Equateur
Une instabilité sans fin
par Raúl Zibechi
Article publi le 9 mai 2007

Depuis une dizaine d’années, l’instabilité politico-sociale s’est installée en Equateur comme une conséquence de l’irruption de nouveaux acteurs (le mouvement indigène) s’affrontant  la résistance des vieilles élites qui refusent d’abandonner le contrôle de l’Etat.

Le triomphe écrasant du président Rafael Correa lors de la consultation du dimanche 15 avril, dans laquelle sa proposition de convoquer une assemblée constituante a obtenu l’appui de plus de 80% des Equatoriens, ouvre un processus électoral destiné  élire des constituants, dans un contexte de forte polarisation entre la droite et le gouvernement.

Durant ses premiers mois de gouvernement, Correa n’est pas arrivé  venir  bout de l’instabilité institutionnelle que vit le pays depuis plus de dix ans : depuis 1996, aucun président n’a terminé son mandat, en raison des insurrections et des protestations sociales  répétition qui ont secoué le pays. Il semble difficile qu’il y parvienne maintenant puisque la population - et particulièrement le mouvement indigène - ne paraît pas disposée  tolérer la domination des élites blanches qui ont enfoncé le pays dans la pauvreté malgré les ressources naturelles importantes, notamment le pétrole, dont il dispose ; et ces élites ne se résignent pas  perdre leurs privilèges, provoquant ainsi un climat de confrontation.

Le surprenant triomphe de Correa aux élections du 26 novembre a un rapport avec l’existence d’une société civile organisée qui a manifesté son rejet des plans néolibéraux. Sans parti et sans candidats au Congrès, le nouveau président compte sur le soutien d’une portion significative des Equatoriens. Il a devant lui la tâche ardue de démanteler un ‰tat colonial créé par les élites. Son arme principale, qui provoque une résistance tenace de la part de ces mêmes élites, est la convocation d’une assemblée constituante capable de refonder le pays et de le doter d’un ‰tat représentatif de ceux qui ont été exclus durant cinq siècles.

L’histoire longue

Le dernier président  avoir terminé son mandat est le conservateur Sixto Duran Ballen (1992-1996). Depuis lors, huit présidents se sont succédés dans un climat d’agitation sociale quasi permanente. Mais, en réalité, l’instabilité a commencé en 1990, lorsqu’en juin, un puissant soulèvement indigène, dirigé par la Confédération des Nationalités Indigènes de l’Equateur (Conaie), provoqua un séisme politique et social et plaça les indigènes au centre de la scène équatorienne. Depuis lors, ils sont devenus la force avec laquelle il faut négocier ou s’affronter. Ils ne redeviendront plus un acteur secondaire ou réduit au silence.

Abdala Bucaram remporta les élections de 1996, mais son gouvernement dura moins de six mois car il fut destitué par le Congrès pour cause d’ « incapacité mentale  gouverner  ». La gestion de Bucaram, un homme de droite, fut orageuse, entachée d’irrégularités et il provoqua des manifestations massives contre lui. La vice-présidente Rosalia Arteaga lui succéda pour quelques heures, mais le Congrès confia le pouvoir  son vice-président Fabian Alarcon qui exerça les fonctions de président intérimaire jusqu’ ce que, en ao »t 1998, Jamil Mahuad l’emporte au second tour des élections sur le millionnaire Alvaro Noboa.

Mahuad gouverna du 10 ao »t 1998 au 21 janvier 2000. Ce jour-l , une vaste révolte indigène appuyée par un groupe de colonels rebelles, parmi lesquels s’est distingué Lucio Gutierrez, le força  démissionner, et le vice-président Gustavo Noboa prit sa relève. Tout ceci se passa en pleine banqueroute financière qui mena au gel des dépôts des épargnants et  remplacer la monnaie nationale par le dollar.

