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Victoire de la gauche en Equateur : quelles perspectives ?
par Cécile Lamarque
25 juin 2007

En 1990, le mouvement indig√®ne √©quatorien est le premier √ se r√©volter avec force contre les politiques n√©olib√©rales, ouvrant la voie √ une d√©cennie de luttes sociales et politiques. Gr√®ves g√©n√©rales, crises gouvernementales et crises r√©volutionnaires se sont succ√©d√©, provoquant la chute de trois chefs d’Etat et refl√©tant la large prise de conscience des m√©faits du capitalisme, avec des mots d’ordre r√©currents : contre l’ing√©rence des Institutions Financi√®res Internationales (IFI), contre l’imp√©rialisme am√©ricain, contre le trait√© de libre-√©change... Apr√®s dix ans d’instabilit√© politique et sociale croissante, le discours de rupture avec l’id√©ologie dominante de Rafael Correa est accueilli favorablement par une majorit√© de la population. Lors de son discours d’investiture, Correa promet de mener l’Equateur vers le ¬« socialisme du 21e si√®cle ¬ ». Il proclame d’embl√©e ¬« non pas une √©poque de changement mais un changement d’√©poque ¬ » et ¬« la fin de la nuit n√©o-lib√©rale ¬ » ! Il assure que le premier axe de sa ¬« r√©volution citoyenne ¬ » est ¬« la r√©volution constitutionnelle ¬ » √ travers l’installation d’une Assembl√©e constituante, v√©ritable mot d’ordre de sa campagne pr√©sidentielle. Au del√ de la rh√©torique et des slogans, d√®s son entr√©e en fonction, Correa annonce l’organisation d’une consultation populaire sur la convocation de l’Assembl√©e Constituante, pr√©alable √ tout projet de transformation sociale.

Triomphe pour l’Assembl√©e constituante : vers une refonte socialiste ?

Le 15 avril 2007, les Equatoriens ont largement approuv√©, par r√©f√©rendum, la cr√©ation d’une Assembl√©e constituante aux pleins pouvoirs, dont les 130 membres devront √™tre √©lus dans les 150 jours suivant le scrutin et seront charg√©s de r√©diger une nouvelle Constitution, qui sera √ son tour soumise √ r√©f√©rendum en 2008. Le triomphe du ¬« oui ¬ » √ 82 % ne laisse aucun doute quant au choix des Equatoriens : ils ont clairement d√©montr√© qu’ils souhaitent qu’une Assembl√©e constituante porte leurs revendications et r√©affirment par l√ leur soutien au projet de changement radical de Correa, dans un pays o√Ļ les richesses cr√©√©es par l’√©conomie nationale, au lieu de servir aux populations, sont destin√©es au remboursement de la dette publique qui repr√©sente 38% du budget de l’Etat.

Criminalité financière et économique face au développement humain

Alors que les richesses naturelles de l’Equateur en font l’un des pays les plus riches d’Am√©rique latine, les ressources du pays, principalement le p√©trole et la production de bananes, ont √©t√© syst√©matiquement spoli√©es par les grandes multinationales, les cr√©anciers et les grands propri√©taires. L’endettement massif et frauduleux a √©t√© le principal m√©canisme de pillage des ressources. L’h√©morragie a commenc√© sous la dictature, √ partir de l’essor p√©trolier des ann√©es 70, qui marque le d√©but du processus d’endettement du pays, et a √©t√© largement poursuivie pendant pr√®s de vingt ans par les diff√©rents gouvernements qui se sont succ√©d√©s depuis. Ils ont tous appliqu√© les mesures d’aust√©rit√© budg√©taire dict√©es par le Fonds Mon√©taire International (FMI) et la Banque mondiale, desquelles d√©pend l’obtention de nouveaux pr√™ts pour rembourser les anciens, entretenant ainsi le cercle vicieux de la dette.

