Cuba et le mythe des bibliothèques indépendantes
par Salim Lamrani
Article publi le 16 mai 2004

Conformément  leur stratégie de déstabilisation de la société cubaine, les Etats-Unis, en plus de financer et diriger des « journalistes indépendants  » et des « militants des droits de l’homme  », ont créé des « bibliothèques indépendantes  ». [1] Le rôle principal de ces organisations consiste  effectuer un travail de désinformation au sein du pays, et  créer les conditions propices  une fragilisation de la nation, qui plus est, se trouve déj dans un contexte géopolitique fortement hostile. Ces différents groupuscules sont présentés dans la presse internationale comme étant le noyau de la future « société civile et démocratique  ». Les médias ne daignent toujours pas prêter attention  l’assise factuelle, pourtant aisément accessible et vérifiable, et préfèrent parler de dissidence interne.

Créées en 1998 par M. Ramón Humberto Colás Castillo sur les conseils directs de la Section des intérêts nord-américains (SINA) de La Havane, les « bibliothèques indépendantes  » étaient censées donner l’illusion d’une opposition croissante au gouvernement cubain. La naissance de ces entités entre directement dans la man“uvre politique des Etats-Unis qui consiste  manipuler la réalité de l’Ile. [2] En effet, ces bibliothèques devaient officiellement permettre aux Cubains d’avoir accès  une véritable information indépendante, mais n’étaient en réalité que des groupements de propagande au service de Washington.

Parmi les ouvrages fournis personnellement par la SINA  ces « bibliothécaires  », se trouvaient les rapports rédigés par le Département d’Etat étasunien portant sur la question des violations des droits de l’homme  Cuba, des discours du président Bush ainsi que des écrits traitant du fonctionnement de la société étasunienne. Les journaux The Miami Herald et El Nuevo Herald de Miami, considérablement influencés par l’extrême droite cubaine en exil, étaient également fournis aux « bibliothécaires  », ainsi que la littérature produite par la composante fascisante de Floride. Ceux-ci étaient en contact permanent avec M. James Cason, chef de la diplomatie étasunienne, et appliquaient ses directives moyennant une conséquente rétribution financière. [3] M. Cason, arrivé  La Havane en septembre 2002, s’est illustré par son attitude provocatrice, ses déclarations interventionnistes et ses réunions publiques avec la « dissidence cubaine  ». [4]

Il est curieux qu’aucun organisme de la presse internationale n’ait soulevé des questions qui relèvent d’une logique élémentaire. Des bibliothèques indépendantes  Cuba ? Les Cubains n’auraient-ils point accès aux livres ? Il sied de mettre de côté les préjugés idéologiques et d’évoquer les chiffres.

A Cuba, près de 400 bibliothèques publiques prêtent des services totalement gratuits, sans compter celles qui se trouvent dans quasiment toutes les universités et écoles. Avant la Révolution, il n’y en avait que 32. [5] En 2003, plus de 2.000 titres pour un tirage de trente millions d’exemplaires ont été publiés. Chaque année, l’évènement culturel le plus important de l’hémisphère latino-américain est la Foire internationale du livre de Cuba, qui réunit les plus célèbres écrivains du monde. En 2004, la Foire a touché trente-quatre villes, présenté plus de 1.000 titres et vendu près de cinq millions d’ouvrages  des prix incomparablement inférieurs  ceux de n’importe quel autre pays du monde. De plus, aucune nation du Tiers-monde n’a créé autant de bibliothèques publiques que Cuba. [6]

Le taux d’analphabétisme pour l’Amérique latine est de 11,7% et de 0,2% pour Cuba. [7] Le Département de l’Education de l’UNESCO note que Cuba dispose du taux d’analphabétisme le plus bas et du taux de scolarisation le plus élevé d’Amérique latine. Selon le même organisme, un élève cubain possède deux fois plus de connaissance qu’un enfant latino-américain. Il ajoute que « Cuba, bien que ce soit l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine, dispose des meilleurs résultats en ce qui concerne l’éducation basique ». Juan Cassassus du Latin American Laboratory for Evaluation and Quality of Education de l’UNESCO note que « l’éducation a été la priorité de haut rang  Cuba depuis 40 ans. C’est une véritable société d’éducation  ». [8] Cuba a-t-elle vraiment besoin de « bibliothèques indépendantes  », ou sont-elles simplement des rideaux de fumée occultant des intentions plus sombres ?