Gutierrez gagna les élections de 2002 grâce  l’appui massif des indigènes, puisque l’ex-colonel s’était engagé  réaliser un programme de changements profonds en se déclarant « nationaliste, progressiste et révolutionnaire  » et en proposant « une seconde indépendance  » pour l’Equateur. Gutierrez fit entrer dans son cabinet d’éminents dirigeants indigènes, tels que Nina Pacari, première femme indigène  exercer la fonction de ministre des Affaires étrangères sur le continent.

Bien vite, Gutierrez trahit ses alliés. Il signa un accord avec le Fonds Monétaire International (FMI), décida un programme d’ajustement structurel et s’appuya sur la droite du Parti Social Chrétien (PSC). La Conaie souffrit une crise très dure dont elle ne s’est pas encore totalement remise. D’un côté, les dirigeants s’éloignèrent de leurs bases, puisque beaucoup occupèrent des postes dans le gouvernement. D’autre part, Gutierrez utilisa les ressources de l’Etat pour diviser et coopter le mouvement, et il alla même jusqu’ exercer une répression sélective contre ceux qui résistaient, jusqu’ ce que, en juillet 2003, six mois après l’installation d’un gouvernement qui avait soulevé d’énormes attentes, la Conaie retire ses militants du gouvernement.

A mesure que le gouvernement de Gutierrez devenait plus impopulaire, les protestations grandissaient. Les accords avec les organismes financiers internationaux conduisirent  la privatisation des entreprises publiques d’électricité et des télécommunications et  la suspension des subventions  la consommation de gaz. Le 20 avril 2005, le Congrès destitua Gutierrez au milieu d’une manifestation urbaine massive composée essentiellement des classes moyennes et des jeunes de Quito, connus sous le nom de « hors-la-loi  » (« forajidos  », nom utilisé par le président contre ceux qui le critiquaient).

Son successeur, Alfredo Palacio, prit ses distances  l’égard de la politique pro états-unienne de Gutierrez et nomma l’économiste Rafael Correa ministre de l’Economie. Un tournant se produisit alors dans l’histoire récente du pays. Depuis le ministère, Correa négocia avec le président du Venezuela, Hugo Chavez, la vente de 500 millions de dollars en bons de la dette extérieure et décida qu’une partie des exportations de pétrole ne seraient pas utilisées pour payer la dette mais pour des dépenses sociales. Cependant, les pressions de Washington, du FMI et de la Banque mondiale forcèrent la démission du ministre ; Palacio opéra un virage  droite et se montra disposé  signer un traité de libre-échange.

Une fois de plus, le pendule oscillait vers la droite. Mais, une fois de plus aussi, les indigènes prirent l’initiative. Le dernier grand soulèvement indigène en date se produisit en mars 2006 - il y en a eu au total plus de dix depuis 1990. Manifestations, blocages de rues, pays paralysé : le gouvernement répondit en décrétant l’état d’urgence dans la moitié du pays (11 provinces sur 22).

Les secteurs populaires se mobilisèrent sous le mot d’ordre « Nous ne voulons pas être une colonie des Etats-Unis  » et obtinrent une victoire éclatante. Le 15 mai 2006, le gouvernement de Palacio dut faire marche arrière : il décida d’expulser Occidental Petroleum (OXY) [1] et d’en confisquer les actifs, une mesure que réclamait le mouvement social comme un moyen de détendre la situation. De cette manière, la signature du traité de libre-échange restait en suspens, la Maison Blanche ayant fait savoir que dans de semblables conditions, elle ne le signerait pas. C’est dans ce climat que se produisit le triomphe électoral de Correa.

