√€ quand un accord migratoire int√©gral ?
Les migrants, arme des politiciens du Mexique et des √‰tats-Unis
par Jim Cason , David Brooks
Article publiť le 14 août 2003

Malgr√© quelques d√©clarations optimistes, en r√©alit√© personne ne s’attend √ ce qu’un pacte migratoire entre le Mexique et les √‰tats-Unis ne soit conclu avant les √©lections de novembre 2004. Ce qui est s√ »r, par contre, c’est que les politiciens des deux pays continueront d’aborder ce th√®me, chacun en fonction de ses propres int√©r√™ts, et dans le cadre du jeu √©lectoral national. Le th√®me est en fait utile pour les politiciens. Les Mexicains peuvent se pr√©senter comme leaders de leurs compatriotes et gagner du terrain au Mexique et dans les communaut√©s migrantes. Les voisins du Nord veulent inclure dans leur jeu √©lectoral la nouvelle minorit√© la plus importante du pays, les Latinos. Et les migrants ?

Washington et New-York. Quand Santiago Creel (porte-parole du gouvernement mexicain, n.d.tr.) se rendit √ Washington la semaine derni√®re et d√©clara que son objectif √©tait d’insister sur "l’opportunit√© de conclure une nouvelle entente migratoire", cela indiquait, semble-t-il, que l’on cherchait √ lancer une nouvelle campagne pour ressusciter la n√©gociation bilat√©rale en vue d’un accord migratoire int√©gral, bloqu√©e depuis le 11 septembre 2001.

Le ministre des Affaires √©trang√®res, Luis Ernesto Derbez, le seconda depuis Houston, le 12 juillet. Il pensait que des progr√®s pourraient avoir lieu vers un accord migratoire avant les prochaines √©lections pr√©sidentielles √©tasuniennes, en 2004, et affirma que "les pas en avant vers la conclusion d’un accord √©taient en train d’√™tre √©valu√©s". Derbez a toutefois nuanc√© : "Nous ne parlons pas de tout l’accord, pas maintenant", tout en signalant qu’"il y a des gens qui souffrent actuellement car il n’y a pas d’accord migratoire pour garantir leurs droits. C’est le combat du gouvernement de (Vicente) Fox".

Le m√™me jour, pr√®s de Tucson, un autre corps, celui d’un immigrant non identifi√© de 49 ans, √©tait retrouv√©. La veille, dans la m√™me r√©gion, le corps d’une femme et le squelette d’une autre personne avaient √©t√© d√©couverts. Ce qui pourrait √™tre l’"√©t√© le plus fatal jamais enregistr√©" en Arizona montrait ses dents f√©roces, selon le quotidien Arizona Republic. Ce dernier rapporta que le chiffre d’immigrants sans papiers retrouv√©s morts dans cet √‰tat depuis octobre 2002 s’√©levait d√©j√ √ 93. Quelques jours auparavant, une maison habit√©e par des sans papiers mexicains avaient √©t√© incendi√©es √ Farmingville, Long Island. Tandis qu’en G√©orgie, il y a eu des arrestations et des d√©portations de sans papiers... Ce qui r√©sume le quotidien des vies -et parfois les morts- des sans papiers mexicains, dont le nombre oscille de 3 √ 6 millions, sans compter les 300.000 qui ont travers√© la fronti√®re sans papiers l’an dernier.

Ni les morts, ni les d√©clarations des secr√©taires du gouvernement mexicain n’ont un caract√®re particuli√®rement exceptionnel. Peu de gens ici ont confiance dans les d√©clarations des politiciens qui arrivent avec les promesses de "sauver" et de "defendre" les droits humains des Mexicains √©tablis dans ce pays. Jerry Dom√≠nguez, directeur de la Casa M√©xico √ New-York, et qui promotionna le vote utile en faveur de Fox dans la r√©gion, ne croit d√©j√ plus le locataire de Los Pinos (r√©sidence du pr√©sident mexicain, n.d.tr.) ni personne de la classe politique mexicaine. "Ils d√©barquent et font de bonnes promesses, se prennent en photo et ne font rien. Ils ne nous ont rien apport√©".

