Derrière les sabotages de l’industrie du pétrole
La main états-unienne sur le pétrole vénézuélien
par Tulio Monsalve
Article publi le 11 janvier 2003

L’ensemble du secteur informatique de l’industrie publique du pétrole vénézuélien est dans les mains d’une agence privée dirigée par des ex-militaires de Washington.

L’ensemble du secteur informatique de Pdvsa [entreprise pétrolière du Venezuela,  capitaux publics] est dans les mains de Intesa, société promue par la direction exécutive de l’entreprise, dont les projets visent  "détruire" l’industrie publique du pétrole.

La haute direction a fait de son pouvoir de contrôle sur la technologie informatique de Pdvsa une arme politique précieuse. Le groupe de direction des sabotages réside dans le fameux septième étage du siège de Pdvsa de La Campina  Caracas. Ce dernier est le centre principal de l’Intelligence du chantage. Il s’agit de la salle technique du commando qui ourdit les coups d’Etat. Depuis cette salle, ils arrivent  contrôler tous les systèmes d’information de l’industrie pétrolière. Depuis cette salle est dirigé le sabotage pétrolier et sont maintenus les rapports entre les groupes de pouvoirs économique et politique associés  la Saic, Science Aplications International Corporation aux Etats-Unis, firme associée  Intesa.

Sur la base d’une reconstruction historique rapide, je chercherais  expliquer qui sont la société Intesa et son associée Saic ; qu’est-ce elles font ; d’où elles viennent et ce qu’elles visent.

Intesa est née en 1996 de la collaboration entre Pdvsa et Saic. Le capital initial, comme toujours, a été fourni par le Venezuela qui a cependant droit  seulement le 40% des actions. Par le biais d’un processus d’outsourcing (sous-traitance  un agent extérieur) le contrôle de l’information et de tous les ordinateurs de Pdvsa a été mis en mains étatsuniennes. L’externalisation a été justifiée en assurant qu’elle aurait garanti l’abattement des co »ts des services d’assistance informatique.

Des mensonges. Il en résulte que les amis de Saic encaissent de Pdvsa presque de 80 millions de dollars par année. Cependant, le n“ud central concerne la possibilité de mettre la main sur toute l’information vitale de Pdvsa.

On la contrôle donc. On peut la gérer et on peut intervenir en totale autonomie. Les saboteurs peuvent avoir accès  toutes les données financières, techniques, de bilan et des affaires de l’entreprise. Ils ont la possibilité, et menacent constamment de le faire, de provoquer des accidents dont les proportions seraient inimaginables.

D’ailleurs Saic n’est pas étrangère  ce genre de modalités d’intervention. Elle est accusée aux Etats-Unis d’avoir comme management un groupe de cadres dirigeants entièrement sélectionné parmi les militaires et le personnel des services secrets. Parmi ses administrateurs, il y a deux ex secrétaires de la Défense : William Perry et Melvin Laird. On peut y rajouter deux anciens directeurs de Cia : John Deutch et Robert Gates. Il y en a aussi d’autres, de moindre importance, mais avec les mêmes origines. Actuellement parmi ses administrateurs on trouve : le général Wayne Downing (ancien commandant des forces spéciales des Etats-Unis) ; le général Jasper Welch (ex-coordinateur du Conseil national de Sécurité) ; l’amiral Boby Ray Inman (ex directeur de l’agence nationale de sécurité et ex directeur de la Cia). Le président de Saic, J. R. Beyster, est membre du Comité des conseillers  la sécurité des télécommunications, un pion fondamental dans le système de sécurité national des Etats-Unis. Il s’agit d’un organisme transversal de trente membres, qui réunit les différentes composantes des services secrets des ‰tats-Unis et ils sont liés aux propriétaires des sociétés privées de production de technologie d’espionnage dans le secteur des communications.

Le fondateur J. R. Beyster est un expert en physique nucléaire. Il est une figure de relief aux ‰tats-Unis. Président de la commission nationale des entrepreneurs, il est chargé de promouvoir la « libre entreprise ».

La Saic est chargée de renforcer le système informatique de protection du Département de la Défense étatsunien. Elle a libre accès aux centres décisionnels des principales industries pétrolières du monde, y compris les concurrents internationaux de Pdvsa. Ella a obtenu les contrats les plus importants pour la définition des projets de systèmes de défense et d’attaque aérospatiale du gouvernement américain.

Une de ses dirigeantes, Janice Stromsen, a été licenciée parce qu’elle a été prise comme utilisant des informations sur les systèmes de police en Amérique Latine ; informations obtenues par le biais de Saic. Et cela, afin de recruter des agents destinés  la création d’une hypothétique force spéciale de sécurité.

Les revenus annuels de Saic s’élèvent  environ 2 milliards de dollars. Le 90% provient de contrats stipulés avec le gouvernement américain dans le domaine de la défense et des services d’informations. Le volume des affaires de Intesa en Amérique Latine dépasse les 300 millions de dollars : le plus important dans le secteur des services de technologie d’information du continent.

Son président au Venezuela est le très célèbre entrepreneur Pablo Orsolani. Ce monsieur traite des nombreuses affaires. Dommage qu’ils concernent tous la société Pdvsa. Tous obtenus par l’intermédiaire de Saic ! 11 janvier 2003.

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