Venezuela
Le d√©fi du ¬« socialisme du XXIe si√®cle ¬ »
par Stuart Pipper
Article publiť le 29 juin 2007

Il existe une tension au cŇ“ur de la r√©volution bolivarienne du Venezuela. Bien que pr√©sente depuis plusieurs ann√©es, elle n’est apparue sur le devant de la sc√®ne qu’au cours des derniers mois, depuis la r√©√©lection pr√©sidentielle d’Hugo Chavez en d√©cembre 2006, son annonce des ¬« cinq moteurs ¬ » [1] pour propulser le pays vers le ¬« socialisme du XXIe si√®cle ¬ », et son appel pour un nouveau parti, le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), afin d’organiser cette transition. C’est la tension entre les r√©alisations anti-n√©olib√©rales et anti-imp√©rialistes de la r√©volution - qui sont ind√©niables - et sa promesse socialiste - qui n’est pr√©cis√©ment encore rien d’autre qu’une promesse.

C’est bien s√ »r la profondeur des r√©formes structurelles du Venezuela - sa rupture souvent bruyante mais non moins r√©elle avec les priorit√©s marchandes du Consensus de Washington - qui a fait du processus une r√©f√©rence pour le mouvement altermondialiste et la gauche internationale. C’est d’abord cette attitude anti-n√©olib√©rale consistante qui a motiv√© le bon accueil fait √ Hugo Chavez au Forum social mondial de Porto Alegre en 2005, avant m√™me qu’il ne prenne le moindre engagement en faveur du socialisme.

Cet impact a de loin d√©pass√© l’Am√©rique latine et les cercles de solidarit√© traditionnels d’Europe et d’Am√©rique du Nord. Deux exemples embl√©matiques : le premier vient d’Indon√©sie, o√Ļ le nouveau parti de gauche PAPERNAS fait r√©f√©rence de mani√®re r√©p√©t√©e √ l’exemple v√©n√©zu√©lien pour expliquer et justifier sa plate-forme pour le r√©tablissement de la souverainet√© nationale sur les ressources naturelles et le d√©veloppement √©conomique du pays. Le second vient d’Egypte, o√Ļ il est coutume dans le bazar du Caire de donner aux dattes en vente le nom de personnages publics, en fonction de la qualit√© de chaque lot de ces fruits secs. A la suite de la guerre au Liban de l’ann√©e derni√®re, il n’√©tait pas rare que les vari√©t√©s les plus am√®res portent les noms ¬« Bush ¬ », ¬« Blair ¬ » et ¬« Olmert ¬ ». Ni que les dattes, les plus fines, les plus douces, soient appel√©es ¬« Nasrallah ¬ », du nom du leader du Hezbollah. Mais, parmi les autres vari√©t√©s savoureuses, quelques places plus bas, il en √©tait une nomm√©e ¬« Chavez ¬ ». Le dirigeant v√©n√©zu√©lien a en effet retir√© son ambassadeur d’Isra√« l, en protestation contre l’agression.

Tout ceci illustre simplement le retentissement extraordinaire que l’opposition tenace du Venezuela √ l’Empire a eu aupr√®s de dizaines de millions de ce que Frantz Fanon avait appel√©s jadis ¬« les damn√©s de la terre ¬ » - un retentissement sans pareil au cours des vingt derni√®res ann√©es, devenu perceptible apr√®s la d√©faite du coup d’√‰tat anti-Chavez de 2002 et le d√©veloppement, √ partir de 2003, des ¬« missions ¬ » de sant√© et d’alphab√©tisation.

Le retour des questions stratégique

Mais, plus r√©cemment, quelque chose d’autre a √©merg√© pour donner au processus v√©n√©zu√©lien un impact plus grand, plus profond encore. Cela a commenc√© en 2005 avec l’invitation de Chavez √ discuter du ¬« socialisme du XXIe si√®cle ¬ », une discussion qui se poursuit avec plus d’intensit√© que jamais depuis son engagement en d√©cembre 2006 √ en faire le principal d√©fi pour le Venezuela dans la p√©riode √ venir. C’est naturellement d’une importance d√©cisive pour la lutte au Venezuela. Mais cela transforme aussi son potentiel international.

