José Steinsleger

Ecrivain et journaliste argentin. Chroniqueur au quotidien mexicain La Jornada. Auteur de plusieurs oeuvres abordant des thèmes politiques et la réalité latinoaméricaine et internationale.

  • Colombie
    Qui est Alvaro Uribe Vélez ?
    Le ballon allait et venait mais la maladresse des joueurs enlevait de la fluidité au jeu. Les spectateurs gardaient le silence. Fragile et faible, l’élasticité du ballon n’était pas appropriée. Un des joueurs a dit : « Espérons que la prochaine fois ils le gonflent avant le match ! . Les équipes ont lâché de féroces éclats de rire. Ce match, qui s’est déroulé le 27 février (...)
    La Jornada | 13 septembre 2006 | Lire la suite
  • Quarantième anniversaire de l’invasion états-unienne en République dominicaine
    En 1965, les marines et la 82e aéroportée - aujourd’hui en Irak - mettaient fin de fait un cycle de quatre années de crise qui avait débuté avec l’assassinat du quasi éternel dictateur Trujillo. Comme en Haïti aujourd’hui, il y eut aussi une force interaméricaine d’intervention sur la moitié orientale de l’île. A cette occasion, le RISAL publie deux articles, de Página (...)
    La Jornada , Página 12 | 28 mai 2005 | Lire la suite
  • Cuba : journalisme et malhonnêteté
    Dans une missive intitulée Letter to Castro , un groupe d’écrivains et de journalistes « indépendants ont réclamé Fidel Castro « la libération immédiate et inconditionnelle de tous les journalistes cubains qui sont emprisonnés . Les signataires invoquent l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, qui traite du droit informer et être informé. (...)
    La Jornada | 8 avril 2005 | Lire la suite
  • La discrète criminalité du "centre"
    Pendant que les sociaux-démocrates et les sociaux-chrétiens se transforment en gauchistes et en fascistes honteux, les libéraux et les conservateurs découvrent le « centre , toute nouvelle fascination idéologique de l’Internationale démocrate chrétienne (IDC), qui aujourd’hui se dit être « du centre . Le « centrisme n’est pas si nouveau. Il fut inventé la fin de la (...)
    1er avril 2005 | Lire la suite
  • Venezuela : le message de la Révolution bolivarienne
    Après 20 ans de pillage néolibéral et d’appauvrissement massif, de démocratie de marché et d’exaltation technocratique de la “pensée unique“, la huitième ratification du président Hugo Chávez dans la République bolivarienne du Venezuela force examiner parmi tant d’autres interrogations cette dernière : vers où vont et que souhaitent les peuples d’Amérique latine (...)
    28 août 2004 | Lire la suite
  • Chávez ne part pas !
    [Cet article - reportage a été écrit le 15 ao t 2004, jour du referendum devant décider du mandat du président vénézuélien Hugo Chávez. Le résultat, favorable au chef de l’Etat, n’était alors pas encore connu.] Entre le OUI et le NON, mesure que les urnes se referment, les Vénézuéliens ne cherchent plus savoir si Chávez va l’emporter dans ce référendum révocatoire. La (...)
    La Jornada | 21 août 2004 | Lire la suite
  • Guatemala 1954... Venezuela 2004 ?
    Quel fonctionnaire de Washington, et quand, a déclaré : « Le problème principal de l’Amérique latine ... est le sentiment prédominant que les ‰tats-Unis, préoccupés par d’autres régions du monde, ont perdu leur intérêt pour les affaires hémisphériques ? Etait-ce Colin Powell, l’actuel secrétaire du Département d’‰tat ? Qui d’autre (idem) a dit : (...)
    La Jornada | 2 juillet 2004 | Lire la suite
  • Temps de guerre
    € la fin du XVIIIe siècle, la France et l’Espagne luttaient contre l’Angleterre (histoire de Bourbons), l’Angleterre contre l’Amérique du Nord (histoire de colonies), la Prusse contre la Russie et l’Autriche contre la Bavière (histoire de monarques). Fatiguée, la plèbe de France a fait la révolution (histoire de classes). Peureuse, la bourgeoisie appela Napoléon (...)
    11 juin 2004 | Lire la suite
  • En marge du sommet de Guadalajara : l’arbre généalogique de l’Union européenne
    Pensant l’or et aux esclaves, Marco Polo prit au XIVe siècle la route de l’Asie. Polo servait Venise, le pays qui revendait au Moyen-Orient les esclaves chassés en Europe centrale. Le Génois Christophe Colomb, son admirateur, prit la fin du XVe siècle la route d’Occident en pensant l’or et aux esclaves. Colomb servait la Castille, la couronne qui finança Hernán Cortés, (...)