Creel et Derbez, en tout cas, s’ajoutent √ la longue liste de politiciens mexicains qui se sont rendus aux √‰tats-Unis pour se pr√©senter comme les champions des migrants, une liste dans laquelle on retrouve Vicente Fox, Cuauht√©moc C√°rdenas, Jorge G. Casta√Īeda, Ernesto Zedillo, et un nombre incalculable de gouverneurs, dont Jos√© Murat, Arturo Montiel, L√°zaro C√°rdenas Batel, Ricardo Monreal et Melquiades Morales, sans compter les dizaines de d√©put√©s, s√©nateurs et dirigeants de partis. Tous arrivent avec des promesses, de belles paroles sur la d√©fense de conationaux r√©sidant ici, avec de grandes strat√©gies et quelques-uns avec des propositions concr√®tes.

Mais le Mexique n’a jamais utilis√© son pouvoir r√©el pour obliger un changement de la politique migratoire des √‰tats-Unis. Pas un seul politicien mexicain ne s’est risqu√© √ menacer de suspendre par exemple l’envoi de p√©trole √ ce pays (le Mexique est son second fournisseur de p√©trole brut) s’il n’y a pas d’amnistie des sans papiers, ou d’interrompre le paiement de la dette s’il n’y a pas d’accord migratoire. Aucun n’a appel√© les principales organisations latinas √ conditionner leur vote en √©change d’un accord. Les immigrants comprennent qu’ils sont une priorit√© des politiciens mexicains mais qu’ils ne sont pas la priorit√© principale. La vente de p√©trole, le paiement de la dette, le commerce et l’investissement √©tranger ont toujours √©t√© plus importants.

Tant que ce panorama ne changera pas, que la rh√©torique de d√©fense des immigrants ne se traduira pas concr√®tement dans les faits -par exemple en insistant sur un accord incluant une amnistie-, la d√©ception et le manque de cr√©dibilit√© continueront de cro√ģtre. De fait, au sein des communaut√©s, les d√©clarations des politiciens mexicains, lors de leurs tourn√©es aux √‰tats-Unis, provoquent surtout des suspicions sur le fait que l’objectif r√©el n’est pas d’obtenir quelque chose pour les migrants, mais de continuer ce qui est d√©j√ une nouvelle tradition parmi les politiciens mexicains, √ savoir : exploiter la question migratoire afin de rehausser leur image dans les deux pays et b√©n√©ficier, en termes objectifs, de ce que l’√©conomie mexicaine a de mieux √ exporter : sa main-d’Ň“uvre.

L’histoire r√©cente du jeu sur les migrations

Bien que les politiciens mexicains ne soient pas dispos√©s √ suspendre la vente de p√©trole en √©change d’un accord migratoire, ils ont par contre sacrifi√© un tel accord pour garantir le "libre-√©change" avec les √‰tats-Unis. Carlos Salinas de Gortari utilisa le th√®me migratoire pour promouvoir l’approbation de l’Accord de libre-√©change (ALENA). Le secr√©taire du Commerce de l’√©poque, Herminio Blanco, voyageait aux √‰tats-Unis avec un message pour divers secteurs √©tasuniens qui n’√©taient pas convaincus par l’accord commercial : "Ou vous acceptez nos produits ou vous devrez accepter notre population". On dit que lors de la n√©gociation de l’ALENA, le gouvernement mexicain accepta de retirer la question migratoire de la n√©gociation en √©change de l’accord des √‰tats-Unis de retirer, eux, le th√®me du p√©trole. Les deux questions les plus d√©licates de la relation entre les deux pays furent ainsi √©cart√©es. En r√©alit√©, il est clair que ni l’une ni l’autre ne rest√®rent √ l’√©cart et continuent d’√™tre au centre de la n√©gociation bilat√©rale, de mani√®re implicite ou explicite. En ce qui concerne l’argument de Blanco, le r√©sultat est clair : les √‰tasuniens ont autant accept√© les produits que les Mexicains.