D’abord, pour tous ceux d’entre nous qui militent dans des pays o√Ļ le mot ¬« socialisme ¬ » a disparu du vocabulaire politique de la plupart des gens au cours des 17 derni√®res ann√©es, voire plus, il est soudainement redevenu possible de parler de socialisme sans donner l’impression de d√©barquer d’une autre galaxie. Plus encore, le Venezuela est le premier laboratoire grandeur nature - au moins depuis le Nicaragua dans les ann√©es 80 - √ exp√©rimenter ce √ quoi la d√©mocratie socialiste pourrait r√©ellement ressembler au XXIe si√®cle, et quelles strat√©gies sont valables pour y parvenir. Certaines de ces questions strat√©giques se sont mises √ r√©appara√ģtre sous la forme th√©orique au cours des derni√®res ann√©es. A titre d’exemple, il y eut un d√©bat important dans les pages de Critique communiste, de la Ligue Communiste R√©volutionnaire (LCR) fran√ßaise, impliquant Daniel Bensaid, Antoine Artous, Alex Callinicos et d’autres. Parmi les questions centrales : dans les conditions actuelles, une r√©volution socialiste et la construction d’un nouveau type d’√‰tat impliquent-elles n√©cessairement un moment crucial, explosif, o√Ļ l’ancien appareil d’√‰tat s’effondre, une sorte de ¬« prise du palais d’Hiver ¬ », r√©sultant d’une gr√®ve g√©n√©rale insurrectionnelle ou peut-√™tre d’une lutte militaire prolong√©e ? Ou est-il possible d’envisager l’√©mergence de nouvelles structures √©tatiques, d√©fendant de nouveaux int√©r√™ts de classe, √ c√īt√© ou m√™me √ l’int√©rieur de l’ancien √‰tat d√©fendant les int√©r√™ts de l’ancienne classe dominante ?

C’est probablement la question la plus d√©cisive qui se pose au mouvement bolivarien. Au risque de simplifier abusivement, le processus politique au Venezuela peut √™tre d√©crit comme une r√©volution nationaliste, anti-n√©olib√©rale et anti-imp√©rialiste, au sein de laquelle une r√©volution socialiste lutte pour √©merger. Et, paradoxalement, les deux aspects se cristallisent dans la personne de Chavez. La r√©volution socialiste lutte pour √©merger car le processus s’est d’abord d√©velopp√© √ partir d’une victoire √©lectorale conventionnelle (d√©mocratique bourgeoise) en 1998, avec l’appui d’une assez large coalition interclassiste et qui, au moins jusqu’au coup d’√‰tat avort√© d’avril 2002, a fait peu pour d√©passer le cadre institutionnel. La Constitution bolivarienne de 2000 a certes r√©vis√© ces institutions et comprenait nombre de passages radicaux sur la participation populaire et la centralit√© des besoins et du potentiel humains, mais elle n’a pas remis en cause les principes de base (de la d√©mocratie repr√©sentative, ou des relations de propri√©t√© priv√©e). Jusqu’√ un certain point, elle a enracin√© l’alliance de classes qui l’avait port√©e.

Depuis l’insurrection contre le coup d’√‰tat de 2002, et sp√©cialement depuis la lutte contre le lock-out patronal √ la fin de cette ann√©e-l√ , les mobilisations populaires, les missions, les comit√©s de terres urbaines, diverses exp√©riences sporadiques ou partielles de contr√īle ouvrier, quelques-unes des coop√©ratives rurales et urbaines et, plus r√©cemment, les conseils communaux √©mergeants, ont commenc√© √ d√©passer l’ancien cadre de l’Etat bourgeois, jusqu’√ le ¬« d√©fier ¬ ». Mais les leviers centraux du pouvoir au Venezuela - en ce compris le bureau de la pr√©sidence - demeurent institutionnellement localis√©s, m√™me ¬« pi√©g√©s ¬ », au sein des anciennes structures administratives. Le probl√®me pour le mouvement bolivarien - et peut-√™tre pour la plupart des situations r√©volutionnaires potentielles dans le monde d’aujourd’hui - est de savoir contourner l’appareil existant, tout en √©tant parvenu au pouvoir √ travers lui (c’est-√ -dire par une √©lection). Dans le cas v√©n√©zu√©lien, ce probl√®me est li√© √ un autre : comment le mouvement peut-il d√©velopper une v√©ritable direction collective et se lib√©rer de la pesante tutelle d’un ¬« caudillo ¬ » r√©volutionnaire, aussi int√®gre et capable soit-il, comme Chavez lui-m√™me semble en reconna√ģtre la n√©cessit√© ?