L’application de politiques n√©olib√©rales, qui s’est traduit, entre autres, par la r√©duction criminelle des d√©penses sociales, la privatisation de secteurs strat√©giques (hydrocarbures, √©lectricit√©, t√©l√©communications), la suppression des subventions aux produits de bases, etc., a eu des cons√©quences sociales et √©conomiques d√©sastreuses : 80 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, la ¬« flexibilisation ¬ » du march√© du travail a accru la vuln√©rabilit√© de travailleurs ; l’ouverture unilat√©rale des march√©s et la dollarisation ont entra√ģn√© la faillite de milliers de petites et moyennes entreprises industrielles et agricoles, incapables de rivaliser avec l’invasion de produits import√©s moins chers, provoquant de tels niveaux de ch√īmage que des millions d’Equatoriens sont contraints d’√©migrer en Europe et aux Etats-Unis, etc.

Dans ce contexte, le gouvernement de Correa ne semble pas dispos√© √ exproprier les capitalistes mais entend cependant mettre en place un ensemble de mesures de caract√®re redistributif, qui remet suffisamment en cause les int√©r√™ts de la classe dominante locale corrompue et des capitalistes internationaux pour d√©clencher d’in√©vitables confrontations.

Boycott de l’oligarchie contre l’assembl√©e Constituante

La convocation d’une Assembl√©e Constituante, dont l’objectif est de transformer le syst√®me juridique et politique du pays contr√īl√© par l’oligarchie, de rompre avec une structure politique mafieuse pour r√©tablir un rapport de force favorable qui repr√©sente v√©ritablement les citoyens, entra√ģna d’embl√©e la r√©sistance obstin√©e de la majorit√© des parlementaires attach√©s √ l’ancien r√©gime, dirig√© par l’opposition de droite, et de l’√©lite politique et √©conomique du pays, soucieuse de d√©fendre ses privil√®ges. Aucune classe dominante n’a jamais c√©d√© volontairement son pouvoir de domination ! S’engagent alors plusieurs semaines d’instabilit√© politique, entre manoeuvres de l’opposition pour d√©stabiliser le nouveau gouvernement et mobilisations populaires massives contre cette majorit√© parlementaire et pour l’Assembl√©e constituante, sous le mot d’ordre unificateur ¬« Urgente, urgente, Asamblea Constituyente ¬ ». Ces ¬« tensions ¬ » se sont finalement sold√©es par la destitution de 57 des 100 d√©put√©s de la coalition de droite, pour avoir tent√© d’entraver le processus d’appel √ la consultation populaire, en paralysant pendant plusieurs semaines les activit√©s du Congr√®s et du Tribunal Supr√™me Electoral (TSE), et en votant une r√©solution qui pr√©tendait d√©mettre de ses fonctions Jorge Acosta, pr√©sident du TSE, qui en son nom convoqua le r√©f√©rendum.

Les travaux parlementaires ont repris le 2 mai 2007 et le gouvernement semble cette fois disposer d’une majorit√© parlementaire. La nette victoire du ¬« oui ¬ » et la formation d’une nouvelle majorit√© parlementaire favorable au gouvernement marque le d√©but d’un processus de rupture avec le mod√®le n√©olib√©ral, qui ouvre la voie vers le ¬« socialisme du XXIe si√®cle ¬ » que Rafael Correa revendique, √ l’instar de son alli√© Hugo Chavez.

La ¬« R√©volution √©quatorienne ¬ » ? Rompre le cercle vicieux de la dette !

Correa plaide pour une r√©volution citoyenne, consistant en ¬« une transformation radicale, profonde et rapide ¬ » du syst√®me politique, √©conomique et social. Entre autres mesures, il a l’intention de freiner le capital sp√©culatif, d’imposer des mesures protectionnistes en interdisant les monopoles notamment dans le secteur bancaire, de redistribuer les ¬« terres non productives ou mal cultiv√©es ¬ », d’augmenter les investissements publics, de donner la priorit√© au march√© int√©rieur, etc. Parmi les grandes orientations du nouveau gouvernement figure un axe majeur : la restructuration de la dette publique tant ext√©rieure qu’int√©rieure, une √©tape indispensable pour entamer un processus de transformation vers un autre mod√®le de d√©veloppement socialement juste.