Dans les faits, le r√©sultat peut-√™tre le plus notable de l’ALENA est que le produit mexicain d’exportation qui ait obtenu le plus de succ√®s aux √‰tats-Unis est justement la main-d’Ň“uvre mexicaine. Quel autre produit continue de g√©n√©rer des b√©n√©fices, ann√©e apr√®s ann√©e, longtemps apr√®s avoir √©t√© envoy√©, comme le montrent les dix milliards de dollars que les migrants renvoient au pays, sans compter ce qu’ils laissent aux √‰tats-Unis ?

Les migrants ont √©t√© les ¬« non mentionn√©s ¬ » -on leur a octroy√© encore moins de droits qu’aux capitaux et aux produits dans le cadre du TLCAN-, mais ils ont √©t√© sans aucun doute une pi√®ce-cl√© de l’int√©gration √©conomique entre le Mexique et les √‰tats-Unis. La d√©pendance croissante des deux √©conomies envers la main-d’Ň“uvre de la diaspora a ouvert un espace utile pour les politiciens des deux nations.

Tandis que Salinas vendait l’ALENA comme un antidote contre l’immigration ill√©gale, Cuauht√©moc C√°rdenas (du Parti de la r√©volution d√©mocratique, PRD, social-d√©mocrate, n.d.tr.) lan√ßait une contre-proposition incorporant √©galement le th√®me de la migration. L’Iniciativa Continental de Comercio y Desarrollo fut pr√©sent√©e devant des forums patronaux, syndicaux et devant d’autres secteurs sociaux, comme une proposition alternative d’int√©gration √©conomique affirmant que le commerce n’√©tait pas une fin en soi, mais un moyen pour le d√©veloppement, et que le type d’accord commercial d√©pendait de la d√©finition de la politique de d√©veloppement de chaque pays. Dans ce cadre-l√ , C√°rdenas soulignait que l’on pouvait envisager un mod√®le d’int√©gration √©conomique ne s’opposant pas aux int√©r√™ts des travailleurs, paysans et √©cologistes de chaque pays, mais cherchant √ s’√©tablir √ partir d’un consensus social binational sur un d√©veloppement qui b√©n√©ficiera aux majorit√©s des deux pays. C√°rdenas argumentait que c’√©tait pr√©cis√©ment incorporer de mani√®re explicite, dans le cadre d’un accord, les droits et la protection des immigrants. De fait, il postula que l’objectif √ long terme √©tait de cr√©er un pays o√Ļ les immigrants d√©sireraient revenir pour construire.

Cette proposition fut re√ßue avec un grand enthousiasme aux √‰tats-Unis, √ l’√©poque de la n√©gociation de l’ALENA, mais ne fut jamais pr√©sent√©e au Mexique. Les raisons sont compliqu√©es, mais on peut r√©sumer en disant que le PRD prit la d√©cision que la bataille sur l’ALENA √©tait perdue. D√®s lors, promouvoir une alternative n’√©tait pas une option pragmatique dans la conjoncture de l’√©poque. L’initiative fut abandonn√©e. Mais C√°rdenas comprit la signification de cette force politique potentielle, et √©tablit une s√©rie de bureaux et de repr√©sentations au sein des communaut√©s mexicaines, en particulier √ Chicago et en Californie. De plus, le courant cardeniste et le rejet envers le gouvernement du PRI √©taient encore bien ancr√©s au sein de la communaut√© mexicaine dans ce pays.

C√°rdenas joua un r√īle cl√© dans l’amenuisement des divergences entre divers secteurs organis√©s ici, et essaya de consolider une pr√©sence politique mexicaine au sein de la communaut√© immigrante.


Le th√®me migratoire fut utilis√© durant la derni√®re d√©cennie -aux √‰tats-Unis tant par les anti-immigrants que par les auto-proclam√©s d√©fenseurs des immigrants et, au Mexique par quasi tout l’√©ventail politique- pour marquer des buts politiques qui avaient peu √ voir avec la relation bilat√©rale, mais plut√īt li√©s √ la dynamique interne de chaque pays.