Cogestion ouvrière et démocratie communale

Deux des d√©veloppements les plus r√©cents au Venezuela, ainsi qu’un plus ancien, semblent indiquer une possible solution. Le plus ancien est l’exp√©rience de cogestion avec contr√īle ouvrier d√©velopp√©e dans quelques entreprises depuis d√©but 2005, dont la plus notable est la fabrique d’aluminium ALCASA de Ciudad Guayana [2]. Cette exp√©rience reste tr√®s limit√©e dans sa diffusion, in√©gale dans son application, et des signes inqui√©tants laissent √ penser qu’elle serait tomb√©e en disgr√Ęce aupr√®s des dirigeants. Chavez n’en a presque pas fait mention dans ses discours d’ouverture de d√©cembre et de janvier √©bauchant les priorit√©s pour la nouvelle p√©riode de la r√©volution. Mais elle demeure jusqu’√ pr√©sent l’exemple le plus ambitieux et inspirant d’une alternative radicale √ l’ancien syst√®me. Les deux d√©veloppements les plus r√©cents sont l’appel pour la construction du PSUV, ¬« le parti le plus d√©mocratique que le Venezuela ait jamais connu ¬ », et l’¬« explosion r√©volutionnaire de pouvoir communal ¬ » d√©sign√©e par Chavez comme le cinqui√®me et plus important moteur de la transition du Venezuela vers le ¬« socialisme du XXIe si√®cle ¬ ».

Tout ceci semble confirmer une vieille v√©rit√© : la solution ne peut √™tre que la d√©mocratie - l’extension radicale de la d√©mocratie dans toutes les sph√®res de la vie sociale - car c’est, en derni√®re analyse, l’essence m√™me du socialisme. La ¬« propri√©t√© collective ¬ » des moyens de production est inutile si elle n’implique pas une extension du contr√īle d√©mocratique sur l’√©conomie.

Voici comment le pr√©sident Chavez a d√©crit le d√©fi du pouvoir communal, le 8 janvier, lors de la prestation de serment de son nouveau gouvernement :

¬«  Cette ann√©e, avec les conseils communaux, nous devons d√©passer l’√©chelon local. Nous devons commencer √ cr√©er, d’abord par loi, une sorte de conf√©d√©ration r√©gionale, locale et nationale de conseils communaux. Nous devons avancer vers la cr√©ation d’un √‰tat communal. Et l’ancien √‰tat bourgeois, toujours l√ , encore vivant, nous avons √ le d√©manteler pi√®ce par pi√®ce, au fur et √ mesure de la construction de l’√‰tat communal, de l’√‰tat socialiste, de l’√‰tat bolivarien - un √‰tat capable de mener √ bien une r√©volution. Presque tous les Etats sont n√©s pour emp√™cher les r√©volutions. Notre t√Ęche est de convertir un √‰tat contre-r√©volutionnaire en √‰tat r√©volutionnaire. ¬ »

C’est √©videmment une vision ambitieuse ! Le r√©volutionnaire v√©n√©zu√©lien et ancien ministre Roland Denis - souvent un critique de gauche de Chavez - a certainement raison lorsqu’il voit dans les conseils communaux - destin√©s √ rassembler de 200 √ 400 familles pour d√©battre et d√©cider des d√©penses locales et des plans de d√©veloppement - une opportunit√© historique pour se d√©faire de l’√‰tat bourgeois. En th√©orie, il en existe d√©j√ 18 000, et il devrait en exister 30 000. En pratique, la plupart ont encore √ s’organiser et √ fonctionner.

