Cuba : rapide coup d’oeil sur le futur
par Aurelio Alonso
Article publiť le 10 avril 2007

La construction r√©volutionnaire socialiste √ Cuba a √©t√© conduite sous la direction de Fidel Castro durant pr√®s d’un demi-si√®cle. Pour des raisons biologiques √©videntes, les personnalit√©s de la g√©n√©ration qui a dirig√© la lutte pour le pouvoir et qui a √©tabli les fondements de la nouvelle soci√©t√© vont quitter la sc√®ne dans un avenir assez proche. Le probl√®me de la succession n’est donc pas une possibilit√©, c’est un fait qui s’impose de mani√®re inexorable.

Jusqu’√ r√©cemment, ce sujet √©tait √©lud√© chez nous, peut-√™tre pour √©viter que des soup√ßons de maladie ne voient le jour √ partir d’une telle sp√©culation. Lorsqu’on nous demandait ce qui se passera √ Cuba le jour o√Ļ Fidel ne sera plus (une fa√ßon de ne pas mentionner la mort) nous nous limitions g√©n√©ralement √ chercher des r√©ponses ing√©nieuses, √©galement elliptiques, ou √ √©mettre des jugements creux jusqu’au ridicule, pour assurer que rien ne va changer, que tout se poursuivra comme avant, que la soci√©t√© cubaine est totalement pr√©par√©e, que ¬« la rel√®ve ¬ » est pr√™te et que le parti est immortel.

Ce qui est certain c’est que nous n’avons pas pris assez de temps pour r√©fl√©chir et encore moins pour d√©battre publiquement de ce futur ; nous autres, Cubains, qui vivons cette r√©alit√© et qui allons devoir vivre celle qui va venir, nous avons laiss√© le d√©bat entre des mains √©trang√®res, qui n’√©taient pas forc√©ment des adversaires et √©taient souvent pr√©occup√©s par l’avenir du socialisme, √ Cuba et ailleurs. Une fois de plus donc, √ ce sujet comme dans beaucoup d’autres, un d√©bat, avant tout cubain par son contenu, nous arrive par rebond.

L’importance de l’affaire tient √ l’impact d’un tel fait pour les Cubains, pour la voie de la construction d’une soci√©t√© d’√©quit√© et de justice, d’intenses solidarit√©s, proclam√©e socialiste, ayant a √©t√© dirig√©e pendant un demi-si√®cle d’une fa√ßon nettement personnalis√©e, tant en ce qui concerne l’orientation g√©n√©rale du projet que les d√©cisions conjoncturelles. Une orientation qui a √©t√© forc√©e par un blocus implacable √ r√©aliser des zigzags strat√©giques pour garantir sa survie, √ r√©sister dans des conditions d’une aust√©rit√© impos√©e √ la population, sous une menace permanente d’agression qui devient plus forte lors des moments critiques, restreignant ainsi les capacit√©s d’assurer au peuple la satisfaction d’une grande partie de ses besoins de base. Il n’est pas n√©cessaire de poursuivre ce rosaire pour dessiner le paysage socio-√©conomique que le pays a travers√©. J’essaie de faire ici allusion √ la r√©alit√© concr√®te, non √ des jugements de valeur.

Il n’y a pas de motifs ni d’arguments pour pronostiquer que le projet socialiste cubain deviendra non viable lorsque nous n’aurons plus Fidel. N√©anmoins sa sortie de l’espace de la prise des d√©cisions politiques sera le choc le plus fort que la direction du socialisme cubain aura connu. Je crois que personne ne devrait douter de cela et que de ce fait m√™me, sans avoir besoin d’autres consid√©rations, il ne faut pas s’encombrer des r√©ponses qui banaliseraient ce fait.

Concentration du leadership

Lorsque l’on m’interroge sur cette perspective, je r√©ponds que je ne peux pr√©voir ce qui se passera, mais je peux exposer ce que je souhaiterais qu’il se passe. Je me fonde maintenant sur cette r√©flexion, que j’ai eu l’occasion de r√©p√©ter, car il ne s’agit pas d’une r√©ponse occasionnelle, mais, en r√©alit√©, de ce futur qui est li√© √ toutes les questions que je vais traiter.