Vers une gestion souveraine de la dette

Le gouvernement de Rafael Correa ren√©gociera le paiement de la dette ext√©rieure et poursuivra le processus d’audit rbitrade la dette mis en place par le pr√©sident sortant Palacio, avec la cr√©ation de la ¬« Commission Sp√©ciale d’Enqu√™te de la Dette Ext√©rieure Equatorienne ¬ » (CEIDEX). Correa propose √©galement la cr√©ation d’un Tribunal international d’arbitrage de la dette qui r√©viserait les dettes externes des nations et d√©terminerait leur l√©galit√©, en vue de leur ren√©gociation conjointe. Ce positionnement co√Įncide avec la revendication g√©n√©ralis√©e des campagnes dette de recourir √ des audits pour d√©terminer le degr√© de responsabilit√© des pouvoirs publics et des cr√©anciers, tant priv√©s que publics, dans le processus d’endettement externe et pour mener √ l’annulation des dettes que l’analyse aura r√©v√©l√© √™tre ill√©gitimes, douteuses ou odieuses.

A ce jour, la strat√©gie de n√©gociation de la dette n’est pas clairement d√©finie mais la position de Correa et de son ministre de l’√©conomie Ricardo Pati√Īo est claire : la dette ext√©rieure sera pay√©e dans la mesure o√Ļ elle n’affecte pas les priorit√©s du d√©veloppement national, cette position n’excluant pas un moratoire, si la situation √©conomique l’exige. Les travaux men√©s par la CEIDEX, qui couvrent la p√©riode 1976-2006 et qui ont permis de d√©celer des irr√©gularit√©s quant aux ren√©gociations de dettes, √ l’obtention de nouveau pr√™ts et √ l’usage final des fonds, seront approfondis afin d’√©tablir les responsabilit√©s l√©gales dans le processus d’endettement. Sur la base des r√©sultats de l’audit, l’Equateur ne paiera pas les dettes qui n’ont pas b√©n√©fici√© aux populations ou qui ont √©t√© contract√©es de fa√ßon frauduleuse et qui sont de fait ill√©gitimes.

Dette sociale vs Dette externe

La dette ext√©rieure de l’Equateur s’√©l√®ve √ 16,8 milliards de dollars ; la part publique atteint 10,483 milliards de dollars en f√©vrier 2007, d’apr√®s les chiffres de la Banque centrale. Afin de d√©dier les ressources du pays aux d√©penses sociales et productives, le gouvernement de Correa pr√©voit une r√©duction significative de la part du budget d√©di√© au paiement de la dette externe, qui passera de 38% en 2006 √ 11,8 % en 2010. Au cours de cette m√™me p√©riode, l’investissement humain passera de 22 √ 38, 4% et l’investissement productif de 6,4% √ 11%.

Mieux, l’Equateur a sold√© sa dette ext√©rieure de 11,4 millions de dollars envers le FMI, il n’est maintenant plus question pour Correa de faire appel √ cette institution pour obtenir des pr√™ts. Dans la foul√©e, il a expuls√© le repr√©sentant de la Banque mondiale. En 2005, alors que Correa √©tait ministre de l’Economie sous le gouvernement de Palacio, la BM a bloqu√© un pr√™t promis de 100 millions de dollars en repr√©sailles aux r√©formes du Fonds de Stabilisation, d’Investissement et de R√©duction de l’Endettement Public (FEIREP), qui pr√©voyaient d’utiliser l’argent du p√©trole pour privil√©gier la politique sociale plut√īt que le remboursement de la dette. ¬« Nous ne voulons plus jamais entendre parler de bureaucratie internationale ¬ », a annonc√© Correa, mettant fin √ plus de deux d√©cennies de soumission aux recettes perverses du FMI et de la BM.