Problèmes

Mais la conception actuelle des conseils communaux pose deux probl√®mes. Le premier est qu’ils ne sont pas enti√®rement autonomes. Ils ont √©t√© cr√©√©s et sont r√©gl√©s par une loi r√©dig√©e et adopt√©e par l’¬« ancien √‰tat ¬ », m√™me si c’est un ancien √‰tat peupl√© de chavistes. Cela diff√®re significativement du Budget Participatif (BP) de Porto Alegre ou d’autres de ses manifestations plus radicales dans d’autres villes du Br√©sil, qui ont influenc√© l’initiative v√©n√©zu√©lienne √ un degr√© consid√©rable. Le BP y a √©t√© √©tabli ¬« informellement ¬ » par une convergence des mouvements sociaux des quartiers pauvres et du parti local au pouvoir, le Parti des Travailleurs (PT), profitant d’une faille dans la constitution br√©silienne de 1988. Un de ses principes fondamentaux est l’autonomie et l’autor√©gulation. Il n’y a jamais eu la moindre l√©gislation sur le BP : il a √©crit ses propres r√®gles et peut les modifier √ volont√©, et ni les repr√©sentants du gouvernement local, ni ceux du parti n’ont de prise directe sur lui.

Le second probl√®me est que les conseils communaux n’ont pas de pouvoir de d√©cision souverain sur l’enti√®ret√© des budgets locaux. En fait, les sommes d√©battues et allou√©es par les conseils communaux du Venezuela proviennent de versement directement allou√©s par la Commission pr√©sidentielle pour le pouvoir communal - un total de 1,6 milliards de dollars l’ann√©e derni√®re et autour du double cette ann√©e. Ils ne contr√īlent pas les budgets publics existants et leurs relations avec les ressources et les structures administratives sous le contr√īle des assembl√©es locales, maires et gouverneurs √©lus demeurent floues. Vont-ils commencer √ les absorber et les supplanter ou exister parall√®lement √ eux ?

Ces deux probl√®mes sont partiellement le r√©sultat d’un autre : en d√©pit de l’explosion de toutes sortes de mobilisations sociales au cours de ces derni√®res ann√©es, le Venezuela n’a jamais eu une tradition de mouvements sociaux fortement organis√©s, ni de parti r√©volutionnaire de masse, ni m√™me de parti de classe, capable d’organiser de telles initiatives. Le ¬« ph√©nom√®ne Chavez ¬ » joue en partie un r√īle de substitut.

Voila pourquoi l’appel √ construire le PSUV est potentiellement un pas si important. Cela pourrait tout simplement √™tre la meilleure fa√ßon de surmonter la d√©pendance √ un seul leader central. Mais √ la seule condition que ce soit un parti fondamentalement ouvert et d√©mocratique, et pas un instrument monolithique destin√© uniquement √ relayer des d√©cisions d√©j√ prises. C’est un d√©fi d’envergure pour les nombreux petits courants et partis qui s’identifient d√©j√ comme marxistes ou socialistes. Le plus important d’entre eux √ √™tre issu d’une tradition explicitement marxiste r√©volutionnaire - le Parti R√©volution et Socialisme (PRS) regroupant notamment les principaux leaders de la f√©d√©ration syndicale Uni√≥n Nacional de Trabajadores (UNT) actuellement divis√©e - vient de se scinder sur la question, certains de ses leaders les plus connus rejoignant le projet du PSUV, tandis que les autres ont d√©cid√© de rester en dehors. Notre opinion est que les premiers ont absolument raison d’arguer que cette opportunit√© ne doit pas √™tre manqu√©e et que c’est justement parce qu’il existe un r√©el danger que le projet soit d√©tourn√© par de vieux √©l√©ments bureaucratiques que les r√©volutionnaires doivent combattre pour s’assurer que le PSUV soit pleinement d√©mocratique et n’accueille pas de repr√©sentants de la classe capitaliste v√©n√©zu√©lienne ou de la nouvelle bureaucratie qui mine la r√©volution bolivarienne de l’int√©rieur. C’est fort semblable au combat men√© par les camarades de la section br√©silienne de la IVe Internationale [le courant D√©mocratie socialiste, troskyste, ndlr] dans les ann√©es 80 pour faire du PT un ¬« parti sans chefs ¬ » avec un maximum de d√©mocratie interne, de pleins droits de tendance, la repr√©sentation proportionnelle des minorit√©s √ la direction, un quota de 30% de femmes, etc. - un combat qui fut largement victorieux et qui a contribu√© √ faire du PT la r√©f√©rence qu’il fut pour la gauche internationale pendant une d√©cennie au moins.