La direction de notre processus r√©volutionnaire (je ne veut pas g√©n√©raliser ici) se fonde sur une double l√©gitimit√©. D’une part la l√©gitimit√© charismatique (une cat√©gorie bien d√©finie sur le plan th√©orique par Max Weber), bas√©e sur les capacit√©s et le consensus autour d’un leadership historique, que la figure de Fidel personnalise, et qui est intransmissible et unique pour des raisons diverses, y compris le g√©nie ou le talent de ce dirigeant. D’autre part, la l√©gitimit√© institutionnelle, bas√©e sur les instruments politiques et juridiques adopt√©s depuis le milieu de la d√©cennie 1970 et qui ont √©t√© partiellement r√©nov√©s au d√©but de la d√©cennie 1990, m√™me s’ils gardent dans une large mesure l’empreinte de la conception structurelle et fonctionnelle de la bureaucratie sovi√©tique, avec des aspects positifs mais sans doute √©galement avec certains d√©fauts, qui ont fait mourir le socialisme dans un pays si puissant.

Entre ces deux l√©gitimit√©s des organes du pouvoir c’est, pour des raisons √©videntes, le leadership charismatique qui a domin√© ce qui est institutionnel. Pour le dire sans d√©tours, aujourd’hui l’autorit√© du Commandant en chef (le seul titre qui comprend tous les pouvoirs et qui, d√®s sa formalisation lors de la restructuration des grades militaires, devrait dispara√ģtre avec Fidel, si mes souvenirs sont exacts) est d√©cisive et n’est pas remise en question ni dans le Bureau politique du Parti communiste, ni √ l’Assembl√©e nationale du pouvoir populaire, ni au sein du Conseil d’√‰tat. De m√™me, √©videmment, dans les Forces arm√©es, dont le chef de l’√‰tat devient le Commandant en chef en temps de guerre sous toutes les latitudes. Ainsi les organes de d√©cision, qui sont explicitement et intentionnellement coll√©giaux et qui furent con√ßus ainsi, se soumettent au leadership personnel.

Notons, entre parenth√®ses, que nombreux sont ceux qui ont c√©d√© √ l’apparence √©quivoque selon laquelle dans la sph√®re du pouvoir civil pr√©domine une forme relevant de l’√©tat de guerre, alors que le pays vit en paix. Cela fait penser que le pays a √©t√© forc√© de vivre l’√©tat de paix comme s’il √©tait en √©tat de guerre.

Une telle concentration du leadership a pu provoquer quelques erreurs (je ne suis pas capable d’en juger), mais a permis une coh√©rence du projet r√©volutionnaire, une continuit√© de consensus en ce qui concerne la souverainet√© et la vitalit√© des id√©aux de la justice sociale et de la solidarit√©, qui apr√®s un itin√©raire hasardeux ont trouv√© leur place et un √©cho appropri√© sur notre continent. Mais la pr√©servation de ces acquis et le d√©veloppement de nouveaux exigeront, √ mon avis, un changement dans le dispositif du pouvoir.

Dans l’id√©al, l’effacement de la direction historique du premier plan politique devrait conduire √ une transition de cette forme de leadership √ une relation nouvelle, dans laquelle les rapport coll√©giaux s’imposent √ la volont√© individuelle en ce qui concerne la prise de d√©cisions et la conception des strat√©gies. De fait, c’est ce que stipule la Constitution : que le pr√©sident n’est pas √ la t√™te du pays, mais pr√©side les travaux du Conseil d’√‰tat et que, lorsque sa proposition n’y est pas majoritaire, il doit se soumettre √ la majorit√©. Quelque chose de similaire devrait avoir lieu en ce qui concerne le r√īle du chef de l’√‰tat devant l’Assembl√©e nationale.

Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas l√©gif√©rer ni que l’on ne puisse r√©aliser des changements institutionnels pertinents. De tels changements ne signifieraient nullement le besoin d’implanter artificiellement les mod√®les de la d√©mocratie lib√©rale, mais d√©couleraient des exigences propres du syst√®me, se fondant sur une institutionnalit√© qui, pour insuffisante qu’elle puisse √™tre, n’a pas encore donn√© tout ce dont elle dispose. Car il s’agit d’un domaine o√Ļ ¬« les conseils de l’ext√©rieur ¬ », fussent-ils le mieux intentionn√©s, apportent peu.

L’intervention de Fidel Castro dans la Aula Magna de l’Universit√© de la Havane le 17 novembre 2005 a impressionn√© l’auditoire, car elle pr√©sentait les pr√©occupations qui n’avaient pas √©t√© rendues publiques jusque-l√  [1]. Ils assaillent s√ »rement le grand homme d’√‰tat, qui sait que son temps est compt√©. L’exp√©rience socialiste n√©e de la r√©volution d’octobre s’est av√©r√©e √™tre r√©versible. Cette catastrophe a d√©mantel√© le mythe de son irr√©versibilit√©. L’√©picentre du post-capitalisme au sein du syst√®me-monde a √©t√© d√©sarm√© (et a laiss√© flotter au gr√© des vents sur l’oc√©an n√©olib√©ral la deuxi√®me puissance nucl√©aire de la plan√®te, paup√©ris√©e et d√©pendante). Qu’aurait de surprenant dans cette situation le fait que la premi√®re pr√©occupation de Fidel tourne autour de la r√©versibilit√© de notre propre processus, si l’ont tient compte du fait qu’en Europe ce n’est pas seulement l’exp√©rience et sa conception qui ont √©chou√©, mais que l’√©chec a touch√© le socialisme (et m√™me l’utopie autour de laquelle a √©t√© √©tabli le projet bolchevique) ? Tout cela √©tait suppos√© irr√©versible. Et ce n’est pas qu’ils ont d√©cid√© de faire autrement. Non, ils ont abandonn√©. Une catastrophe qui a provoqu√© une crise g√©n√©ralis√©e du paradigme socialiste. Non parce qu’il serait achev√©, mais parce qu’√©videmment il faut le penser autrement et tenir compte du fait que le socialisme s’est av√©r√© √™tre r√©versible.

D√©mocratie ?

Si ce mod√®le a engendr√© les germes de sa propre destruction, toute exp√©rience socialiste peut donc les engendrer. Fidel estime que si la r√©volution ne peut √™tre d√©truite de l’ext√©rieur, elle peut se saborder elle-m√™me. Et il indique la corruption comme √©tant au centre du mal pouvant provoquer cette destruction. Je pense qu’il a raison, mais qu’il n’a pas tout dit. Je me demande d’ailleurs si l’√©croulement du syst√®me sovi√©tique √©tait, essentiellement, un effet de la corruption, m√™me si la corruption √©tait certainement pr√©sente dans le cadre des d√©formations. Je crois que le socialisme peut √™tre agress√© aussi bien par la corruption que par le bureaucratisme et le manque de d√©mocratie. Et je ne parle pas l√ de syst√®mes √©lectoralistes, des confrontations pluripartidaires, des campagnes de luttes, ni d’alternances dans l’exercice du pouvoir. Je parle de la d√©mocratie, que nous n’avons pas √©t√© capables de cr√©er sur Terre, bien que nous croyons tous savoir de quoi il s’agit.

Nous ne l’avons pas cr√©√©e dans le capitalisme celle qui int√©resse n’est pas autre que celle qui s’est impos√©e historiquement car la d√©mocratie y sert d’appui √ l’empire du march√© et de l’argent, aux dynamiques d’enrichissement qui font que ce que nous qualifions de corruption constitue l√ -bas sa dynamique substantielle de reproduction et de ce fait elle r√©duit la notion de corruption √ la violation de ses propres r√®gles de jeu.