Si les annonces de Correa et les r√©formes √©conomiques et sociales √©nonc√©es dans le Plan 2007-2010 de son gouvernement sont effectivement mises en oeuvre, si Correa met effectivement un terme √ l’ing√©rence des IFI qu’il consid√®re, √ juste titre, responsables de la situation socio-√©conomique d√©sastreuse du pays, et s’il r√©duit l’influence am√©ricaine sur son pays, on peut attendre de son mandat qu’il permette une meilleure r√©partition des richesses et une am√©lioration des conditions de vie des populations, dans ce pays aux in√©galit√©s criantes. Par ailleurs, les positions d√©fendues par le gouvernement de gauche porte un coup s√©v√®re √ l’oligarchie √©quatorienne.

Contre l’imp√©rialisme, pour la souverainet√© nationale et r√©gionale

Correa remet en cause la toute-puissance de l’imp√©rialisme am√©ricain et exprime un engagement profond en faveur de l’int√©gration latino-am√©ricaine, position clairement d√©finie dans son Plan de gouvernement et nettement affich√©e lors de ces trois premiers mois √ la pr√©sidence.

Non au Trait√© de libre-√©change et √ la base militaire am√©ricaine

En mati√®re de politique ext√©rieure, Correa a pris des engagements fondamentaux, parmi lesquels le refus de l’int√©gration √ la Zone de Libre-√‰change des Am√©riques (ZLEA), s’opposant √ la signature de tout trait√© de libre-√©change avec les Etats-Unis, au profit de l’int√©gration r√©gionale. Il a √©galement annonc√© qu’il ne renouvellera pas l’accord de 1999, qui expire en 2009, permettant √ Washington de disposer d’une base militaire sur le sol √©quatorien, √ Manta, pour mener de sa lutte contre la drogue dans le Pacifique, mais √©galement utilis√©e contre les Forces Arm√©es R√©volutionnaires de Colombie (FARC), la gu√©rilla marxiste colombienne. Le nouveau gouvernement refuse toute implication de l’Equateur dans le conflit colombien en fonction des int√©r√™ts des Etats-Unis. Au Plan Colombie, il oppose son ¬« Plan Equateur ¬ », pr√©sent√© comme une ¬« r√©ponse de paix, d’√©quit√© et de d√©veloppement face au Plan Colombie, militariste et violent ¬ ».

¬« Crise diplomatique ¬ » entre Quito et Bogota

En d√©cembre 2006, la reprise des projections a√©riennes de glyphosate par le gouvernement colombien pour √©radiquer les plantations de coca √ la fronti√®re avec l’Equateur, interdites un an auparavant √ moins de 10 kilom√®tres de la fronti√®re entre les deux pays (les cons√©quences environnementales et sanitaires de cet herbicide sont vivement d√©nonc√©es en Equateur), √ laquelle s’ajoute l’intrusion de militaires colombiens en Equateur, provoque un incident diplomatique entre Correa et Uribe. Le 10 janvier, les deux chefs d’Etat passent un accord, la Colombie s’engageant √ informer Quito avant toute nouvelle pulv√©risation √ la fronti√®re. Cependant le gouvernement colombien poursuit les fumigations sans en informer les autorit√©s √©quatoriennes. La discorde est telle que le gouvernement √©quatorien envisage de traduire la Colombie devant le Tribunal de La Haye. Le gouvernement Bush, par le biais de Alvaro Uribe, semble d√©cid√© √ d√©stabiliser le nouveau gouvernement qui remet en cause les int√©r√™ts g√©ostrat√©giques nord-am√©ricains dans la r√©gion.

Vers une gestion souveraine des ressources naturelles ?