El PRD joua avec le th√®me du vote de l’ext√©rieur, pendant que le gouvernement d’Ernesto Zedillo envoyait son ministre des Affaires √©trang√®res Rosario Green d√©noncer les abus contre les immigrants, et tandis que s’armaient et se d√©sarmaient des initiatives du PRD, PRI y PAN pour chercher √ √©tablir des bases dans diff√©rentes communaut√©s d’immigrants. C’est ainsi que d√©marra la comp√©tition pour voir qui disait la m√™me chose mais plus fort que l’autre : "nous devons d√©fendre les droits des Mexicains aux Etats-Unis". Mais un nouveau ph√©nom√®ne voit √©galement le jour : la migration devint une question cl√© dans la politique interne des deux pays.

La migration et la politique intérieure

Quand un politicien mexicain se pr√©sente aux Etats-Unis, il rencontre une r√©alit√© : le th√®me migratoire n’a que peu √ voir avec la relation bilat√©rale mais quasi enti√®rement avec la dynamique de la politique int√©rieure. Sortir du Mexique en d√©clarant "Moi, j’arriverai √ convaincre les gringos" ou annoncer qu’il y a des possibilit√©s parce qu’"il y a de la bonne volont√©", c’est arriver ici pour s’√©craser sur une autre r√©alit√©. La politique migratoire est le r√©sultat d’une n√©gociation interne entre divers int√©r√™ts, du secteur patronal au syndical, en passant par l’extr√™me droite, les conflits au sein m√™me de la communaut√© dite latina et les int√©r√™ts r√©gionaux. Comme l’affirma Arturo Valenzuela -ex-Secr√©taire assistant d’Etat pour l’H√©misph√®re occidental et ex-charg√© des relations interam√©ricaines du Conseil national de s√©curit√© de la Maison Blanche durant la pr√©sidence de Bill Clinton-, presque toute la politique √©tasunienne envers le Mexique et les Am√©riques est fonction de la politique int√©rieure.

Six jours qui firent trembler la relation bilatérale

Les graines sem√©es par C√°rdenas dans la communaut√© immigr√©e ici furent r√©colt√©es par Vicente Fox, qui se pr√©senta devant des milliers d’immigrants durant sa campagne √©lectorale pour les qualifier d’"h√©ros" et s’engager √ obtenir un accord migratoire pour garantir leurs droits.


Le 6 septembre 2001, un fait inhabituel eut lieu entre les deux pays : le Mexique mena une offensive et obligea Washington √ r√©pondre -le th√®me migratoire √©tait devenu le centre de la relation bilat√©rale : il fut d√©cid√©, en principe, et pour la premi√®re fois, de n√©gocier bilat√©ralement un accord migratoire int√©gral. Le pr√©sident et son strat√®ge et chancelier Jorge G. Casta√Īeda avaient trouv√© le nŇ“ud gordien. Et, fait encore plus √©tonnant, ils d√©cid√®rent d’agir, face √ la fen√™tre d’opportunit√©s qui s’√©tait ouverte dans la dynamique de la politique int√©rieure des √‰tats-Unis. Cinq jours plus tard, la porte se ferma. Et celui qui √©tait sur le point de devenir le h√©ros de ceux-l√ m√™me qu’il avait qualifi√© de "h√©roes" devint finalement une victime de plus des attentats du 11 septembre.

Mais l’initiative de Fox et de Casta√Īeda repr√©senta peut-√™tre l’initiative politique la plus audacieuse et radicale sur le th√®me de la migration depuis des d√©cennies. Elle g√©n√©ra de grands espoirs, car c’√©tait une proposition ambitieuse et pragmatique √ la fois. La proposition de "r√©gulariser" ou de "normaliser" la question des migrations sur base d’une s√©rie int√©grale d’initiatives -depuis une amnistie conditionn√©e, jusqu’√ un nouveau programme de travailleurs invit√©s, en passant par un fonds de d√©veloppement pour des zones produisant des migrants- faisait partie d’un jeu diplomatique mexicain qui, pour la premi√®re fois, incorporait une lecture de la dynamique int√©rieure √©tasunienne et faisait un calcul politique des forces sociales, √©conomiques et politiques internes qui en d√©termineraient le r√©sultat.

