Raúl Zibechi

Raúl Zibechi est uruguayen. Journaliste et auteur, il est responsable de la section internationale au sein de l’hebdomadaire Brecha, édité  Montevideo. Il est l’auteur de plusieurs livres sur les mouvements sociaux, dont Genealogía de la revuelta. Argentina : una sociedad en movimiento et Dispersar el poder (Bolivie).

Voir en ligne : http://www.brecha.com.uy/

  • Colombie : militarisme et mouvement social
    « La moitié du pays est entre les mains des paramilitaires , lâche Paula la lumière d’une bougie d’un bar de La Candelaria, le vieux centre historique de Bogota, déclaré patrimoine mondial de l’Humanité. « L où ils établissent leur domination, ils imposent des règles de vie très strictes et surveillent les habitudes : la coupe de cheveux des jeunes, l’heure de fermeture (...)
    IRC Programa de las Américas | 16 avril 2005 | Lire la suite
  • Argentine : la fragile gouvernabilité
    Les gouvernements latino-américains sont assis sur une poudrière. Au-del de l’apparente stabilité, et même de l’image de force que certains transmettent, l’impression est qu’il suffirait d’un petit coup pour commencer la descente vers la déstabilisation, et glisser tout droit vers l’abîme. Le cas argentin, malgré le canje réussi de la dette externe et l’appui (...)
    La Jornada | 13 avril 2005 | Lire la suite
  • Les mouvements sociaux, laboratoires des "autres mondes possibles"
    Nous imaginons souvent, peut-être inspirés par la propre logique du système, que nous pouvons atteindre un monde différent de celui que nous supportons en cheminant vers un endroit, indéfini mais lointain, après d’épuisantes journées de marche. Je me propose de montrer comment « l’autre monde germe, lentement, dans les relations que les secteurs populaires sont en train de tisser - du (...)
    La Fogata | 26 mars 2005 | Lire la suite
  • Brésil : février noir, avril rouge
    Le Cône Sud traverse des situations contradictoires. Tandis que le gouvernement argentin continue jouir du succès du « canje (l’échange) de sa dette extérieure et se prépare pour la dure bataille avec le Fonds monétaire international (FMI) sur la question des tarifs des entreprises privatisées, le gouvernement uruguayen affronte sa première difficulté - peine trois jours après (...)
    21 mars 2005 | Lire la suite
  • L’intégration régionale après l’échec de la Zone de libre-échange des Amériques
    Tous les gouvernements latino-américains parlent d’intégration, mais les avancées concrètes pour la construire sont beaucoup plus difficiles que les simples déclarations. Après l’échec de la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques ; en espagnol : ALCA), la région se trouve confrontée au défi de rester divisée, la merci des intérêts des grandes puissances ou d’entamer le (...)
    IRC Programa de las Américas | 16 mars 2005 | Lire la suite
  • Uruguay : justice sociale ou développement
    Le nouveau gouvernement uruguayen doit bâtir un pays sur les ruines de deux projets qui ont échoué deux moments différents du XXème siècle : sur le long terme, celui de l’Etat social reposant sur le processus de substitution d’importations, et sur le court terme, celui d’un pays de services instauré par le néolibéralisme. Au siècle dernier, la société uruguayenne a été (...)
    La Fogata | 8 mars 2005 | Lire la suite
  • Les limites du néolibéralisme
    Equateur : vers une renaissance du mouvement indigène ?
    Le modèle néolibéral ne peut coexister avec des mouvements sociaux puissants et mobilisés. Un de ses principaux objectifs, comme l’ont manifesté les « Documents de Santa Fe successifs, est la neutralisation des sociétés civiles organisées, qui sont le principal facteur de délégitimation du néolibéralisme. Au cours de la dernière période, il s’est agi de détruire les mouvements (...)
    La Jornada | 18 janvier 2005 | Lire la suite
  • La gauche péruvienne face au soulèvement de Andahuaylas
    Dans les années 1990, la gauche péruvienne - qui est arrivée représenter plus de 30% de l’électorat et comptait l’un des plus importants mouvements sociaux du continent - fut littéralement effacée de la carte politique et sociale du pays. Coincée entre les feux croisés du Sentier lumineux [guérilla se réclamant du maoïsme, ndlr] - qui a assassiné des centaines de cadres et de (...)
    ALAI, Agencia Latinoamericana de Información | 2 janvier 2005 | Lire la suite
  • Des zapatistes mexicains aux piqueteros argentins
    Peut-on trouver des expériences communes entre celles des chômeurs d’une ville de 12 millions d’habitants et les indigènes tojolabales de la forêt Lacandona (Chiapas) ? Ne serions-nous pas en train de forcer les choses en disant que la lutte des chômeurs piqueteros argentins est une sorte de « zapatisme urbain ? Est-ce que ces piqueteros ont appris les communiqués du Sous-commandant Marcos (...)
    Rebeldia | 28 décembre 2004 | Lire la suite
  • Entretien avec Bernardo Mançano Fernandes
    Le Mouvement des Sans-Terre : la reconstruction de la dignité humaine
    Tandis que d’autres mouvements sociaux s’affaiblissent avec l’arrivée au pouvoir de forces progressistes ou de gauche, qui généralement leur “prennent” leurs drapeaux historiques et remettent en question leur autonomie, le cas du Mouvement des Sans Terre (MST) du Brésil est complètement l’opposé. Au cours des deux années du gouvernement Lula, il n’a cessé de se (...)