L’histoire récente

En vue des élections du 15 octobre, Rafael Correa créa le groupe Alianza País (AP, Alliance Pays) qui réunit un ensemble de groupes progressistes. La gauche traditionnelle présenta ses candidats comme elle a l’habitude de le faire. Et le mouvement indigène s’était engagé pour la candidature de Luis Macas, président de la Conaie. Aucun de ces deux secteurs n’obtint un soutien important dans les urnes ni aucune possibilité de vaincre la droite agglutinée autour du magnat de la banane Alvaro Noboa. Au premier tour, Noboa l’emporta (il y eut des dénonciations de fraude qui ne furent ni confirmées ni écartées), suivi de Correa. En vue du second tour, un vaste mouvement politico-social d’appui  la candidature de Correa fut créé. Il rassemblait les partis Pachakutik (indigène), le Mouvement populaire démocratique, le Parti socialiste et la Gauche démocratique, mais était surtout soutenu par plus de deux cents organisations sociales.

Ce vaste mouvement priva de sa victoire la droite qui paraissait en condition de vaincre. Correa se prononçait contre le traité de libre-échange ; il refusait de considérer les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) comme terroristes au contraire de ce que souhaiterait l’administration Bush ; il dit qu’il ne renouvellerait pas le contrat de la base militaire de Manta où opèrent les forces armées des Etats-Unis et soutint le projet d’intégration régionale mené par Hugo Chavez, l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Sur le sujet clé du pétrole, il fut catégorique : « Nous ne pouvons permettre que, sur cinq barils produits, les multinationales s’en attribuent quatre et nous en laissent un. Nous allons revoir la participation de l’Etat dans ces contrats.  » [2].

Bien qu’il défende son amitié avec Chavez, il a dit qu’il n’est pas « chaviste  », mais a assuré que « nous sommes partie prenante du socialisme du XXIe siècle qui cherche la justice sociale, la souveraineté nationale, la défense des ressources naturelles et une intégration régionale qui repose sur une logique de coordination, de coopération et de complémentarité  » [3] Avec ce discours et ces appuis, il l’emporta au second tour du 26 novembre avec 57% des votes.

Ce fut une surprise  l’extérieur du pays. Son triomphe fut écrasant dans la sierra andine habitée par les quechuas (il a atteint 75% dans la province de Cotopaxi) et dépassa les 60% dans presque toutes les provinces de la selva [amazonie]. Mais il perdit dans trois provinces de la côte, bastion de l’oligarchie bananière et financière - même s’il a obtenu un excellent score dans certaines d’entre elles, y compris la province de Guayas, où se trouve Guayaquil, la seconde ville du pays : il y obtint 43% [4].

Sans perdre de temps, Correa proposa de convoquer l’assemblée constituante. Immédiatement, le Congrès émit des objections, signalant que les cent députés élus n’abandonneraient pas leurs fonctions même si l’assemblée siégeait. Au contraire, Correa veut que la Constituante ait le pouvoir de révoquer le parlement et toutes les charges élues. Le 1er mars, le Tribunal Suprême Electoral (TSE) appela les Equatoriens  une consultation pour décider s’ils veulent convoquer une assemblée constituante, en date du 15 avril. Le gouvernement n’a pas le droit de réaliser la convocation directe et comme Correa n’a pas présenté de liste au Parlement, la majorité des députés (57 sur 100) ont refusé de le faire. C’est pourquoi il est nécessaire de passer par cette étape intermédiaire.

Mais au début du mois de mars, la majorité du Congrès décida de relever de ses fonctions le président du TSE, qui avait été nommé par ce même parlement, pour avoir convoqué le plébiscite. A son tour, le TSE destitua les 57 députés qui avaient voté la destitution de leur président avec pour argument le fait que la législation ordonne la destitution de tout fonctionnaire qui fait obstruction  un processus électoral [5].

La surenchère entre les pouvoirs conduisit  la fermeture du Parlement durant un mois. Le gouvernement appuya la résolution du TSE et maintint une garde policière autour du Congrès pour empêcher que les législateurs destitués n’entrent dans l’enceinte et n’y siègent. Le Congrès recommença  siéger le 10 avril, après un mois d’inactivité, avec une majorité de députés suppléants, ce qui était une manière de reconnaître la validité de la destitution des 57 députés. La ténacité de Correa avait triomphé, puisqu’il a pu surmonter la crise sans violer la loi et a réussi  faire du plébiscite pour convoquer la Constituante une réalité. De plus, suite  l’entrée des suppléants, le Congrès est devenu majoritairement favorable au président.