Trois enjeux

Pour r√©sumer, trois enjeux imm√©diats et un enjeu √ moyen terme semblent se pr√©senter au processus r√©volutionnaire v√©n√©zu√©lien :

— Le nouveau parti pourra-t-il devenir un v√©ritable parti r√©volutionnaire de masse - ce qui implique un espace profond√©ment pluraliste et d√©mocratique pour organiser et coordonner l’activit√© de tous les secteurs et courants de la classe ouvri√®re (au sens le plus large) et d’autres secteurs opprim√©s de la soci√©t√© v√©n√©zu√©lienne ?

— Les exp√©riences exemplaires de cogestion ouvri√®re avec contr√īle ouvrier parviendront-elles √ s’√©tendre dans des sections beaucoup plus larges des secteurs public et priv√© ? R√©ussiront-elles √ faire le lien avec les conseils communaux et d’autres formes de pouvoir populaire territorial, et √ les impliquer dans le contr√īle d√©mocratique des lieux de travail et, plus largement, de l’√©conomie ?

— Les nouveaux conseils communaux pourront-ils devenir de v√©ritables centres de pouvoir populaire, disposant d’un pouvoir de d√©cision souverain sur tous les aspects des budgets et plans de d√©veloppements locaux et nationaux ? Et tous ces organes parviendront-ils √ s’unir au plan national pour construire un nouveau type d’√‰tat qui d√©fende les int√©r√™ts populaires ?

En d’autres mots, les d√©fis imm√©diats sont d’ordre d√©mocratique. Ils s’orientent vers une extension radicale de la d√©mocratie participative dans chaque coin et recoin de l’√©difice social, bien au-del√ de la sph√®re politique traditionnelle. Et c’est bien s√ »r ce qu’a toujours √©t√© le projet socialiste - avant, pendant, et apr√®s le XXIe si√®cle - : un approfondissement sans pr√©c√©dent des droits d√©mocratiques. Sous cet angle, la question des nationalisations et de l’expropriation du capital priv√© devient une cons√©quence naturelle, plut√īt qu’une condition pr√©alable. D√®s que le capital cesse d’√™tre contr√īl√© par les capitalistes et qu’il est soumis aux d√©cisions d√©mocratiques des travailleurs et de la communaut√©, aux niveaux local et national, il cesse aussit√īt d’√™tre un capital priv√© et commence √ ob√©ir √ une toute autre logique - celle des besoins et du potentiel humains et - tout aussi urgemment - de la survie de l’environnement. Et le parcours entre ces deux points fait aussi partie des sujets dont la th√©orie de la r√©volution permanente a entam√© l’analyse, il y a pr√®s d’un si√®cle.

Notes :

[1[NDLR] 1er moteur : la loi hablitante, voie directe au socialisme ; 2e moteur : la r√©forme constitutionnelle : √©tat de droit socialiste ; 3e moteur : morale et lumi√®res, √©ducation bas√©e sur des valeurs socialistes ; 4e moteur : la nouvelle g√©om√©trie du pouvoir, la r√©organisation socialiste de la nouvelle g√©opolitique de la nation ; 5e moteur : explosion du pouvoir communal, d√©mocratie ¬« protagonique ¬ », r√©volutionnaire et socialiste.

[2[NDLR] Lire Fabrice Thomas, Exp√©rience de ¬« cogestion ¬ » dans la fabrique d’aluminium Alcasa, Inprecor, n¬°510, octobre 2005.

Source : International Viewpoint (http://www.internationalviewpoint.org/), n¬°389, mai 2007.

Traduction : Matthieu Renda, pour le site Web de la Ligue Communiste R√©volutionnaire - Belgique (ex-Parti Ouvier Socialiste). Traduction revue par l’√©quipe du RISAL.

Les opinions exprimťes et les arguments avancťs dans cet article demeurent l'entiŤre responsabilitť de l'auteur-e et ne reflŤtent pas nťcessairement ceux du Rťseau d'Information et de Solidaritť avec l'Amťrique Latine (RISAL).
RISAL.info - 9, quai du Commerce 1000 Bruxelles, Belgique | E-mail : info(at)risal.info