M. Nelson Valdés, professeur de sociologie  l’Université de New Mexico questionnait également la validité de ces associations : « Pourquoi un tel intérêt  défendre le droit  la lecture de onze millions de personnes qui sont presque  100% alphabétisées, alors que le nombre de gens qui sont illettrés aux Etats-Unis est trois fois supérieur au nombre de Cubains vivant sur l’Ile ?  ». Effectivement, plus de trente millions d’Etasuniens ne savent ni lire ni écrire. « Après tout, l’illettrisme est la plus importante expression de la censure  » remarquait-il. [9]

Diverses organisations professionnelles étasuniennes ont réalisé un travail de recherche au sujet des « bibliothécaires indépendants  », et ont constaté que ces structures n’étaient que des façades contrôlées par les Etats-Unis.

L’Assemblée générale de la International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA), tenue  Boston le 24 ao »t 2001, a exhorté « le gouvernement américain  distribuer largement  Cuba tout matériel d’information, spécialement aux bibliothèques cubaines, et non pas seulement  des €˜individus ou des organisations non gouvernementales indépendantes’ qui représentent les intérêts politiques des Etats-Unis  ». [10] En effet, les autorités étasuniennes, en plus de financer ces bibliothèques, bloquent l’accès de nombreuses revues et publications, notamment scientifiques et universitaires, aux Cubains. Par exemple, dans un domaine aussi vital que la médecine, près de 50% des publications sont étasuniennes, mais les professionnels cubains ne peuvent pas y accéder.

Une étude intitulée « Payment For Services Rendered : U.S.-Funded Dissent and the Independent Libraries Project  » (Paiement pour services rendus : une dissidence financée par les Etats-Unis et le Projet de bibliothèques indépendantes) a complètement été passée sous silence. Présentée lors du Conseil de la côte du Pacifique sur les études latino-américaines, le 8 et 9 novembre 2002,  l’Université de l’Est (Los Angeles), par Mme Rhonda L. Neugebauer, elle rendait compte de la visite que cette bibliographe de l’Université de Californie (Riverside) avait effectuée, en compagnie de M. Larry Oberg, bibliothécaire de l’Université de Willamette, en 2000  Cuba,  plus d’une dizaine de « bibliothèques indépendantes  ». Elle en tirait les conclusions suivantes :

En nous entretenant avec les propriétaires de ces « bibliothèques  », nous avons découvert qu’elles étaient des points de remise de matériaux et de contact, soigneusement choisis par le personnel de la Section des intérêts nord-américains et par d’autres, qui s’y rendaient fréquemment pour remettre des documents et de l’argent. Nous avons également découvert que pour pouvoir accepter des matériaux antigouvernementaux et augmenter le nombre de « bibliothèques  », les « bibliothécaires  » touchaient des émoluments mensuels  titre, comme l’un d’eux le qualifiait, de « services rendus  ».

Nos entretiens avec eux contrastent en grande mesure avec la campagne lancée par ceux qui les financent aux Etats-Unis et nous ont permis de constater que les communiqués distribués aux Etats-Unis au sujet de ces « bibliothèques  » étaient délibérément faussés et  motivation politique. (...)

Notre recherche a démontré que ce que la campagne des « Amis des bibliothèques cubaines  » a identifié comme une « force pour la liberté intellectuelle  » faisait simplement partie d’une stratégie de la politique étrangère étasunienne qui recommandait de manière hypocrite une « ouverture de la société civile  »  Cuba,  travers le financement d’une variété de groupes de dissidents. Durant les dernières années, Washington a octroyé des millions de dollars  des groupes étasuniens et cubains afin de créer une « société civile  », dont ils espèrent qu’elle mènera  une déstabilisation du gouvernement cubain et finalement  un « changement de régime  »  La Havane. (...)

Dans certains cas, les « bibliothèques  » n’existent plus car le « bibliothécaire  » est parti aux Etats-Unis, ou a offert sa « bibliothèque  ». Dans un cas, nous avons pu vérifier qu’un « bibliothécaire  », listé sur la page Web « Independent Library Project  », était parti aux Etats-Unis six ans plus tôt, alors que son nom continue d’apparaître comme étant directeur d’une bibliothèque  Cuba, et il est cité comme ayant été « réprimé  » et « intimidé  »  Cuba pour son travail de bibliothécaire.