    ALAI, Agencia Latinoamericana de Información | 20 décembre 2004 | Lire la suite
  • Brésil : vers une recomposition de la gauche sociale ?
    La troisième semaine de novembre a représenté une inflexion dans la politique brésilienne qui permet de garder l’espoir quant la recomposition de la gauche sociale. Après le second tour des élections municipales, la fin du mois d’octobre, les événements ont commencé se précipiter en chaîne et une nouvelle situation a commencé émerger. « L’an prochain sera une année de (...)
    18 décembre 2004 | Lire la suite
  • Moyens de communication et mouvements sociaux
    Pour un mouvement social, avoir un média propre a une double importance : c’est le porte-parole du mouvement, c’est la façon de dire ce qu’il veut dire, de le dire comment et quand il voudra le faire. Mais c’est en outre une forme de communication interne du mouvement lui-même. Les communiqués du Sous-commandant Marcos, par exemple, ont en ce sens un double objectif : les zapatistes (...)
    La Fogata | 18 décembre 2004 | Lire la suite
  • La force dans la faiblesse : succès du mouvement syndical uruguayen
    Le 31 octobre 2004, l’Uruguay a vécu une journée historique. Pour la première fois de son histoire, le petit pays sud-américain a basculé gauche. Le candidat de la coalition de centre gauche Frente Amplio - Encuentro Progresista - Nueva Mayoria, Tabaré Vazquez, a attiré 50,7 % des suffrages exprimés et a donc été élu au premier tour la présidence de la République. Le même jour, plus de (...)
    Observatorio Social de América Latina (OSAL) | 21 novembre 2004 | Lire la suite
  • Virage conservateur dans le Cône Sud
    La solide victoire de la gauche uruguayenne lors des élections du 31 octobre dernier n’arrive pas contrecarrer le virage de type conservateur qui se produit dans la région. La situation que devra affronter Tabaré Vazquez quand il prendra ses fonctions de président, le premier mars 2005, sera très différente des vents rénovateurs qui ont soufflé sur le Cône Sud au cours des premiers mois de 2003 (...)
    La Jornada | 13 novembre 2004 | Lire la suite
  • Election présidentielle le 31octobre 2004
    La gauche uruguayenne : de l’hégémonie culturelle  l’hégémonie politique
    Le Frente Amplio est un cas unique en Amérique latine, en raison de la profonde implantation que la gauche uruguayenne a développée dans la société uruguayenne. L’hégémonie politique, qui est sur le point de se concrétiser ce 31 octobre l’occasion de l’élection présidentielle, a été précédée d’une hégémonie culturelle construite au cours des trois dernières décennies. (...)
    ALAI, Agencia Latinoamericana de Información | 30 octobre 2004 | Lire la suite
  • Brésil : de la politique au marketing
    Le lieu de naissance marque une vie. Bien que par la suite, la vie s’autonomise de ce lieu, on le porte en soi ou, au contraire, on perd souvent son chemin. Le Parti des Travailleurs (PT) du président Luiz Inacio Lula da Silva est né dans la région industrielle de São Paolo connue sous le nom d’ABC, enclave de l’industrie automotrice. São Bernardo est le berceau du syndicalisme de classe (...)
    24 octobre 2004 | Lire la suite
  • Les mouvements sociaux ou le foyer des « gens communs  »
    Selon les théories politiques encore hégémoniques, on réserve aux mouvements sociaux un rôle d’auxiliaires - de « courroies de transmission dans la glaçante version stalinienne - par rapport aux partis et aux Etats qui sont les véritables acteurs du changement. En effet, on assigne aux mouvements sociaux le rôle d’organiser la population pour qu’elle se mobilise en faveur de ses (...)
    14 octobre 2004 | Lire la suite
  • Brésil : le gouvernement Lula navigue entre deux eaux
    Si la croissance économique était la meilleure façon d’évaluer la justesse des choix d’un gouvernement, alors ceux de Luiz Inacio Lula Da Silva devrait être qualifiés comme une réussite. En effet, en 2004, le produit intérieur brut connaîtra une croissance de 4% contrastant ainsi fortement avec le quasi-sur place de l’année dernière - première année de la législature du Parti des (...)
    4 octobre 2004 | Lire la suite
  • Uruguay : une gauche pour la stabilité
    Schématiquement, les gouvernements actuels « progressistes du continent sont le fruit de deux situations différentes voire contradictoires : il y a ceux qui assument le pouvoir étatique comme une conséquence de profondes crises politiques, économiques et sociales et ceux qui le font dans un contexte de stabilité institutionnelle après une accumulation politico-électorale prolongée sur base (...)
    ALAI, Agencia Latinoamericana de Información | 1er octobre 2004 | Lire la suite
  • Intégration  pas de tortue
    Les obstacles au Mercosur
    Le rêve bolivarien devenu réalité ? L’intégration latino-américaine avance pas de tortue, si elle avance vraiment. € la pression étasunienne s’ajoutent de vieux comptes en suspens entre les pays de la région, des problèmes dérivés des politiques néo-libérales et, par-dessus tout, le poids des grandes entreprises - nationales ou multinationales - qui poussent les gouvernements  (...)
    La Jornada | 7 septembre 2004 | Lire la suite

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