Il semble évident que Correa n’aurait pas pu sortir vainqueur de cette confrontation sans les appuis importants dont il jouit dans la population (quelque 70%, d’après les sondages) et sans l’énorme discrédit de la « particratie  » comme les Equatoriens appellent les politiciens qu’ils considèrent comme corrompus. Maintenant, il lui reste  organiser l’élection des 130 membres de la Constituante qui aura lieu entre octobre et novembre de cette année. Cent seront élus par circonscription provinciale ; 24, par circonscription nationale et six, par les émigrants résidant en Europe et aux Etats-Unis.

Un nouveau mouvement social

Les partis de la droite contrôlent la vie politique du pays et l’appareil d’‰tat depuis 25 ans. Même l’ex-chef du FMI, Michel Camdessus, a reconnu que l’Equateur se caractérise « par une relation incestueuse entre banquiers, groupes de pression politico-financiers et fonctionnaires corrompus  » [6]. Lesdits « fonctionnaires corrompus  » sont en réalité les hommes politiques du Parti Rénovateur Institutionnel d’Action Nationale (PRIAN) d’Alvaro Noboa, du Parti Société Patriotique (PSP) de l’ex-président Lucio Gutierrez, du Parti Social Chrétien (PSC) et l’Union Démocratique Chrétienne (UDC). Ces partis se répartissent les charges et les prébendes de l’‰tat. Pour cette raison, la crédibilité du Congrès et des politiques atteint  peine 5%, et c’est ce qui a permis  Correa de gagner les élections et, entre autres raisons, pour ne pas avoir présenté de candidats au parlement [7].

Les 17 groupes économiques les plus importants du pays comptent 563 entreprises dont les revenus s’élèvent  cinq milliards de dollars - 14% du Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Equateur. Mais leur déclaration d’impôt sur les revenus de 2005 équivaut seulement  6% du total collecté [8]. A lui seul, le Groupe Noboa, d’Alvaro Noboa, rival de Correa dans les dernières élections, possède 144 entreprises, a cumulé des revenus pour 575 millions de dollars en 2005 et fait 3,9 millions de dollars de profit. Mais, pour l’impôt sur le revenu, il ne déclare que 978 mille dollars [9]. Ces données sont une petite illustration des groupes économiques qui dominent le pays, représentés par la droite et qui nomment des fonctionnaires corrompus qui leur permettent d’échapper  l’impôt. Et ces groupes craignent qu’un gouvernement transparent ne mette fin  leurs fabuleux profits.

C’est contre cet état de choses qu’est né, au cours de la dernière décennie, un « mouvement citoyen  », celui qui a porté Correa au gouvernement. L’économiste Pablo Davalos affirme qu’en Equateur, il y a eu trois acteurs importants dans les dernières décennies : 1° les travailleurs, dont le protagonisme s’est affaibli avec le modèle néolibéral ; 2° le mouvement indigène, qui malgré son grand protagonisme, fait montre d’usure dans ses « dynamiques, discours et propositions  » ; et 3° le nouveau mouvement citoyen qui représente un éventail hétérogène d’intérêts et se propose comme principal objectif « la réforme politique  » [10].

Il ne s’agit pas d’un mouvement traditionnel avec des profils définis. Il représente plutôt une réaction morale profonde des citoyens. Le mouvement citoyen « pose la question de la moralisation du système politique libéral, exprimée par la mise  l’écart des partis dans les organismes de contrôle, d’élections et de justice, et par des changements procéduriers de la représentation et de l’exercice du pouvoir qui envisagent, entre autres, la révocation du mandat, des mécanismes anticorruption et la fiscalisation du système politique  » [11].