Nous avons découvert que la plupart des « bibliothèques  » se limitaient  quelques étagères de livres dans des résidences privées et que leurs ouvrages étaient typiques de ce que possèdent de nombreux Cubains et de nombreuses bibliothèques. En réalité, la majeure partie de leurs livres étaient publiés  Cuba, par le gouvernement cubain. (...)

On nous a dit que le personnel de la Section des intérêts nord-américains leur fournissait de nombreux articles qui n’étaient pas publiés  Cuba, et qu’ils recevaient des visites régulières de la part de ce personnel qui leur remettait des paquets ainsi que de l’argent chaque mois.

Etant donné que c’était la première fois que l’on faisait mention d’argent en référence  leur travail, j’ai demandé, « Pourquoi êtes vous payés ?  » « Pour des services rendus  », m’a répondu le « bibliothécaire  ». « Ces bibliothèques aident l’opposition  Cuba et notre direction  Miami. Ils nous disent ce que nous devons faire. Ils reçoivent nos rapports et nouvelles. Ils nous donnent de l’argent afin que nous puissions faire ce que nous faisons ici, être des dissidents et construire une opposition contre le gouvernement cubain  ». (...)

Lors de nos visites dans les « bibliothèques  », nous avons posé des questions  propos de la supposée répression, intimidation et confiscation de matériaux, dont des rapports ont été fréquemment mentionnés et largement diffusés aux Etats-Unis sur les listes de bibliothèques d’un groupe nommé « Amis des bibliothèques cubaines  ». Leurs bulletins de presse ont fait mention d’horribles histoires où des « bibliothécaires  » avaient été réprimés, leur collection de livres confisqués, et qu’ils étaient régulièrement menacés et harcelés par les forces de sécurité cubaine, et parfois emprisonnés. Nous n’avons trouvé aucune preuve corroborant ces faits dans les bulletins de presse des Amis des bibliothèques cubaines. Plusieurs « bibliothécaires  » nous ont dit qu’ils avaient été arrêtés ou brièvement emprisonnés, mais ils ont immédiatement clarifié que cela était d »  leurs activités « d’opposition  » ou pour avoir transgressé la loi, en général pour avoir essayé de quitter le pays sans visa. (...)

Ils ont des connections avec des groupes politiques en dehors du pays, principalement des groupes et des individus anticastristes, dont la plupart a reçu des fonds  travers diverses organisations basées aux Etats-Unis [et] dont le but est de changer le gouvernement cubain. (...)

Ils n’ont pas effectué de peines de prison pour leur activité de bibliothécaire, mais pour leurs activités illégales et pour avoir organisé des opérations politiques dirigées de l’étranger (ce qui est illégal  Cuba).

Ils ont conscience des connexions politiques, financières et diplomatiques de leur travail avec le gouvernement étasunien. (...)

Quand nous avons demandé aux « bibliothécaires  » s’ils faisaient circuler leurs livres dans le voisinage, ils nous ont répondu qu’ils distribuaient leurs livres  de nombreuses personnes qui voulaient lire de nouvelles idées, des idées qui supportent le capitalisme et la liberté. Cependant, quand nous avons interrogé les voisins pour savoir s’ils avaient connaissance des bibliothèques, ils ont répondu par la négative. (...)

L’existence de ces « bibliothèques indépendantes  », leur possession de matériel des anticastristes d’extrême droite, leur association avec des membres de la Section des intérêts nord-américain et avec la communauté de Miami qui essayent de renverser le gouvernement cubain disqualifie leur principal argument et leur cri de ralliement - celui de la censure et des restrictions sévères de la liberté intellectuelle. (...)