Les hydrocarbures sont √©galement un des axes principaux de la lutte contre l’imp√©rialisme et l’oligarchie locale. L’√‰tat finance environ 35% de son budget gr√Ęce aux revenus du p√©trole, principal produit d’exportation. Durant l’administration de Palacio, la r√©forme de la Loi des Hydrocarbures a permis √ l’Etat de percevoir davantage d’imp√īts des multinationales p√©troli√®res. Correa et son ministre de l’Energie, Alberto Acosta, pr√©voient de renforcer le contr√īle d’Etat sur l’industrie p√©troli√®re. Ils se sont engag√©s √ renforcer la soci√©t√© d’Etat Petroecuador, √ ren√©gocier les contrats avec les soci√©t√©s √©trang√®res afin d’augmenter les revenus de l’Etat et √ r√©int√©grer l’Equateur dans l’OPEP, abandonn√©e en 1992. Les ressources p√©troli√®res du pays, jusqu’alors destin√©es au paiement de la dette, seront mises au service du d√©veloppement. Le gouvernement a √©galement sign√© plusieurs accords de coop√©ration strat√©giques pour le secteur de l’√©nergie avec le pr√©sident v√©n√©zu√©lien Hugo Ch√°vez et le br√©silien Lula.

La Banque du Sud : pr√©misse d’une nouvelle architecture financi√®re, √©conomique et politique r√©gionale ?

L’id√©e d’une Banque du Sud, lanc√©e par Venezuela et l’Argentine, fait son chemin, au moment o√Ļ plusieurs pays de la r√©gion ont r√©gl√© leurs dettes et coup√© tout lien avec le FMI. Elle devrait voir le jour avant la fin de 2007. Cette Banque du Sud vise √ soutenir la r√©appropriation des ressources naturelles par les peuples du Sud et appuiera le financement de projets dans la sant√©, l’√©ducation, l’infrastructure, l’industrie, etc.
Au del√ de la possibilit√© de mettre fin √ la d√©pendance financi√®re avec les organismes de pr√™ts internationaux, le FMI et la BM entre autres, Correa voit en cette initiative l’opportunit√© de se doter d’une monnaie commune et de convertir la Banque du Sud, par la suite, en une v√©ritable banque de d√©veloppement. Partisan enthousiaste de l’int√©gration r√©gionale, il plaide pour une int√©gration non seulement commerciale, mais aussi mon√©taire, financi√®re et politique, et pour la fusion du Mercosur et de la Communaut√© Andine des Nations (CAN) avec l’Union des Nations Sud-am√©ricaines (Unasur). D’autres projets communs sont √©galement envisag√©s : l’incorporation de l’Equateur √ la cha√ģne de t√©l√©vision Telesur., la cr√©ation d’une Radio du Sud, le Gazoduc du Sud, l’Universit√© du Sud... De tels projets contribueront √ r√©soudre les difficult√©s √©conomiques, commerciales et sociales, ind√©pendamment de la logique √©conomique et financi√®re internationale.

√‰poque de changements ou changement d’√©poque ?

Face au bloc politique et id√©ologique qui d√©fend le syst√®me capitaliste n√©olib√©ral et imp√©rialiste, les luttes sociales s’intensifient en Am√©rique latine et un contre-pouvoir s’impose, √ travers des gouvernements de gauche, de diverses tendances, qui sont d√©sormais la grande majorit√©, et s’organise, √ travers la construction d’alliances r√©gionales, capables de r√©sister aux diktats de Washington et √ la supr√©matie des transnationales. L’√‰quateur a fait le choix d’une gauche r√©solument alternative, qui s’inscrit pleinement dans ce mouvement g√©n√©ral de contestation √ l’ordre mondial n√©olib√©ral. Le processus de transformation profonde vers ce ¬« socialisme du 21e si√®cle ¬ » dont se r√©clame Rafael Correa n’est encore qu’√ l’√©tat d’esquisse, il est difficile d’en pr√©voir l’issue, entre r√©forme ou r√©volution. Quoi qu’il en soit, le long chemin avant de r√©ussir cette ¬« r√©volution citoyenne ¬ » d√©pendra du soutien populaire dont b√©n√©ficiera Rafael Correa.


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Source : Comit√© pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM - http://www.cadtm.org), mai 2007.

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