    La Jornada | 7 juin 2004 | Lire la suite
  • Panama : de Torrijos  Torrijos
    Quinze ans avant l’invasion yankee au Panama (1989), dans l’épicentre géographique d’un continent dévasté par le terrorisme d’‰tat, le général Omar Torrijos (1929-81) condensait la dignité de l’Amérique latine en proclamant l’annulation des traités de 1903, qui avaient concédé « perpétuité aux ‰tats-Unis le Canal de Panama et les territoires (...)
    La Jornada | 11 mai 2004 | Lire la suite
  • Les inconnues du Salvador
    Cinquante ans de domination oligarchique et de gouvernements répressifs (1931-79), douze de guerre civile (1980-91) et autant de capitalisme sauvage finirent par désintégrer et corrompre le tissu social du Salvador (1992-2004). La question se justifie : quel avenir reste-t-il un pays qui sa naissance en tant que république indépendante s’intégra et se développa dans la fédération (...)
    La Jornada | 29 mars 2004 | Lire la suite
  • Sandino, 70 ans après son assassinat
    Devant la Fondation Woodrow Wilson (Washington), le président Franklin D. Roosevelt déclara en 1933 : « ... si j’étais engagé dans une campagne politique, en qualité de citoyen d’une autre république d’Amérique, peut-être me sentirais-je fortement tenté de jouer avec les peurs des compatriotes de cette république, et j’accuserais les Etats-Unis d’Amérique du nord (...)
    La Jornada | 27 février 2004 | Lire la suite
  • Guatemala : d’abord Dieu (I)
    « ...je vous certifie qu’avec l’aide de Dieu je m’opposerai puissamment vous et vous ferai la guerre de toutes parts et de toutes les façons possibles, et vous soumettrai au joug et l’obéissance de l’Eglise et de ses Altesses, et prendrai vos biens, et commettrai tous les maux possibles, et vous traiterai comme des vassaux qui n’obéissent ni ne veulent recevoir leur (...)
    La Jornada | 27 janvier 2004 | Lire la suite
  • Guatemala : la croix et le fief (II)
    « Toutes mes histoires ont beau sembler sans rapport entre elles - écrit Lovecraft - elles reposent toutes sur le savoir ou la légende fondamentale selon laquelle ce monde fut habité un jour par une autre race qui, pour avoir pratiqué la magie noire, perdit sa position établie et fut expulsée, mais vit toujours l’extérieur, prête reprendre possession de cette Terre. Balivernes. (...)
    La Jornada | 27 janvier 2004 | Lire la suite
  • Guatemala : menu fondamentaliste (III)
    Le 23 mars 1982, le général Efraín Ríos Montt commit un coup d’Etat qui en 18 mois pulvérisa le réalisme magique de Gabriel García Márquez et la technique littéraire surréaliste utilisée par Miguel Angel Asturias dans Monsieur le Président, ce roman qui narre le climat d’horreur que le Guatemala vécut pendant les dictatures de Manuel Estrada Cabrera (1898-1920) et Jorge Ubico (...)
    La Jornada | 27 janvier 2004 | Lire la suite
  • Panama : honte et domination
    Le pays était de la Colombie. Son chapeau national d’Equateur,et le sang versé du Panamá. Les Panaméens ont lutté pendant tout un siècle pour faire comprendre que l’entité "souveraine et indépendante" était une pseudo-république forgée par les ‰tats-Unis le 3 novembre 1903. C’est pourquoi le 14 décembre 1999, quand le président Jimmy Carter déclara en espagnol : "il vous (...)
    La Jornada | 24 novembre 2003 | Lire la suite
  • La tragédie des enfants des rues
    Le Guatemala tue ses enfants
    Préoccupé par le nombre d’enfants qui meurt d’inanition dans le monde (approximativement 40.000 par jour), l’organisation non gouvernementale états-unienne VHEMT semble avoir trouvé la solution au problème de la faim : cesser d’avoir des enfants. C’est aussi simple. VHEMT signifie Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité : elle est née au moment de (...)
    La Jornada | 10 juillet 2003 | Lire la suite
  • Victoire de Gutiérrez aux présidentielles
    Ushay (en quechua), c’est le pouvoir
    Sans faire couler le sang, sans avant-gardes idéologiques tentées de conduire des peuples qui ignorent son existence, et sans le conseil d’intellectuels et de technocrates d’importation, la désignation de Nina Pacari et de Luis Macas dans la cabinet de Gutierrez résume des siècles de luttes et de résistances tenaces des peuples premiers d’Equateur. Avec les nominations de Nina Pacari (...)
    La Jornada | 15 janvier 2003 | Lire la suite