Parmi ces tendances et forces, on trouvait : le pr√©sident de la R√©serve f√©d√©rale, Alan Greenspan, qui avait d√©clar√© que des pans entiers de l’√©conomie √©tasunienne d√©pendaient d√©sormais de la main-d’Ň“uvre immigr√©e ; la centrale ouvri√®re
AFL-CIO, qui fit volte-face sur la question (passant d’un rejet de toute r√©forme migratoire √ une position en faveur de l’amnistie et des droits des travailleurs sans papiers) ; une association d’industries de services, h√ītels et restaurants, dont les membres repr√©sentaient plus de 12 millions d’emplois, se pronon√ßa en faveur d’une large r√©forme migratoire (il vaut la peine de signaler que tous les secteurs patronaux et syndicaux n’ont pas favoris√© un accord ; il y a diff√©rentes opinions et oppositions bas√©es sur les int√©r√™ts particuliers de chacun). Cette combinaison de forces et d’int√©r√™ts offraient les √©l√©ments pour un consensus sans pr√©c√©dent aux √‰tats-Unis, en faveur d’une large r√©forme migratoire. Mais l’ingr√©dient cl√© de cette opportunit√© historique fut la longue p√©riode de croissance √©conomique.

Cette opportunit√© ne fut pas ferm√©e par le 11 septembre, mais par les politiques √©tasuniens. Les conditions objectives qui existaient avant les attentats sur la question migratoire sont les m√™mes aujourd’hui. Mais ce qui a annul√© la possibilit√© d’un large accord dans ce domaine, c’est l’√©conomie, en stagnation depuis deux ans, ce qui a provoqu√© la perte de quelque 3 millions d’emplois. Politiquement, il est extr√™mement difficile d’Ň“uvrer en faveur d’un accord permettant la l√©galisation et l’arriv√©e de plus de travailleurs √ des moments o√Ļ des millions de postes de travail disparaissent.

Dans cette conjoncture, peu sont ceux qui esp√®rent qu’une v√©ritable initiative ne se d√©veloppe avant les √©lections de novembre 2004. Mais les politiciens des deux pays continueront √ parler d’elle, chacun pour satisfaire ses propres int√©r√™ts particuliers, comme un √©l√©ment du jeu √©lectoral. Dans les faits, l’unique conclusion objective est que l’√©tat actuel de la question migratoire -voire m√™me int√©ressante- pour les politiciens du Mexique et des √‰tats-Unis. Le Mexique peut continuer de regretter les morts et les abus, et m√™me d√©noncer les √‰tats-Unis et ainsi gagner du terrain dans le pays comme dans les communaut√©s mexicaines ici. Et aux √‰tats-Unis, le jeu politique sur la migration tourne autour de la concurrente des votes de la nouvelle minorit√© la plus grande du pays, les latinos. De plus, les forces anti-immigr√©s sont en train de renouveler leur pr√©sence une fois de plus, utilisant autant la crise √©conomique que la nouvelle vague de patriotisme pour nourrir leur cause et, partant, leur influence politique.

Pour toutes ces raisons, un changement majeur de la politique migratoire ne semble pas √™tre √ l’ordre du tour. L’indicateur d’un changement ne se verra pas dans les d√©clarations de Creel, Derbez ou d’autres politiciens, au Mexique comme aux √‰tats-Unis. Un changement r√©el n’aura seulement lieu que lorsque les forces sociales et √©conomiques des deux pays accumuleront suffisamment de pouvoir pour insister afin que les d√©clarations politiques deviennent r√©alit√©.

Source : La Jornada (www.jornada.unam.mx), suppl√©ment Masiosare, 20 juillet 2003.

Traduction : Gil B. Lahout et Fr√©d√©ric L√©v√™que, pour le RISAL.

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