Ils agissent toujours ; ils fournissent toujours des rapports  Radio Marti, Cubanet et d’autres médias ; ils parlent toujours  la presse étrangère et aux bibliothécaires et diplomates étrangers qui leur rendent visite. Donc, ils sont toujours bien payés pour leurs services rendus. [11]

La American Library Association (ALA) a également dénoncé la fraude des « bibliothèques indépendantes  ». Mme Ann Sparanese, bibliothécaire  la Englewood Public Library et membre de la ALA a fait la déclaration suivante : « Ce ne sont pas du tout des bibliothécaires. Ils sont payés par le gouvernement étasunien (...) qui essaye d’acheter des dissidents  Cuba  ». [12]

Quant  la Canadian Library Association (CLA), elle a voté une résolution en juin 2003, lors d’une conférence  Toronto, stipulant que « la CLA s’oppose  toute tentative d’un gouvernement étranger de déstabiliser le gouvernement de Cuba par des blocus économiques, la subversion, des aventures militaires, des tentatives d’assassinat, et par le financement extérieur d’une opposition politique  travers €˜des organisations de la société civile’  ». Par les « organisations de la société civile  », la CLA se référait aux « militants des droits de l’homme  », aux « journalistes indépendants  » et, évidemment, aux « bibliothécaires indépendants  ». [13]

M. Ramón Humberto Colás Castillo a quitté Cuba pour les Etats-Unis en décembre 2001. Il est actuellement membre de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), une organisation fasciste composée d’extrémistes cubains, qui en plus de son travail de lobbying auprès des membres du Congrès étasunien, est spécialisée dans le terrorisme international. Récemment, l’un de ses associés, M. Luis Posada Carriles, considéré comme un vieil habitué « du réseau terroriste latino-américain  » [14], ancien agent de la CIA et mercenaire, auteur de près d’une centaine d’assassinats, a été condamné  huit années de réclusion criminelle au Panama pour activités terroristes. [15]

En effet, il avait tenté d’assassiner le président cubain, alors que celui-ci donnait une conférence  l’Université de Panama le 17 novembre 2000. Il avait placé une bombe de quinze kilos d’explosifs C4 dans l’enceinte universitaire où 2 000 étudiants étaient venus assister au discours de M. Fidel Castro. La police panaméenne avait estimé que l’explosion aurait pu faire des centaines de victimes. Les tentatives de la FNCA de libérer M. Posada Carriles ont échoué, mais une nouvelle collecte de fonds a été organisée  Miami par l’extrême droite cubaine, dans laquelle a participé M. Francisco « Pepe  » Hernández, président de la FNCA. [16]

M. Colás Castillo passe actuellement son temps entre les Etats-Unis et l’Europe, où il essaye de fédérer les différentes institutions internationales et gouvernements autour de son projet qui est en réalité la création intellectuelle du gouvernement étasunien. En juillet 2003, il a même été reçu par les plus hautes autorités françaises au Quai d’Orsay  Paris. La diplomatie française, se pliant  la politique agressive de Washington contre Cuba, a d’ailleurs en partie cessé sa coopération avec Cuba dans différents secteurs. Elle reçoit maintenant en grande pompe les membres d’une organisation terroriste. [17]

Un autre fait est également inquiétant. Le Maire de la ville de Paris, M. Bertrand Delano« , a ouvertement apporté son soutien au projet de parrainage des « bibliothèques indépendantes  », également créé par M. Colás Castillo. En effet, dans un courrier du 9 mars 2004, M. Delano« affirmait au Collectif solidarité Cuba libre qu’il pourra compter sur son appui. Ainsi, l’une des plus importantes personnalités politiques de la gauche française offre son aide  un groupe, dont au moins l’un des membres appartient  une entité extrémiste lourdement impliquée dans le terrorisme international. Mais le maire de la capitale française sait-il vraiment  qui il a affaire ? [18]

Notes :

[1Voir Salim Lamrani, « Commission des droits de l’homme de Genève : Cuba, le Honduras et l’histoire d’un terroriste notoire devenu diplomate étasunien  », RISAL, 29 avril 2004. http://risal.collectifs.net/article... (site consulté le 29 avril 2004).

[2Rosa Miriam Elizalde & Luis Baez, “Los Disidentes” (La Havane : Editora Política, 2003), p. 56.

[3Ibid., pp. 47-66

[4Felipe Pérez Roque, Nous ne comptons pas renoncer  notre souveraineté, Conférence de presse offerte par le ministre des relations extérieures de la République de Cuba le 9 avril 2003. (La Havane : Editora Política, 2003) pp. 16-18. Granma, « Le terrorisme et la société civile comme instruments de la politique des USA envers Cuba (IV). En suivant l’argent  », 30 juillet 2004. http://www.granmai.cubasi.cu/france... (site consulté le 30 avril 2004).

