse des droits de la population noire et en particulier des femmes, affirme que « la majorité des parlementaires noirs ne sont pas engagés dans la cause de l’égalité raciale  » et elle explique que « les candidats noirs ne bénéficient pas,  l’intérieur de leur parti, de l’appui financier et des conditions offertes aux blancs  ».

Les différences entre la représentation parlementaire et la réalité sociale du pays sont abyssales et sont une des raisons qui empêchent les changements au Brésil. « Un député élu sur trois est millionnaire  », assure le quotidien Folha de Sao Paulo [2]. En effet, selon un relevé réalisé par ce journal, 165 députés déclarent un patrimoine supérieur  un million de real (500 mille dollars). Le patrimoine moyen de ces « millionnaires  » équivaut  un million de dollars, mais le journal ajoute qu’« il est impossible de savoir si les déclarations de revenus sont en accord avec la réalité  ». Dans les quatre prochaines années, il y aura  la Chambre 49 millionnaires de plus qu’auparavant, qui n’en comptait que 116, une donnée qui reflète l’ « élitisation  » croissante des élus. € l’intérieur des partis, celui de droite compte 38 millionnaires (plus de la moitié de ses sièges), le PMDB en a 37 et la PSDB 21. Le PT n’a que 6 millionnaires sur ses 81 députés. La majorité des élus millionnaires viennent du Sud Est (62), São Paulo en tête avec 29 élus, suivi par le Minas Gerais (25).

Il existe en plus une relation entre les parlementaires et la propriété des médias. Un tiers des sénateurs et plus de 10% des députés, 80 au total, contrôlent des radios et des chaînes de télévision, selon un rapport élaboré par l’Institut d’études et de recherches en communication [3]. Ce chiffre est fondamental, puisque pour accéder  un siège les candidats doivent réaliser d’énormes investissements en propagande et en publicité, ce qui crée des difficultés pour ceux qui ne sont pas propriétaires de médias ou qui sont dépourvus d’amis dans ce milieu. Presque tous les parlementaires propriétaires de médias sont affiliés  des partis de droite et du centre, ce qui explique pourquoi les médias ont réalisé une campagne féroce contre Lula, qui a forcé un second tour électoral, puisqu’il n’a pas obtenu les 50% dès le 1er octobre, lors du premier tour.

La composition sociale du parlement brésilien reflète le type de politiques suivies par les différents gouvernements de la période néolibérale des années 90, poursuivi et approfondi par Lula. Malgré les politiques sociales, qui ont permis de transférer en quatre ans 13 milliards de dollars aux plus pauvres, le secteur bancaire a obtenu au cours de cette même période les plus gros profits de son histoire. Les taux d’intérêts élevés ont permis que le transfert de revenus vers les plus riches suive son cours ascendant et que perdure la concentration des richesses dans le pays le plus inégalitaire du monde. Pour ces raisons, on peut dire que les élites brésiliennes se sont consolidées et sont devenues plus puissantes sous Lula, ce qui se reflète dans le type de personnes qui entrent au Sénat et  la Chambre des représentants.

Malgré cette réalité, le pouvoir de l’oligarchie politique, née avec le régime militaire installé par le coup d’Etat de 1964, s’est visiblement détérioré. Selon Claudio Lembo, gouverneur de droite (PFL) de l’état de São Paulo, « nous sommes en train de voir la fin du cycle biologique des oligarchies nées avec le régime militaire. Nous avions déj vécu sa fin politique avec la démocratisation. Aujourd’hui nous sommes dans sa fin biologique  » [4]. L’analyse de Lembo est l’une des plus intéressantes réalisées par un intellectuel de droite. Il soutient que « le régime militaire était un pouvoir centralisé, qui distribuait des biens  ses amis dans les états. Comme l’état de droit n’existait pas, ni le besoin de respecter la loi, le régime faisait ce qu’il voulait : aider ses amis et ses alliés locaux. C’est ainsi que ces oligarchies sont apparues et se sont consolidées  ». Il fait ici référence aux véritables dynasties politiques qui ont contrôlé les états les plus pauvres du pays, comme Bahia, Pernambuco, Maranhao, mais aussi les plus riches comme Santa Catarina et São Paulo, etcetera.

Ces oligarchies sont parvenues  contrôler les appareils d’Etat et fonctionnaient en distribuant des faveurs contre des votes, construisant ainsi de véritables clientèles mais sans résoudre les problèmes de la population. Les oligarchies ont entravé la démocratisation du pays. Cependant, selon Lembo, « les oligarchies ne vont pas disparaître totalement  ». Ce sont plutôt de nouvelles qui sont en train de se former par les élections. De toute manière, comme l’on doit aujourd’hui appliquer les lois et obéir aux normes, « la distribution de prix et de faveurs demeure. Le cycle se renouvelle, mais ce n’est pas le même  ». Ces changements ont permis que ces vieilles familles dynastiques, qui contrôlent de nombreux états depuis les premières élections réellement démocratiques en 1989, sont aujourd’hui en retrait. Le triomphe de Jacques Wagner (PT)  Bahia, un état contrôlé par l’homme de droite Antonio Carlos Magalhaes depuis la dictature militaire, est un bon exemple de ce processus. Ce qui est en train de se produire est un processus lent mais continu de démocratisation de la société, sans lequel les changements - politiques, sociaux, culturels et économiques - ne pourront jamais devenir réalité.