Nous ne l’avons pas cr√©√©e dans les exp√©riences socialistes, car les progr√®s visant √ permettre au peuple une participation effective dans les m√©canismes de d√©cision, louables dans certains cas, ont √©t√© insuffisants. Le Che avait not√© que ¬« les masses doivent avoir la possibilit√© de diriger leur destin√©e, de d√©cider ce qui va √ l’accumulation et ce qui va √ la consommation ; la technique √©conomique doit op√©rer avec ces choix ; la conscience des masses garantira sa mise en Ň“uvre ¬ ». Il s’agit l√ d’un projet √ long terme, auquel on n’arrivera pas si, par exemple, la corruption nous submerge. Pour cette raison nous devons non seulement consid√©rer la corruption comme un d√©lit, mais aussi comme un probl√®me moral. Car le succ√®s face √ un d√©lit ne garantit pas sa suppression et les corrompus de demain peuvent prendre la place des corrompus d’aujourd’hui.

C’est seulement au fur et √ mesure de la construction d’une soci√©t√© engag√©e de mani√®re consensuelle dans le d√©passement de l’in√©galit√©, de la mis√®re, de la soumission √ la tyrannie du capital qu’il deviendra √©vident que la d√©mocratie, en tant que pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple est une cat√©gorie politique qui est seulement compatible avec le socialisme, car il a d√©j√ d√©montr√© qu’il n’a pas contrairement au capitalisme la capacit√© de se maintenir sans elle.

Nous devons nous habituer √ penser que Fidel n’aura pas le temps pour trouver une solution pratique √ des probl√®mes qui requi√®rent in√©vitablement du temps. Il est tr√®s probable que les g√©n√©rations qui viennent vont regretter l’absence de sa vision en devant faire face √ ces probl√®mes. Nous aussi, qui avons v√©cu ensemble avec lui, nous aurions souhait√© pouvoir trouver des r√©ponses pratiques √ plusieurs des inqui√©tudes qui nous interrogent aujourd’hui. Et je suis s√ »r que c’est aussi son cas et que cette anxi√©t√© justifi√©e appara√ģt √ l’occasion de ses discours de ces derni√®res ann√©es.

Nouvelle situation, nouveaux défis

Mais le plus important √ mon avis c’est de tenir compte du sc√©nario actuel. En le formulant le plus bri√®vement : l’effondrement du socialisme a cr√©√©, au sein de l’Empire, des illusions. Elles se sont effondr√©es rapidement et le monde commence √ vivre une autre mar√©e de transformations. Cette mar√©e, qui pourrait √™tre plus prometteuse que celle qui a conduit √ l’apparition du monde bipolaire que nous avions connu, a commenc√© en Am√©rique latine, avec des moteurs qui co√Įncident harmonieusement avec le projet cubain. Ce sc√©nario a connu une ouverture √ Cuba de Fidel et ce Cuba de Fidel a, de nombreuses mani√®res, aid√© √ ce qu’il d√©marre aussi en Am√©rique. Le fameux dicton de Margaret Thatcher ¬« there is no alternative ¬ » (¬« il n’y a pas d’alternative ¬ ») utilis√© pour justifier l’application du mod√®le n√©olib√©ral, s’est retourn√© contre ses cr√©ateurs. Aujourd’hui il n’y a pas d’alternative pour l’imp√©rialisme et pour ses centres de pouvoir, il pourrait √™tre tr√®s difficile d’accepter m√™me un capitalisme diff√©rent, et non seulement le progr√®s d’un socialisme r√©invent√©.

Fidel Castro ne pourrait se pardonner de vivre cette r√©alit√© en tant que retrait√©, en tant que simple t√©moin, ni le monde qui commence √ se soulever ne voudrait qu’il le fasse.

La reconstruction des paradigmes permet d√©j√ qu’√©mergent des signes nouveaux. Aucune conception ne devrait √™tre copi√©e, aucune souverainet√© ne devrait se soumettre, aucun int√©r√™t ne devrait √™tre subordonn√©, aucune direction ne devrait √™tre copi√©e. Nous h√©ritons un apprentissage pour un socialisme diff√©rent de tout ce qui a √©t√© vu jusque-l√ , et Fidel, disposant de plus d’exp√©rience que tout autre homme d’√‰tat connu en ce qui concerne la mani√®re de sortir des chausse-trappes et du harc√®lement, peut encore avoir des choses √ nous apporter.