[5Rhonda L. Neugebauer, « Payment For Services Rendered : U.S.-Funded Dissent and the Independent Libraries Project  », University of California Riverside, 8-9 novembre 2002. http://www.cubalinda.com/English/Gr... (site consulté le 30 avril 2004).

[6Ministère des Relations extérieures de la République de Cuba, Cuba et sa défense de la totalité des droits de l’homme pour tous, (La Havane : Editora Política, mars 2004), p. 48. http://perso.club-internet/vdedaj/c... (site consulté le 29 avril 2004).

[7United Nations Development Program, « Human Development Indicators 2003 : Cuba  », 2003. www.undp.org/hdr2003/indicator/cty_f_CUB.html (site consulté le 22 mars 2004) ; Commission Economique Pour l’Amérique Latine (CEPAL), Indicadores del desarrollo socioeconómico de América Latina. (Nations Unies, 2002), pp. 12, 13, 39, 41, 43-47, 49-56, 66-67, 716-733.

[8United Nations Economic Commission for Latin America and the Caribbean (ECLAC), op. cit., pp. 190-95 ; Latin American Laboratory for Evaluation and Quality of Education, « Learning in Latin American  », UNESCO, 3 septembre 1999. http://www.unesco.org/education/edu... (site consulté le 10 mars 2003).

[9Nelson Valdes, « Response to Nat Hentoff  », International Responsabilities Task Force of the American Library Association’s Social Responsabilities Round, décembre 2003. http://www.pitt.edu/ ttwiss/irtf/cu... (site consulté le 30 avril 2004).

[10International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA), « Resolution Adopted at IFLA Council II Held at Boston on Friday 24th August 2001  », 24 ao »t 2001. http://www.ifla.org/IV/ifla67/resol... (site consulté le 30 avril 2004).

[11Rhonda L. Neugebauer, op. cit.

[12Tim Wheeler, « ALA Rejects U.S.-Backed Libraries in Cuba  », People’s Weekly World, 24 mai 2003. http://www.pww.org/article/articlev... (site consulté le 30 avril 2004).

[13Canadian Library Association, « CLA’s Resolution  », American Library Association, juin 2003. http://www.ala.org/Template.cfm?Sec... (site consulté le 30 avril 2004).

[14Noam Chomsky & Edward S. Herman, Economie politique des droits de l’homme. La « Washington Connection  » et le Fascisme dans le Tiers Monde (Paris : J.E. Hallier & Albin Michel, 1981), p. 50.

[15Ann Louise Bardach & Larry Rohter, « Key Cuba Foe Claims Exiles’ Backing  », New York Times, 12 juillet 1998, 1, 3, 4, 5. http://www.nytimes.com/librairy/wor... (site consulté le 3 février 2003) ; El Nuevo Herald, « Condenan en Panamá a Luis Posada Carriles  », 21 avril 2004 : 23A ; El Nuevo Herald, « Piden Pena máxima contra anticastristas  », 18 mars 2004 : 17A.

[16El Nuevo Herald, « Recaudan fondos para exiliados presos en Panamá  », 23 avril 2004 : 17A. Voir également Glenn Garvin, « Panama : Exile Says Aim Was Castro Hit  », The Miami Herald, 13 janvier 2001 ; Glenn Garvin & Frances Robles, « Panama Suspect Has Ties to Dade  », The Miami Herald, 21 novembre 2001 ; John Rice, « Panama : Fidel Steals Show With Death Plot  », The Associated Press, 18 novembre 2000 ; Fernando Martínez & David Aponte, « Anticastristas llegaron a Panamá para asesinarlo, denuncia Castro  », La Jornada, 18 novembre 2000.

[17Paulo A. Paranagua, « €˜Si tu vas  Cuba, emporte un livre’, demandent les opposants  », Le Monde, 25 juillet 2003.

[18Bertrand Delano« , « Alcalde de París confirma apadrinamiento de bibliotecas independientes en Cuba  », La Nueva Cuba, 26 mars 2004. http://www.lanuevacuba.com/nuevacub... (site consulté le 31 mars 2004).

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