La pression des mouvements sociaux

« L’ère Palocci est terminée  », a dit le ministre des Relations institutionnelles, Tarso Genro, en référence  l’ancien ministre des Finances, qui avait impulsé un programme néolibéral avec un excédent fiscal primaire élevé et une réduction des dépenses sociales. Immédiatement, Lula lui-même a démenti son ministre et a affirmé que le travail de Palocci a renforcé l’économie, bien que le pays affiche des taux de croissance très faibles. En Amérique latine la croissance du Brésil est uniquement supérieure  celle de Haiti.

Le dirigeant du PT, Marcio Pochman, affirme que « le ministre des Finances est au centre d’une grande querelle  ». D’un côté, il y a l’actuel ministre Guido Mantega, « qui est plus proche de secteurs et de dirigeants qui appuient son profil plus développementaliste, comme la ministre en chef de la Casa Civil, Dilma Roussef. Et de l’autre, nous avons Palocci qui réalise les mêmes mouvements, en sens contraire, pour donner aux Finances la physionomie qu’elles avaient quand il était ministre  » [5]. Selon lui, ce sera Lula qui imprimera l’orientation économique du futur gouvernement. « Lula est très pragmatique et il va choisir une voie s »re, sur la base du soutien objectif au pouvoir qu’il réussit  accumuler et de ce qui émerge de cette corrélation de forces  ». Il estime que la pression du marché est si forte qu’elle favorise une réforme prévisionnelle [réforme du système des pensions, ndlr], qui sera le premier point  l’ordre du jour du second mandat.

La position des mouvements sociaux est différente. Le Mouvements des Travailleurs Ruraux Sans Terre (MST) a diffusé une analyse du résultat électoral dans lequel il explique les motifs pour lesquels il a décidé de se mobiliser au second tour en faveur de Lula. Aux côtés d’autres mouvements, comme la Coordination des mouvements sociaux et la Vía Campesina, ils ont considéré qu’après le premier tour, « il était possible de promouvoir un véritable débat d’idées, de projets politiques et de lutte des classes  » [6]. Néanmoins, ils ont affirmé la nécessité, pour les mouvements sociaux, « de maintenir leur autonomie, leur élaboration théorique et leur capacité de mobilisation  ». Le pari consistait  créer les conditions politiques favorisant le développement économique et la distribution des richesses, ce qui, selon le MST, exige « une rupture avec la politique économique néolibérale et, surtout, un affrontement avec les puissants intérêts de ceux qui monopolisent les terres (rurales et urbaines), les communications et le système financier  ».

Le MST considère, enfin, qu’une véritable réforme politique doit avoir lieu pour créer de nouveaux mécanismes de participation populaire, afin de « stimuler les luttes sociales pour construire des forces unitaires autour d’un nouveau projet national  ». Les autres mouvements s’accordent sur l’idée qu’ils devront faire entendre leurs voix sous le second gouvernement de Lula dès le premier jour, car l’orientation néolibérale de son précédent gouvernement (2003-2006) les a surpris et déconcertés pendant un bon bout de temps. La s“ur Delci, des pastorales sociales, soutient qu’ « après quatre années timides, le fonctionnement de la relation gouvernement-église-mouvements sociaux apparaît plus clair. Les actions de l’exécutif pendant quatre ans ont contribué  relancer le débat  ». Pendant la campagne électorale, la Conférence nationale des évêques du Brésil, alliée inconditionnelle des mouvements sociaux, a divulgué un document critiquant la rigidité de la politique économique du gouvernement aux dépens des programmes sociaux. Delci garantit que « le discours de la base sera beaucoup plus fort dans les quatre prochaines années  » [7].

Une des analyses les plus intéressantes a été réalisée par le sociologue Fransisco de Oliveira, un des fondateurs du PT il y a un quart de siècle. Il a quitté le parti au début du premier gouvernement Lula et a fondé, avec d’autres, le Parti du Socialisme et de la Liberté (PSOL), qui a présenté la candidature de Heloisa Helena  la présidence, et qui compte sur le soutien de nombreux intellectuels  travers le monde, comme Noam Chomsky. Le PSOL, créé il y a deux ans par des dissidents expulsés du PT, a obtenu 6,5% des voix. Dans un article publié dans Folha de Sao Paulo le jour des élections, Oliveira a expliqué qu’il a voté Lula au second tour pour donner « une nouvelle chance de réouvrir des espaces où la gauche, y compris et peut-être principalement celle qui est restée dans le PT, puisse influencer de quelque manière le nouveau mandat. Je suis sceptique  ce sujet. Je ne pense pas que la politique économique va changer, mais je parie qu’en bon démagogue, Luiz Inacio va promettre que €˜e ciel est l’unique limite’, et que les gauches et quelques-uns des principaux mouvements pourront s’articuler pour faire pression sur le gouvernement  » [8].