Il est certain que depuis de nombreuses ann√©es nous commettons des erreurs et que nous continuerons a en commettre encore en croyant savoir ce qu’est le socialisme. Et aussi en croyant savoir ce qu’est la d√©mocratie. En outre il est vrai que l’√©conomie est loin d’√™tre une science exacte. Le terme ¬« √©conomie politique ¬ » n’est pas n√© par caprice, ce que les √©conomistes imbus de leur science ont tendance √ oublier, comme ils ont tendance √ d√©pr√©cier la pertinence du d√©bat opposant le crit√®re √©conom√©trique au crit√®re extra-√©conomique [2]. Il ne s’agit pas l√ d’une maladie locale des Cubains, ni m√™me d’une sp√©cificit√© du socialisme. John Kenneth Galbraith, d√©c√©d√© r√©cemment √ l’√Ęge de 97 ans, n’a m√™me jamais √©t√© propos√© pour le Nobel de l’√©conomie parce que ses th√©ories sortaient trop du cadre √©troitement √©conomique, et cela malgr√© la quantit√© et l’importance de ses √©crits et malgr√© le fait qu’il avait √©t√© choisi comme conseiller par trois pr√©sidents des √‰tats-Unis. Mais par chance, il para√ģt que nous arrivons √ un consensus : c’est le socialisme du XXIe si√®cle qu’il faut inventer.

Avec toutes ces insuffisances, la soci√©t√© cubaine, socialiste, m√™me si ce terme exprime surtout encore ce qu’elle aspire √ √™tre et non ce qu’elle est, dispose d’une intelligence, d’un know how (d’un ¬« capital humain ¬ » comme c’est √ la mode de le formuler) qui est exceptionnel et d√©cisif pour les changements qui sont √ l’ordre du jour sur le continent. Aussi pour penser l’avenir √ partir d’une perspective politique, √©conomique, sociologique et √©thique.

Rien de cela ne nous permet de cesser de nous pr√©occuper de la conjoncture qui se r√©alisera lorsque Fidel ne sera plus. Mais jamais, toutefois, elle ne sera ce qu’imaginent les ennemis de la r√©volution, plus pr√©occup√©s, √ dire vrai, par le fait qu’il puisse rester vivant que par sa mort.

La Havane, le 17 mai 2006.

Notes :

[1Dans ce discours, Fidel Castro a dit entre autres : ¬« Cette r√©volution peut se d√©truire toute seule et les seuls qui ne peuvent arriver √ la d√©truire, ce sont eux [les √‰tats-Unis, l’imp√©rialisme]. Mais nous, nous pouvons la d√©truire et ce serait de notre faute ¬ ». Et il insistait, parlant de ¬« plusieurs dizaines de milliers de parasites qui ne produisent rien et gagnent tout... ¬ » √ Cuba.

[2L’auteur fait ici allusion au d√©bat √©conomique men√©e par le Che avant son d√©part de Cuba, d√©bat pour lequel le r√©volutionnaire cubain avait invit√© notamment les √©conomistes Ernest Mandel et Bruno Bettelheim. Les conceptions √©conomiques du Che ont alors du c√©der devant la pression sovi√©tique...

Source : L’article que nous reproduisons ici ¬« a √©t√© r√©dig√© en r√©ponse √ un questionnaire pr√©sent√© √ un groupe de chercheurs cubains ¬ », √©crit l’auteur, en vue de sa publication sous le titre : ¬« Cuba, les dilemmes du futur un d√©bat sur Cuba √ partir du discours de Fidel √ l’Universit√© de la Havane ¬ » (le 17 novembre 2005), par la revue cubaine La Jiribilla (http://www.lajiribilla.cu/. Cet article a √©t√© traduit et reproduit par la revue Inprecor (http://www.inprecor.org), n¬°523-524, janvier 2007.

Les opinions exprimťes et les arguments avancťs dans cet article demeurent l'entiŤre responsabilitť de l'auteur-e et ne reflŤtent pas nťcessairement ceux du Rťseau d'Information et de Solidaritť avec l'Amťrique Latine (RISAL).
RISAL.info - 9, quai du Commerce 1000 Bruxelles, Belgique | E-mail : info(at)risal.info