« Moraliser  » la politique peut sembler peu de chose aux yeux de la vieille gauche, mais, dans le contexte équatorien, ce serait une véritable révolution. Ce qui est certain, c’est que ce mouvement diffus est en train de changer le pays : d’abord, il a mis Gutierrez  terre et maintenant, il a porté Correa au palais de gouvernement.

A la différence des mouvements antérieurs, le mouvement citoyen actuel intègre les classes moyennes des villes qui sont devenues grandes consommatrices grâce au modèle néolibéral et qui exigent aujourd’hui une démocratie qui fonctionne. Ces classes moyennes ont bénéficié de la dollarisation, surtout grâce aux envois (les « remesas  ») des émigrants. Entre 2000 et 2005, deux millions d’Equatoriens sur une population de 12 millions ont quitté le pays. Leurs envois en 2006 se sont élevés  3 milliards de dollars, un montant fabuleux qui s’approche des 3,6 milliards que représentent les exportations annuelles de pétrole, le principal produit d’exportation du pays. Cet argent arrive directement aux familles et alimente une consommation centrée sur les malls [grands centres commerciaux]. Pour Davalos, « les classes moyennes exigent que le système politique fonctionne avec la même transparence que celle qu’ils attribuent au fonctionnement du marché.  » [12].

Le défi qui se pose au président Correa est de donner transparence et efficience au système politique, ce qui suppose de le réformer  fond. Il doit d’abord vaincre la résistance des élites et des fonctionnaires publics. Mais, en second lieu, il doit affronter la contradiction suivante : ne pas sortir de la dollarisation qui transforme le pays en une colonie de l’économie des Etats-Unis tout en arborant un discours de souveraineté nationale et en résistant au renouvellement du contrat pour la base de Manta. S’il revient  la monnaie nationale, les classes moyennes se sentiront trompées puisque leur pouvoir d’achat ne pourra se maintenir. Mais s’il ne le fait pas, des millions de paysans et de pauvres urbains ou d’indigènes continueront  s’appauvrir alors que leurs économies ont été détruites par la dollarisation. A la longue, il devra choisir entre les gagnants et les perdants de la dollarisation. Un choix difficile mais impossible  contourner.

Ressources

Eduardo Tamayo, “Consulta popular se perfila como salida a la crisis”, 23 mars 2007, sur http://www.alainet.org/

Kintto Lucas, “Endémica crisis institucional”, 8 mars 2007, sur http://www.ipsenespanol.net/

— Maurice Lemoine, “Equateur, une victoire  consolider”, Le Monde Diplomatique, Paris, janvier 2007.

— Pablo Dávalos, “Movimientos ciudadanos, Asamblea Constituyente y neoliberalismo” 16 janvier 2007, sur http://www.ircamericas.org/esp/4162

Notes :

[1[NDLR] Le 15 mai 2006, le gouvernement équatorien a résilié le contrat d’exploitation de l’entreprise transnationale Occidental Petroleum Corporation (OXY) qui opérait dans l’ouest du pays suite  des irrégularités légales commises par l’entreprise. Il s’agit sans conteste d’une victoire du mouvement social qui réclamait depuis longtemps l’expulsion de cette transnationale états-unienne.

[2Maurice Lemoine, ob. cit.

[3Idem.

[4Données du Tribunal suprême électoral du 28 novembre, sur www.hoy.com.ec

[5Kintto Lucas, ob. cit.

[6Cité par Roger burbach dans “Nuevo gobierno izquierdista triunfa en la confrontación con la derecha”, sur Alterinfos , 2 avril 2007.

[7Eduardo Tamayo, ob. cit.

[8Idem.

[9Idem.

[10Pablo Dávalos, ob. cit.

[11Idem.

[12Entretien avec Pablo Dávalos.

Source : IRC Programa de las américas (http://www.ircamericas.org/), 20 avril 2007.

Traduction : Marie-Paule Cartuyvels, pour le RISAL (http://risal.collectifs.net/).

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