Il est difficile de trouver une position plus lucide que celle de cet intellectuel qui n’hésite pas  critiquer frontalement son ancien camarade Lula. « Il est nécessaire de créer des problèmes au nouveau gouvernement  », assure t-il. Il pense qu’il faut rendre incompatible le programme social « Bourse Famille  » (Bolsa Familia) - qui bénéficie  40 millions de pauvres et explique le succès de Lula au Nord et au Nord Est, la clef de sa réélection - avec l’excédent budgétaire primaire [avant paiement de la dette, ndlr]. Il rappelle que les « trente glorieuses  » du capitalisme ont été rendues possibles par les politiques sociales keynésiennes. « Sans le keynésianisme de guerre, le système capitaliste se serait effondré  », assure-t-il. Contre le sens commun et la culture majoritaire  gauche, il soutient une thèse que les faits viennent confirmer sur tout le continent : l’unité  tout prix ouvre la porte aux ennemis du changement. « Dans certaines conjonctures, la consigne peut être €˜diviser pour mieux lutter’, ce que fit une petite partie des gauches en quittant le PT, comme moi, pour mieux rendre compte de la complexité de la nouvelle situation, au-del de la simplification que font les gens sectaires.  »

Sa conclusion s’apparente  celle du MST et des mouvements sociaux. Le premier gouvernement Lula fut un échec retentissant, et « sans la pression des gauches et des mouvements populaires, le second mandat peut se transformer en un néo-populisme propre  l’ère de la mondialisation  ». Une des clés qui fondent cette approche est sa lecture des programmes sociaux (« Faim zéro  », « Bourse Famille, etc.). Il affirme qu’ils sont « l’aveu d’échec, une capitulation néolibérale, une reconnaissance que la nation n’existe plus. Il s’agit en fait d’un programme limite, un programme de survie. C’est le programme des exclus  » [9].

Au centre des querelles sur l’orientation du futur gouvernement, un des hommes forts de Lula, Marco Aurelio Garcia, conseiller du président en politique internationale et coordinateur de sa campagne électorale, a assuré que « non seulement nous allons maintenir notre politique extérieure, mais nous allons l’approfondir  » [10]. Sans aucun doute, c’est une bonne nouvelle, puisqu’elle mise déj sur l’approfondissement de l’intégration régionale et du multilatéralisme. Il y a d’autres bonnes nouvelles. Lula a prévu de déplacer quelques-uns des directeurs de la Banque centrale, responsables des taux d’intérêts élevés qui étranglent la croissance économique. Il est certain que la politique économique sera l’un des n“uds de la dispute entre les élites et les mouvements sociaux. La majorité des observateurs s’accordent sur l’idée qu’il y aura peu de changement, qu’ils seront lents et qu’ils n’affecteront pas le modèle néolibéral actuel. C’est ce qu’ils appellent « un développementalisme silencieux dans les règles  », comme le dit l’intitulé d’un article du 1er novembre de l’Agence Carta Maior. La 5e assemblée plénière nationale de la Coordination des mouvements sociaux, réunie le 11 novembre, a défini un programme de lutte pour changer de voie en matière de politique économique. « Nous n’avons jamais été dans un climat aussi favorable  la lutte pour un Brésil plus juste, souverain et solidaire avec un développement économique et social  », peut-on lire dans le document final de la rencontre [11]. Tout indique que tant qu’il y aura des mouvements prêts  lutter, la situation brésilienne sera ouverte.

Notes :

[1Mario Osava, Electores negros cruciales para Lula, sur le site www.ipsenespanol.net.

[2Folha de Sao Paulo, 22 octobre 2006.

[3Entre los electos 80 parlamentarios controlan radio o televisión, 24 octobre 2006, sur www.mst.org.br.

[4Interview de Claudio Lembo, op. cit.

[5Interview de Marcio Pochman, 31 octobre 2006, sur le site www.pagina12.com.ar.

[6MST, Estimular las luchas sociales y construir un nuevo proyecto para el país, op. cit.

[7Valor Económico, Movimentos ameaçam romper atrelamento, 6 novembre 2006.

[8Folha de Sao Paulo, Voto condicional em Luiz Inácio, 30 octobre 2006, sur le site www.folha.com.br.

[9Pour expliquer sa position sur les programmes sociaux qui permettent  peine aux pauvres de survivre, Francisco de Oliveira fait référence au livre du philosophe italien Giorgio Agamben, Homo Sacer. Il y parle de la « vie nue  » comme limite de la survie rencontrée dans les camps de concentration nazi par exemple, ou dans les états d’exception.

[10Interview de Marco Aurelio García, 10 novembre 2006, sur le site www.agenciacartamaior.com.br.

[11Lettre de la Coordination des mouvements sociaux, Com a unidade e a força dos movimentos sociais o Brasil vai mudar, Guararema, 11 novembre 2006.

Traduction : Le Jouet Enragé (http://lejouetenrage.free.fr/). Traduction revue par l’équipe du RISAL.

Source : IRC Programa de las Américas (http://www.ircamericas.org), novembre 2006 ; Le Jouet Enragé (http://lejouetenrage.free.fr/), décembre 2006.

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